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Tkachuk reçoit le soutien de sa famille à l'approche du repêchage

Brady espère suivre les traces de son père Keith et de son frère Matthew dans la Ligue

par Mike G. Morreale @mikemorrealeNHL / Journaliste NHL.com

Brady Tkachuk n'est pas près d'oublier les journées passées à jouer au hockey sur patins à roulettes avec son frère et sa sœur dans l'entrée de leur maison de St. Louis.

Les matchs opposaient généralement Brady et sa jeune sœur Taryn à son frère plus âgé, Matthew. Ils étaient intenses, compétitifs et même destructeurs.

Demandez à leur mère, Chantal, qui était habituellement celle qui appelait le réparateur pour venir remplacer les fenêtres du salon.

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« Une fois, ils avaient brisé la vitre et avaient refait le coup dans l'après-midi suivant la réparation, a-t-elle raconté. C'était probablement la quatrième ou la cinquième fois que ça survenait, et c'est là où j'ai dû intervenir. Je leur ai dit qu'il n'y aurait plus de hockey jusqu'à ce que quelque chose soit fait. »

Elle a demandé à son mari, l'attaquant membre du Temple de la renommée du hockey américain Keith Tkachuk, qu'il s'attaque à résoudre le problème.

« Nous avions une grande entrée qui donnait sur le salon où j'avais l'habitude de regarder la télévision, a relaté Keith. Un jour, je suis en train de regarder la télévision et une rondelle frappe la vitre et brise tout. J'ai fini par demander au personnel qui s'occupait de la patinoire des Blues [de St. Louis] au [Scottrade Center] de venir installer du plexiglas à la place des vitres dans le salon. »

Depuis, aucun autre incident n'a été rapporté.

« Les deux choses qui fâchaient le plus ma mère quand nous jouions au hockey en patins à roulettes, c'est quand nous brisions des vitres ou que nous patinions à l'intérieur, car on laissait des marques sur le plancher, a dit Brady. Il fallait se mettre à genou pour nettoyer ça à la main après. »

Oui, les Tkachuk adorent le hockey et prendront vraisemblablement toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que ce sport fasse partie intégrante de leurs vies. Et un troisième Tkachuk devrait bientôt faire carrière dans le hockey.

Keith, 46 ans, le 19e choix au total au Repêchage 1990 de la LNH par les Jets de Winnipeg, a joué 18 saisons dans la LNH avant de prendre sa retraite en 2010.

Matthew, 20 ans, sélectionné sixième au total au Repêchage 2016 par les Flames de Calgary, cumule 97 points (37 buts, 60 assistances) et 166 minutes de pénalité en 144 parties dans la LNH en deux saisons.

Taryn, 15 ans, a été nommée joueuse de l'année du Missouri au hockey sur gazon après avoir marqué 31 buts à son année recrue avec l'école secondaire Villa Duchesne de St. Louis, les champions d'état, au mois d'octobre.

Brady, 18 ans, de l'université de Boston, est le prochain sur la charte de profondeur des Tkachuk. On s'attend à ce qu'il fasse partie du top-5 parmi les joueurs repêchés au Repêchage 2018, qui aura lieu au American Airlines Center de Dallas les 22 et 23 juin. Il est classé au deuxième rang sur la liste finale des patineurs nord-américains admissibles au repêchage du Bureau central de dépistage de la LNH.

Mais Brady a un avantage que les autres espoirs n'ont pas, un avantage dont son père et son frère n'ont pu profiter : le fait d'avoir deux mentors de la LNH dans sa famille à ses côtés dans chacune des étapes de sa carrière pour l'aider à façonner son jeu.

Tod Button, le directeur du recrutement amateur des Flames lors des 18 dernières années, a affirmé que même s'il ne voit pas de différences entre Brady (6 pieds 3 pouces, 196 livres), son père et son frère sur la glace, il y a quelque chose qui le sépare de la plupart des autres joueurs admissibles au Repêchage 2018.

« Il est unique dans ce repêchage en raison de la manière dont le hockey se joue désormais, a expliqué Button. Brady est un élément rare dans le hockey d'aujourd'hui, car tu ne vois plus autant de bons attaquants de puissance. Il peut jouer un style de jeu physique et contribuer offensivement. Ces joueurs ont encore beaucoup de valeur aujourd'hui. »

Et Brady est devenu ce genre de joueur en s'inspirant de son père et de son frère.

