heiskanenCholowski111618

Tout au long de la saison, les experts du LNH.com participeront à des tables rondes pour répondre à diverses questions. En interagissant entre eux, nos experts donnent leur opinion sur plusieurs sujets chauds à travers la LNH. Aujourd'hui, on leur a posé la question suivante :
Elias Pettersson attire beaucoup d'attention et semble fin seul dans la course au trophée Calder jusqu'ici cette saison. Plusieurs autres recrues se distinguent toutefois, et ce à toutes les positions. Quel joueur de première année vous impressionne le plus jusqu'ici cette saison à l'exception de Pettersson? Voici les réponses…

Hugues Marcil, pupitreur LNH.com

Messieurs, je me lance en premier. Plusieurs d'entre vous souligneront probablement les performances des Brady Tkachuk et Jesperi Kotkaniemi - et avec raison -, mais j'ai choisi de me tourner vers une recrue qui passe peut-être un peu plus sous le radar : le défenseur des Red Wings de Detroit Dennis Cholowski.
Cholowski m'impressionne par son talent et son assurance à la ligne bleue de Detroit. Son coéquipier Mike Green a raté les 11 premiers matchs des Red Wings en raison d'un virus, et Cholowski a rempli le rôle de quart-arrière avec brio en son absence, amassant cinq points (deux buts, trois passes) en sept matchs (il a raté quatre parties en raison d'une blessure au haut du corps).

Cholowski totalise actuellement neuf points (trois buts, six passes), dont six ont été obtenus avec l'avantage d'un homme, en 17 parties. Ce qui est d'autant plus impressionnant, c'est son temps de jeu. En l'absence de Green, Cholowski a été le joueur le plus utilisé à Detroit (22:14) et, actuellement, il est le troisième joueur le plus employé par l'entraîneur Jeff Blashill (20:19). À l'âge de 20 ans, quand on a passé la dernière année dans la Ligue de hockey de l'Ouest (WHL), il faut le faire! En plus, les Red Wings ne sont pas exactement une puissance de la LNH, ce qui rend son exploit encore plus impressionnant.
À LIRE AUSSI: Table ronde : Le prochain Québécois à entrer au Temple de la renommée | Sondage des joueurs : L'aréna où il est le plus difficile de jouer
Cholowski est le défenseur recrue le plus productif de la LNH, à égalité avec Max Lajoie des Sénateurs d'Ottawa, même s'il a légèrement ralenti au cours des derniers matchs. C'est une réalité qui frappe tous les jeunes joueurs de la LNH à leur première saison. Malgré tout, son jeu mérite d'être souligné.

Guillaume Lepage, journaliste LNH.com

Tu avais vu juste Hugues, je me permettrai de souligner le début de saison de Brady Tkachuk. Vous le savez, c'est un joueur que j'affectionne particulièrement et il livre la marchandise exactement comme on s'y attendait.
L'attaquant des Sénateurs semblait taillé sur mesure pour la LNH et son rendement à seulement 19 ans démontre que c'est effectivement le cas. N'eût été d'une blessure à la jambe qui lui a fait rater neuf matchs, il serait assurément mieux positionné dans la course au trophée Calder. Reste qu'avec quatre buts et quatre aides en huit matchs, il serait difficile pour lui de faire mieux.
Si certains croyaient encore que Tkachuk n'était qu'un joueur d'énergie et qu'il ne serait pas en mesure de produire au niveau de la LNH, il est en train de les faire mentir. Ses qualités autour du filet et son style « papier sablé » lui permettent d'être une menace constante pour les gardiens et les défensives adverses.

OTT@TB: Tkachuk réduit l'écart à un but

Et ce n'est pas parce qu'il est maintenant l'un des plus jeunes joueurs de la Ligue qu'il se laisse intimider. Tkachuk pratique le même style de jeu que dans la NCAA et ne s'en laisse pas du tout imposer. Le contraire aurait été surprenant, avouons-le. Il a même livré son premier combat cette semaine, un autre signe qu'il peut tout faire sur la patinoire.
Pettersson est évidemment loin devant la compétition, mais Tkachuk mérite une mention honorable. Il amène aux Sénateurs un ensemble de qualités que bien peu de joueurs - jeunes ou plus vieux - peuvent se vanter d'avoir dans la LNH.

Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction LNH.com

Guillaume, j'admets que Tkachuk est impressionnant depuis le début de la saison, mais son nombre limité de matchs m'empêche d'en faire mon choix ici.
Comme Hugues, je me tourne vers la ligne bleue, et c'est le défenseur des Stars de Dallas Miro Heiskanen qui est le joueur recrue qui m'a le plus impressionné jusqu'ici.
On dit souvent que c'est la position de défenseur qui est la plus difficile à apprivoiser pour une recrue dans la LNH, mais Heiskanen ne semble pas avoir reçu le mémo à ce sujet. Il passe en moyenne 22:47 par match sur la glace depuis le début de la saison, un sommet parmi les recrues de la ligue. Il occupe d'ailleurs le 32e rang de la ligue à ce chapitre, et il faut s'attendre à ce que son temps d'utilisation augmente avec la perte de John Klingberg, qui sera plus longue que prévue. Il a été employé en moyenne plus de 26 minutes par match au cours des deux rencontres depuis la blessure de Klingberg.

