LAS VEGAS – Rod Brind’Amour se croise les doigts et il espère que William Carrier sera en mesure de revêtir l’uniforme des Hurricanes de la Caroline au quatrième match de la finale, mardi.
Plus de 12 heures après la fin du troisième affrontement – une défaite de 5-4 en deuxième prolongation face aux Golden Knights de Vegas – le vétéran pilote n’avait pas encore eu la chance de parler au médecin de l’équipe pour en savoir plus sur l’état de santé de l’attaquant québécois.
Ou était-ce un mensonge blanc pour ne rien révéler à l’adversaire? C’est ce moment de l’année.
« Je n’ai pas grand-chose à vous dire de plus à son sujet, a-t-il dit. J’espère qu’il sera correct. »
Carrier a quitté le match de samedi pour la première fois en fin de première période, mais il est revenu au jeu en début de deuxième. Il n’a effectué que quatre présences, causant un revirement qui a mené au deuxième but de Mitch Marner, avant de retraiter au vestiaire pour de bon.
Même à 11 attaquants et une rotation d’ailiers différents sur le quatrième trio avec Mark Jankowski et Eric Robinson, les Hurricanes ont réussi à orchestrer une remontée de quatre buts pour forcer la prolongation.
« Will occupe une grande place dans notre équipe, au chapitre physique, mais aussi avec sa façon de jouer, a vanté le capitaine Jordan Staal. Il est toujours le premier sur la rondelle et il est excellent en protection. Il a été difficile à remplacer, mais j’ai trouvé que les gars ont fait du bon travail. »
Si Carrier devait s’absenter, les Hurricanes perdraient tout un atout. Non seulement le Montréalais a l’expérience de trois finales et d’une conquête de la Coupe Stanley, il est aussi le meneur de l’équipe pour le nombre de mises en échec (79) et les mises en échec par tranches de 60 minutes.
Il a d’ailleurs semblé se blesser au bras gauche en frappant solidement son compatriote Jérémy Lauzon – l’une de ses cibles favorites depuis le début de la finale – au centre de la glace. Les deux Québécois se livrent une bonne bataille, eux qui sont souvent confrontés l’un à l’autre. Ce sont les risques du métier.
« Je n’ai pas remarqué qu’il n’avait pas fini le match, a dit Lauzon, samedi. Je sais que Will est un guerrier. Il joue vraiment physique. Quand tu es sur la glace contre lui, tu dois garder la tête haute. Il me ressemble comme joueur. Mes coéquipiers à Vegas m’avaient prévenu de rester alerte contre lui. »
Au moins, Carrier bénéficie de deux jours de repos avant le prochain match. Il faudra toutefois attendre à lundi pour voir si le Québécois sautera sur la glace puisque les Hurricanes ont pris congé, dimanche. S’il n’est pas en mesure de jouer, Brind’Amour pourrait se tourner vers Nicolas Deslauriers.
Le vétéran n’a joué qu’un match au premier tour contre les Sénateurs d’Ottawa, et il n’avait été utilisé que pendant 3:09, écopant notamment de quatre minutes de pénalité.
Andersen ou Bussi?
S’il n’avait rien à révéler au sujet de Carrier, l’entraîneur n’en avait pas plus à dire sur le sujet chaud des gardiens. La nuit ne lui avait pas encore porté conseil quant au choix de son partant en vue du match no 4.
Andersen a donné quatre buts sur 16 lancers en deux périodes, samedi, avant d’être remplacé par Brandon Bussi pour le début de la troisième. Ce dernier a stoppé les 18 premiers tirs dirigés vers lui avant de céder sur un rebond bizarre de la bande en deuxième prolongation.


