Les conseils de son père

Brady analyse le plus de vidéos possible de Keith.

Le paternel a disputé une saison à l'université de Boston avant d'être repêché. Il a joué pour les Jets, les Coyotes de Phoenix, les Blues et les Thrashers d'Atlanta. Parmi les joueurs nés aux États-Unis, il se classe troisième au chapitre des buts (538) et cinquième pour les points (1065). Il a joué neuf saisons avec les Blues (2000 à 2010) avant de prendre sa retraite.

« Je sais qu'il a passé sa carrière devant le filet. Il agissait toujours comme écran pour faire dévier presque toutes les rondelles qui se dirigeaient vers lui », a mentionné Brady au sujet de son père, qui était listé à 6 pieds 2 pouces et 235 livres. « Il aimait une manœuvre en particulier et je l'ai pratiquée en grandissant. »

C'est une manœuvre que Brady essaie de reproduire souvent et qu'il exécute de brillante façon.

« Tu t'amènes du côté gauche, comme à un contre un, et tu feins de ramener la rondelle vers toi, puis tu la repousses vers l'extérieur en continuant de patiner. Le défenseur se compromet souvent parce qu'il pense que tu vas ramener la rondelle ou que tu prendras un tir, a expliqué Brady. Ça permet à mon père de se dégager et il adorait ça. J'essaie d'utiliser cette feinte le plus possible. »

Au-delà de cette manœuvre, Keith a d'autres techniques et conseils à partager avec Brady, même s'il admet préférer donner des conseils à ses fils seulement lorsqu'ils le lui demandent.

« S'emparer de la rondelle en espace restreint et sortir du coin avec le disque, c'est ce genre d'éléments que Brady peut tirer de mon jeu et utiliser dans le hockey d'aujourd'hui, a noté Keith. C'est important d'utiliser ton corps pour protéger la rondelle et l'amener au filet. Je dis aux gars que c'est le pain et le beurre. C'est comme ça que tu vas réussir. Tu dois être un joueur capable de jouer à l'intérieur des cercles. »

Quand on lui a dit que Brady voulait exécuter sa feinte personnelle le long de l'aile, Keith a rigolé.

« Pour moi, c'est autour du filet que nous sommes les trois à notre mieux, a-t-il avancé. C'est difficile de marquer de l'extérieur, car les gardiens sont bien meilleurs de nos jours. Tu dois trouver une façon d'apporter quelque chose de différent, et d'une manière positive. Avec son gabarit et sa force, Brady peut être efficace en fond de territoire. »

La position de choix pour Keith, Matthew et Brady, c'est l'aile gauche. Brady a joué au centre dans les premiers moments de sa carrière, mais il a été déplacé à l'aile gauche lorsqu'il a commencé à jouer pour le Programme de développement de l'équipe nationale américaine (USNTDP) en 2015-16.

« Comme ailier gauche, j'effectue la passe du coin jusqu'au défenseur tout en étant dans une position où l'attaquant ne peut se retourner et aller vers le filet, a dit Brady. En zone défensive, quand la rondelle circule, c'est mon travail de la sortir du territoire et c'est probablement la plus grande différence entre jouer à l'aile gauche et au centre. »

Amour fraternel

Keith a noté qu'il y a plus de ressemblances que de différences entre Brady et Matthew (6-2, 202).

« Les deux compétitionnent à un haut niveau. Les deux se ressemblent non seulement au niveau du premier effort, mais aussi, car ils offrent un deuxième et un troisième effort, a-t-il expliqué. Ce qui différencie Brady, c'est son coup de patin et il est encore à l'étape où il est un peu plus maladroit. Il est encore loin d'être un produit fini et c'est ce qui est intrigant à mon avis. De quoi aura-t-il l'air quand il aura 25 ans? »

Plusieurs étaient surpris de voir Matthew demeurer dans l'alignement des Flames quatre mois après avoir été choisi au Repêchage 2016.

Il venait de conclure une année faste avec 107 points (30 buts, 77 assistances) en 57 matchs de saison régulière avec London dans la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL). Il a amassé 40 points (20 buts, 20 aides) en 18 parties de séries pour aider London à gagner le championnat de la OHL avant de marquer cinq buts en quatre rencontres, incluant le but de la victoire en prolongation, pour aider les siens à remporter la Coupe Memorial.

