Il est devenu le quatrième joueur de l’histoire des Ducks à marquer plus d’un but en une édition des séries éliminatoires à 20 ans ou moins après Stanislav Chistov (quatre en 2003), Emerson Etem (trois en 2013) et Ryan Getzlaf (deux en 2006).
« Les gars sont habituellement un peu timides et sont gênés de réaliser certains jeux, mais c’est tout le contraire pour lui », a souligné l’attaquant Alex Killorn, un vétéran de 36 ans qui dispute une 14e saison dans la LNH. « Il faut parfois le retenir un peu, mais il est super.
« Quand les gars n’ont pas confiance en eux, c’est difficile de créer cette confiance. Mais quand un joueur est né avec cette confiance, lorsqu’il fait un mauvais jeu, il ne s’en fait pas trop. Il va apprendre de ça, mais il n’a pas peur de commettre ces erreurs, et c’est très important. »
Anaheim a sélectionné Sennecke avec le troisième choix au total du repêchage 2024. Il est retourné dans la Ligue de hockey de l'Ontario la saison dernière, alors qu'il a récolté 86 points (36 buts, 50 passes) en 56 parties avec les Generals d'Oshawa.
Il avait seulement 19 ans au début de la saison. Il a eu 20 ans le 28 janvier seulement. Il se doutait que les Ducks allaient lui donner sa chance et il souhaitait leur donner de bonnes raisons de le garder. Son objectif était de demeurer dans la LNH toute la saison.
Il a marqué son premier but après 4:11 de jeu à ses débuts dans la LNH, le 9 octobre. Il a confié avoir commencé à se sentir plus à l’aise pour transporter la rondelle et affronter des joueurs à 1-contre-1 après environ 10 rencontres.
Il est parfois devenu un peu trop à l’aise.
« Il a connu des matchs extraordinaires cette année », a affirmé l’entraîneur Joel Quenneville. « Il y a eu des moments exceptionnels où je me disais : "Tu ne peux pas faire ça dans cette ligue. Tu ne peux pas essayer ça à ce moment-ci du match. Tu ne peux pas faire ça contre ce genre de défenseur ou faire ce jeu qui menotte tout le monde." »
Les Ducks ont tenté de trouver le juste équilibre en le laissant exprimer son talent, tout en le rappelant à l’ordre lorsque nécessaire.
« Quand nous montrons des vidéos aux joueurs, que ce soit des jeux individuels ou collectifs, parfois, il figure dans les vidéos, a ajouté Quenneville. Il comprend et il absorbe les notions, et il ne se sent pas mal. Il sait que ça fait partie de la courbe d’apprentissage. Nous tentons d’être positifs avec lui et tous nos joueurs, mais nous lui parlons probablement plus qu'à la plupart des joueurs. »
Quenneville a souri et pris une pause.
« Ou à tous les autres joueurs », a-t-il lancé en riant.
Quenneville l’a qualifié d’ouvert aux conseils de ses entraîneurs.
« On aime l’aider, et je pense qu’il comprend quand le ton est un peu plus direct, mais il est un bon jeune, a-t-il poursuivi. Il comprend comment il peut s’améliorer. Il accepte de faire tout ce qui est nécessaire. »
Sennecke a aidé les Ducks à participer aux séries pour la première fois depuis 2018 et à remporter une première série depuis 2017, quand ils ont défait les Oilers d’Edmonton en six matchs au premier tour. Il a marqué dans le match no 3 de la série.
« Il a été extraordinaire, a dit Killorn. Il n’a peut-être pas produit autant qu’il le souhaitait, mais il a eu un immense impact sur l’équipe avec les chances qu’il a créées et ce qu’il apporte à l’équipe. »
Sennecke découvre encore les rouages des séries.
Il s’attendait à ce que le rythme soit plus rapide, mais il ne savait pas véritablement à quoi s’attendre avant de le vivre pour la première fois. Quenneville est d’avis que Sennecke doit devenir plus fort dans les batailles pour la rondelle, comme la plupart des jeunes joueurs qui gagnent encore en maturité physique. Malgré son but dans le match no 2 contre Vegas, il a joué seulement 11:03, son plus bas total en séries jusqu’ici.
Ce n’est que le début pour lui.
« Il n’a pas peur de la robustesse et il est bon pour protéger la rondelle, a mentionné Killorn. Il est encore tellement jeune, donc il ne va que s’améliorer. En vieillissant, il sera plus difficile à affronter. »