Wedgewood for Game 1 sider April 19 26

DENVER – Scott Wedgewood a attendu quelques minutes avant de répondre à ses premières questions au cours de sa conférence de presse d’après-match. C’était de circonstance, puisque le gardien auxiliaire de longue date avait attendu 10 saisons dans la LNH avant d’obtenir son premier départ en séries éliminatoires.

« Ce fut également une longue carrière pour en arriver à ce point. J’étais fier d’obtenir ce départ, j’étais un peu anxieux avant que ça commence, mais avec un début de match à 13 h, je n’ai pas trop eu le temps d’y penser. Je me suis réveillé, je me suis préparé et je suis parti », a raconté le gardien de 33 ans après avoir repoussé 24 des 25 tirs devant le filet de l’Avalanche du Colorado dans leur gain de 2-1 sur les Kings de Los Angeles dans le match no 1 de leur série de première ronde au Ball Arena dimanche.

« Après avoir reçu quelques tirs, je me suis calmé, et la foule est entrée dans le match. Au cours de la première pause publicitaire, je parlais avec (Mackenzie Blackwood). Je sentais que mon rythme cardiaque était un peu élevé, mais lorsque l’action a repris, je sentais qu’il s’agissait d’un match de hockey normal. »

Le match no 2 sera disputé au Colorado mardi (22 h HE; ESPN, SN360, TVAS, FDSNSC, ALT).

Wedgewood (33 ans, 248 jours) est devenu le troisième gardien le plus âgé de l’histoire de la LNH à signer une victoire à son premier départ en carrière en séries, derrière Curtis McElhinney dans le match no 3 de la deuxième ronde en 2019 (35 ans, 343 jours) et Les Binkley dans le match no 1 de la série quart de finale en 1970 (35 ans, 306 jours).

Si le rythme cardiaque de Wedgewood était élevé, il ne l’a pas laissé paraître. Alors que les Kings bourdonnaient et que l’Avalanche était brouillonne défensivement, Wedgewood s’est dressé et a réalisé les arrêts nécessaires. Et lorsqu’il ne recevait pas de tirs pendant une longue période, il s’en accommodait aussi.

« En saison régulière, il peut arriver de tomber dans un creux pendant un match. En séries cependant, avec l’énergie de la foule et du match, ainsi qu’avec l’enjeu, notre esprit est toujours stimulé, a-t-il noté. Je me fie à mes lectures. Chaque fois qu’ils procèdent à un changement, je regarde qui saute sur la glace, sur une mise en jeu, je regarde combien de droitiers et de gauchers sont là, quand ils sortent de leur zone, je regarde qui se trouve où. Je fais toujours ça, et ça empêche mon esprit de vagabonder. »

Le calme et la concentration de Wedgewood ont été mis en évidence avec l’Avalanche tout au long de la saison régulière, alors qu’il a compilé une fiche de 31-6-6 avec une moyenne de buts alloués de 2,02, un pourcentage d’arrêts de ,921 et quatre blanchissages en 45 matchs (43 départs).

« Il continue à bâtir sa confiance chaque soir, c’est incroyable. Nous avons une pleine confiance en lui, et il est toujours super calme, a mentionné l’attaquant de l’Avalanche Logan O’Connor. Même s’il est victime d’un mauvais bond, il demeure dans son match. Il va réaliser de gros arrêts, mais il va les oublier. Il regarde toujours vers l’avant, et il pense au prochain jeu. Il est tout le temps super positif, peu importe quelles sont les circonstances.

« Nous savons que si nous cafouillons un peu, ce qui va se produire, il va être là pour nous sauver. Il a connu une éclosion tardive, nous avons vu son jeu évoluer, et il a connu la meilleure saison de sa carrière au meilleur moment pour notre équipe. Ce fut spécial de le voir aller. »

Wedgewood, qui partageait le podium avec O’Connor, a lancé un « Merci mec » après cette réponse pleine de louanges.

Ça résume bien qui est Wedgewood. Il profite pleinement de chaque moment.

Contrairement à son adversaire devant le filet, le gardien de Los Angeles Anton Forsberg, qui disputait un premier match en carrière en séries éliminatoires dimanche, Wedgewood possédait un brin d’expérience dans le tournoi printanier. Il avait pris part à quatre parties en séries, dont trois avec les Stars de Dallas en 2022-23 et une avec l’Avalanche la saison dernière (18:30 en relève à Blackwood dans un revers du Colorado 6-2 contre les Stars dans le match no 5 de la première ronde).

Wedgewood a assuré qu’il avait été plus facile pour lui de se préparer à son premier départ que de venir en relève, « parce qu’il n’y avait plus rien à faire ».

« Les quelques fois où j’ai été envoyé dans la mêlée, le match était déjà hors d’atteinte. Je devais aller sur la glace et tenter de résister le mieux possible. On sent que ça va se produire, il y a trois, puis quatre buts marqués contre nous, et on sait qu’avec un de plus. Il y a une chance qu’on m’envoie, alors j’attendais anxieusement le signal de l’entraîneur », a-t-il relaté.

« Pour ce match, je me suis préparé comme pour un jour de match, et j’avais toute la matinée pour faire ce que je voulais, donc faire mon échauffement en entier, et tout est resté relativement pareil. En étant là dès la première mise en jeu, j’étais avec les gars dès le départ. Je me suis fié à la confiance que je m’étais bâtie, et j’ai tout donné, peu importe comment les choses allaient se passer. Ça semble fonctionner pour le moment avec le plan que j’adopte les jours de match. »

Wedgewood a longtemps attendu avant de se retrouver sous les projecteurs en séries. Il a été à la hauteur, exactement comme l’Avalanche l’avait prévu.

« Il a été fantastique toute l’année, a noté l’attaquant de l’Avalanche Artturi Lehkonen. Nos deux gardiens l’ont été. Peu importe qui sera devant le filet pour nous, nous savons que nous pouvons leur faire confiance quand ça compte, et "Wedgie" a été incroyable pour nous aujourd’hui, c’est certain. »

Contenu associé