Button a expliqué qu'il y avait deux éléments qui faisaient de Matthew le choix logique pour les Flames en première ronde au Repêchage 2016.

« C'était une combinaison d'habiletés et de robustesse, et nous le voyions comme un joueur polyvalent qui pourrait jouer à plusieurs positions, a indiqué Button. Il n'était pas limité à l'aile gauche, donc nous pouvions le déplacer du côté droit si nous en avions besoin, car il était tellement intelligent. »

Brady a les mêmes caractéristiques.

« Je savais qu'il avait de bonnes chances, car les Flames étaient à la recherche d'un joueur offensif et robuste et c'est exactement son style », a mentionné Brady au sujet de son frère qui s'est taillé une place dans l'équipe en 2016. « Il était très en confiance et il croyait qu'il pouvait le faire. Il a travaillé tellement fort pour obtenir cette place. J'étais tellement fier de lui pour ça. »

Est-ce que Brady a l'impression qu'il pourrait suivre les mêmes traces pour atteindre la LNH?

« L'un de mes plus grands objectifs est de me faire une place sur l'alignement d'une équipe de la LNH au mois d'octobre, a-t-il avoué. C'est quelque chose pour quoi j'ai travaillé toute ma vie. Si ça arrive, tant mieux, mais si l'équipe préfère que je retourne à l'université de Boston pour une autre année afin de travailler sur mon jeu, c'est une autre année de développement, donc c'est très bien également. »

Keith affirme qu'on ne peut pas assez souligner l'importance pour Brady d'avoir pu voir son frère Matthew prendre en maturité et devenir le joueur qu'il est aujourd'hui.

« Vous savez comment sont les jeunes?, a demandé Keith. Ils s'identifient bien aux autres jeunes. C'est bien que ces deux-là aient grandi ensemble, car ils s'affrontaient constamment. »

Matthew a appris à Brady l'importance de jouer dur en étant dur avec lui.

« Une grande partie de notre enfance a été d'apprendre à compétitionner l'un contre l'autre, car nous voulions tous les deux gagner et pouvoir nous vanter, a raconté Brady. Je sais que je n'ai jamais vraiment gagné quand j'étais plus jeune, c'était toujours Matthew et il s'assurait de me le rappeler. Tout ce jeu physique pendant notre jeunesse m'est resté et maintenant que je suis un peu plus grand que Matthew, je ne crois pas qu'il veuille m'énerver maintenant. »

Matthew continue d'irriter les autres sur la glace par contre. Le défenseur des Kings de Los Angeles Drew Doughty a affirmé en janvier qu'il était « pratiquement certain » que Matthew était le joueur le plus détesté dans la LNH.

« C'est plutôt amusant, a avoué Brady. De connaître Matt et d'entendre les différentes opinions que les gens ont de lui. C'est un gars génial à côtoyer et il a été un frère exceptionnel pour moi. »

« Je sais que certaines personnes ne l'aiment pas, mais c'est un style de jeu que nous pratiquons tous les deux. On ne porte pas vraiment attention à ce que les autres pensent. Si tu n'aimes pas notre façon de jouer, tu n'as qu'à vivre avec, car nous n'avons pas l'intention de changer. »

LE moment de Brady

Un moment décisif pour Brady, cette saison, est peut-être survenu le 29 janvier, quand il a marqué pour les États-Unis en temps réglementaire et en tirs de barrage lors d'un gain de 4-3 contre le Canada en ronde préliminaire du Championnat mondial junior 2018 de la FIHG, au New Era Field de Buffalo.

« Brady joue d'une seule manière : dure et imposante », a noté l'entraîneur de l'équipe junior américaine Bob Motzko. « C'est plutôt spécial de le voir aller. Il voulait y aller en tirs de barrage. Il y a certains joueurs qui auraient été nerveux, mais si je n'avais pas prononcé son nom, je pense qu'il aurait sauté sur la glace et pris une rondelle en me disant qu'il y allait. »

« Ça prend des tripes pour faire ça. Il voulait vivre ce moment. »

Jim Johansson, le directeur général de l'équipe nationale américaine au Mondial junior, qui est mort le 21 janvier à l'âge de 53 ans, a offert un bel aperçu de l'auto-évaluation de Brady à cette étape de son développement.