DAL@MTL: Heiskanen, là où maman cache les biscuits

Après un départ en douceur, Heiskanen a amassé quatre points à ses cinq derniers matchs, et comme il est désormais le quart-arrière du jeu de puissance à Dallas, ne soyez pas surpris si les points continuent de s'empiler du côté du jeune Finlandais, sélectionné au troisième rang au total par les Stars en 2017.
Alors que plusieurs observateurs attendaient Rasmus Dahlin, je crois que c'est plutôt Heiskanen qui risque le plus de chauffer Pettersson pour le trophée Calder.

John Ciolfi, producteur senior LNH.com

Il y a certainement plusieurs recrues de premier plan à la ligne bleue cette saison. Vous avez déjà mentionné Cholowski, Lajoie, Heiskanen et Dahlin, et on pourrait facilement ajouter Henri Jokiharju des Blackhawks de Chicago à la liste. Mais moi, je vais plaider en faveur d'une autre recrue qui est largement passée sous le radar (en effet, je crois que beaucoup de gens oublient que le joueur suivant remplit toujours les conditions requises pour être considéré comme une recrue, même s'il n'en est plus à sa première année). Je parle du gardien réserviste des Sabres, Linus Ullmark.
Au cours des trois dernières saisons à Buffalo, Ullmark a obtenu peu d'occasions à montrer ses talents, disputant 26 matchs au total pendant cette période tandis que Robin Lehner et Chad Johnson contrôlaient la cage des Sabres.
Mais à la suite du départ des deux vétérans gardiens l'été dernier, il s'est emparé du poste d'auxiliaire à Carter Hutton, et jusqu'ici cette saison, le Suédois a tiré pleinement profit de son nouveau rôle, lui qui présente une fiche de 3-0-1 en cinq parties avec une moyenne de buts alloués de 2,79 et un pourcentage d'arrêts de ,916 (à égalité avec Hutton). Il a également réussi le premier blanchissage de sa carrière dans la LNH le 13 octobre face aux Coyotes de l'Arizona.

Après le premier quart de saison, les Sabres représentent l'une des plus grandes surprises dans la ligue, et la contribution d'Ullmark en est un élément important. Bien sûr, Pettersson mène la course au Calder et de loin, et au bout du compte, il est extrêmement rare qu'un réserviste remporte cet honneur, mais pour l'instant, je crois qu'Ullmark mérite d'être reconnu pour ses performances avec les surprenants Sabres.

Robert Laflamme, journaliste principal LNH.com

Je ne pense pas vous jeter par terre avec mon choix, éminents collègues, parce que la phrase « Lui, y'a l'air d'un joueur de hockey » est désormais célèbre entre nous. Je parle bien sûr de Brady Tkachuk des Sénateurs d'Ottawa.
J'ai tout de suite eu le coup de foudre pour le fougueux jeune homme qui me rappelle un jeune Owen Nolan gaucher. Je sais, je suis un brin nostalgique, mais j'ai un faible pour ce type d'ailier de puissance. Sans enlever de mérite à Jesperi Kotkaniemi, qui m'impressionne dois-je l'admettre, j'aurais eu de la misère à ne pas sélectionner Tkachuk au repêchage de juin, si j'avais été un dirigeant des Canadiens de Montréal. S'il se trouve, je l'aurais peut-être même choisi au tout premier rang du repêchage, devant Rasmus Dahlin. C'est vous dire combien je le porte en haute estime.
Dahlin s'établira assurément comme un défenseur étoile chez les Sabres de Buffalo, mais regardez bien aller Tkachuk au cours des prochaines saisons. Le «kid» a du chien et du talent à revendre. L'histoire reste à être écrite, mais il pourrait bien la marquer comme étant le meilleur espoir issu de la cuvée 2018.

Nicolas Ducharme, journaliste LNH.com

Quel premier mois dans la LNH a connu Maxime Comtois, avec une récolte de six points en sept matchs! Alors que bien peu de gens le voyaient comme une option pour les Ducks d'Anaheim cette année, le Québécois a réussi à se tailler un poste avec l'équipe - qui était privée de plusieurs joueurs, blessés - et il en a profité pour montrer qu'il est prêt pour la LNH.
Non seulement Comtois a-t-il produit davantage qu'on l'aurait pensé, il a deux buts et cinq passes en dix matchs, mais il apporte une dimension physique qui est plutôt importante dans l'Association de l'Ouest.

ANA@ARI: Comtois brise l'impasse tard en deuxième

Malgré ses excellentes performances, la situation de l'attaquant de 19 ans est incertaine. Il s'est blessé au bas du corps le 23 octobre et il n'a pas joué dans la LNH depuis. Les Ducks l'ont prêté à San Diego dans la Ligue américaine afin de lui permettre de reprendre la forme. Une décision qui leur donne un peu plus de temps pour prendre une décision finale quant à son avenir. Comme la majorité des attaquants qui étaient blessés en début de saison sont de retour, il pourrait ne pas y avoir suffisamment de casiers dans le vestiaire d'Anaheim pour Comtois, même s'il a prouvé qu'il avait sa place. Les Ducks devraient alors le renvoyer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et lui souhaiter à l'année prochaine.
Il reste maintenant à savoir si les performances de Comtois, et le fait qu'il a disputé 10 matchs dans la LNH, ce qui a activé la première année de son contrat de trois ans, forceront la main des Ducks pour le garder à Anaheim plutôt que Drummondville.