« De l'extérieur, les gens regardent les statistiques et pensent que c'est ce qui définit un joueur, mais ce n'est pas le cas », a dit Johansson en décembre durant un entraînement du Mondial junior. « Je dis que l'auto-évaluation est un aspect très important du développement d'un joueur et je pense que l'évaluation que Brady fait de lui-même est excellente, et ce, sur deux perspectives. »

« D'abord, il connait les aspects du jeu dans lesquels il excelle et ensuite, il connait les éléments qu'il doit améliorer. »

Tkachuk a terminé au troisième rang des marqueurs de l'équipe américaine, médaillée de bronze, avec neuf points (trois buts, six passes) en sept matchs. Matthew a gagné une médaille de bronze avec les États-Unis au CMJ 2016, tout comme Keith au tournoi de 1992.

Tkachuk 3.0

Le style de jeu de Brady rappelle celui de son père et de son frère, mais il a des qualités propres à lui également.

« Brady est mon enfant le plus attentionné et gentil, mais quand il embarque sur la glace, il est totalement lunatique, a expliqué Keith. J'imagine que c'est d'une bonne façon. »

Chantal a dit croire que Brady possède un côté téméraire, contrairement au reste de la famille.

« Brady passe de zéro à 100. Il n'a jamais peur, a dit Chantal. Beaucoup de ça a probablement à voir avec le fait qu'il a un frère plus vieux qui l'a toujours défié. Il a toujours été téméraire. Il fonçait dans le tas même quand il jouait contre des joueurs plus vieux que lui. Il n'a jamais eu peur de rien. »

Il l'a démontré à l'âge de 10 ans, quand il s'est chargé de venger son compagnon de trio qui venait d'encaisser une mise en échec. Il s'agit de l'espoir à l'attaque Logan Brown, alors que les deux jouaient pour les Blues de St. Louis Peewee AAA.

Brown, sélectionné par les Sénateurs d'Ottawa avec le 11e choix au total au Repêchage 2016, se souvient très bien du moment.

« Lorsque nous avons joué ensemble, Brady était toujours le jeune parmi nos amis », s'est remémoré Brown, 20 ans. « À St. Louis, quand il jouait dans une catégorie de joueurs plus âgés, quelqu'un m'a frappé par-derrière et il a laissé tomber les gants, a poursuivi le joueur et il l'a jeté au sol. »

« Il était le jeune joueur que j'étais censé protéger, mais Brady a toujours été un peu comme ça. Il joue d'une seule manière : dure. Il va se rendre au filet, peu importe ce que ça lui prend pour le faire. »

L'attaquant de l'université de Boston Jordan Greenway (6-6, 226) a dit avoir été témoin de la même chose dans pratiquement chaque match cette saison.

« Même si je suis un peu plus gros que lui, souvent, c'est lui qui allait voir les gars de l'autre équipe pour leur dire de ne pas chercher les ennuis avec moi, a relaté Greenway. Il n'avait aucun problème à tenter d'intimider un adversaire. Brady est assurément quelqu'un que tu veux avoir de ton côté et non comme adversaire. »

David Quinn, l'entraîneur de l'université de Boston avant d'être nommé entraîneur des Rangers de New York le 23 mai, a dit avoir aimé la façon dont Brady a géré son jeu en tant que recrue cette saison.

Brady, nommé sur l'équipe de recrues Hockey East, a terminé au quatrième rang des marqueurs de son équipe avec 31 points (huit buts, 23 passes), et au premier rang au chapitre des assistances et des tirs au but (131). Mais Quinn a déclaré que l'impact de Brady ne se voit pas uniquement dans la colonne des chiffres.

« Ce dont on parlait beaucoup, c'est quand il y avait un coup de sifflet en zone offensive et qu'il était sur la glace, s'il n'y avait pas une mêlée devant le filet, c'est qu'il n'avait pas fait son travail, a dit Quinn. Nous voulions nous rendre au filet et quand tu fais ça, tu as tendance à frustrer les adversaires et c'est ce qui survient quand il est sur la patinoire. »

Quinn a également mentionné que Brady se débrouillait bien contre des joueurs plus vieux qui savaient qu'il sera sélectionné rapidement au repêchage.

« Les gars testaient le courage de Tkachuk et Greenway pendant les matchs en s'attaquant à eux, car ils connaissaient leur gabarit et leur notoriété », a expliqué Quinn.

Brady a opté pour les rangs universitaires au lieu de la Ligue canadienne de hockey, le parcours choisi par son frère, car il ferait face à des adversaires plus âgés et plus développés physiquement.

« Jouer contre des joueurs de 23 ans était très différent, mais je me suis habitué avec le temps, a-t-il admis. Au lieu de seulement utiliser mon corps lors de batailles, je pense que j'ai dû utiliser mon cerveau pour être plus intelligent qu'eux. C'est peut-être la plus grosse différence. »

Unique en son genre

L'attaquant Andrei Svechnikov (6-2, 188) est en avant de Brady au sommet de la liste finale des patineurs nord-américains du Bureau central. Button a avancé que la différence entre les deux est que Brady « est un peu plus turbulent. Svechnikov n'a pas ce côté robuste, mais il ne peut pas être battu physiquement également. Il est fort, donc si tu tentes d'être robuste avec lui, il va simplement te renverser. »

« Le côté robuste de Brady est dans sa nature. Je ne pense pas que tu peux lui dire de se calmer, c'est tout simplement qui il est et c'est sa façon de jouer. Svechnikov joue un style robuste plus calculé. »

Dans une époque où les équipes de la LNH recherchent des joueurs habiles, rapides et agiles pour un meilleur jeu de transition, les attaquants de puissance sont moins courants.

« Si tu regardes l'époque où Keith jouait, les attaquants de puissance étaient légion, a dit Button. Tu avais des gars comme Keith, Brendan Shanahan, Billy Guerin. C'était un groupe impressionnant. Je pense que c'est rare de voir de tels joueurs aujourd'hui, mais Brady apporte cet élément, et plus encore. Quinn a indiqué que les succès de son équipe sont venus notamment lorsqu'il a déplacé Brady de l'enclave vers un rôle qui lui était moins familier en avantage numérique.

« Ce gars-là peut faire des jeux et il a une bonne vision, a dit Quinn. Quand nous l'avons placé le long de la rampe en avantage numérique, nous avons affiché une efficacité de plus de 30 pour cent et je lui donne beaucoup de mérite, car il est intelligent, il bouge la rondelle rapidement et il réfléchit bien sur la glace. »

Keith a souri quand on a commencé à lui parler du jeu de Brady le long de la rampe.

« Les Tkachuk ne sont pas habitués à jouer là. C'est étranger à notre nom de famille, a-t-il affirmé. Mais Brady s'est bien adapté. Ses habiletés de fabricant de jeu se sont grandement améliorées lors des deux dernières années. Ça m'a surpris de le voir là compte tenu de son gabarit, de sa force et de son attitude hargneuse. Mais c'est bien de le voir ajouter des éléments à son style de jeu au lieu qu'il soit vu comme un joueur nord-sud. »

Brady profite de ces nouvelles occasions et il en tire avantage.

« Je suis toujours autour du filet en avantage numérique et à cinq contre cinq, donc d'avoir une perspective différente te permet de voir plus d'options, a-t-il mentionné. C'est la première fois que je le faisais, et c'est important de continuer à bouger la rondelle quand je l'obtiens afin de trouver une option. »

Brady semble mieux préparé pour la prochaine étape de sa carrière que son frère l'était. Il s'est inspiré de sa famille et semble plus mature et mûr à l'approche du repêchage.

« Dans un sens, il est comme ça, car il a profité du fait d'avoir vu Matthew vivre la même chose il y a quelques années », a noté Chantal. Il a appris tellement à travers tout ça, donc je pense qu'il est mieux préparé, d'une certaine façon. Évidemment, ce qui doit arriver arrivera, mais mentalement, il est probablement plus renseigné que Matthew l'était. »

Brady a avoué que ce serait bien d'être sélectionné parmi le top-3, mais il réalise que rien n'est garanti. Il a peut-être le sourire d'un gamin, mais il se comporte comme un professionnel.

« Au final, tout est une question de ce que l'équipe recherche chez un joueur », a-t-il lancé.

Et l'équipe qui le repêchera aura une très bonne idée de ce sur quoi elle met la main. Après tout, il est un Tkachuk.

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