Dans une victoire convaincante de 6-1 face aux Saguenéens de Chicoutimi, une autre équipe prétendante au titre, l'imposant défenseur a été son homme de confiance - jouant près de 30 minutes.
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« Il a été notre meilleur joueur, et de loin, a déclaré Julien au bout du fil. Il est comme ça, il élève son niveau de jeu dans les gros matchs. On sait que c'est un gars qui génère beaucoup quand il a beaucoup de temps de glace et il en a encore eu beaucoup.
« Je ne veux pas le comparer à Noah Dobson en termes de joueur, mais Dobson était un gars qui prenait beaucoup de minutes et qui a joué un grand rôle dans les conquêtes des Huskies et du Titan. Nous avons pris la même approche parce que c'est un gars qui est régulièrement capable de jouer durant 30 minutes. »
Bolduc sait très bien ce qui l'attend.
Non seulement a-t-il lui aussi été repêché par les Islanders de New York, mais il a été à même de constater la charge de travail qui était réservée au défenseur prince-édouardien lorsque l'Armada et le Titan - leurs anciennes formations respectives - ont croisé le fer en Finale de la Coupe du Président en 2018.
Dobson avait à peine le temps de s'asseoir au banc qu'il rembarquait sur la patinoire. On exagère à peine.
« Je n'ai pas de difficulté à faire ça, a déclaré Bolduc. C'est un temps de jeu similaire à celui que j'avais à Blainville-Boisbriand. Ma bonne condition physique joue un rôle, c'est sûr, mais l'important c'est de jouer de manière intelligente pour ne pas dépenser trop d'énergie pour rien. »
Le Phoenix n'est pas rendu en finale, mais il a de grandes ambitions. Et c'est exactement pour cette raison que les dirigeants de la formation sherbrookoise n'ont pas hésité à sacrifier notamment trois choix de repêchage pour mettre la main sur le défenseur de 6 pieds 4 pouces et 211 livres.
Bolduc n'avait peut-être qu'un rôle de soutien à l'époque à laquelle l'Armada a atteint la Finale avec les Alex Barré-Boulet, Drake Batherson et Pierre-Luc Dubois comme meneurs, mais il est bien au courant des mois intenses et éprouvants qui attendent les siens au printemps.
La seule différence avec ce qu'il a vécu, il y a deux ans, c'est qu'il est maintenant l'un des vétérans et qu'il s'agit probablement de sa dernière chance de mettre la main sur la couronne.
« Mon approche ne change pas vraiment, a-t-il commenté. La chose qui change, c'est que je vais pouvoir apporter un peu d'expérience aux autres gars parce que ce n'est pas la première fois que je m'y rends. Je vais pouvoir leur partager mes aventures et leur faire part de ce qu'il faut pour se rendre jusqu'au bout. »
« Il a l'expérience et c'était ce que nous voulions, a renchéri Julien. C'est aussi un défenseur complet. On voulait un gars capable de jouer sur 200 pieds, d'amener de l'offensive avec sa relance et de défendre. C'est un joueur qui est en mesure de relâcher la pression dans notre territoire. »
Poulin détrôné
L'arrivée de Bolduc dans le vestiaire du Phoenix a aussi eu pour effet de détrôner le capitaine Samuel Poulin de son siège de roi de la salle d'entraînement. L'espoir des Penguins devait s'y attendre puisqu'il s'entraîne avec le puissant défenseur au cours de la période estivale.
« C'est exactement la même chose pendant l'été, a rigolé Bolduc. Mais il est capable de me suivre la majorité du temps. »
Ce n'est pas la première fois qu'on entend parler des prouesses physiques de l'arrière de 19 ans. On se souviendra qu'il avait été invité à joindre l'équipe nationale des moins de 24 ans de bateau-dragon après avoir impressionné les dirigeants de la formation lors d'une activité avec l'Armada, il y a quelques années.
« Poulin était le gars le plus fort de notre équipe au cours des trois dernières années et il a été déclassé assez rapidement, a lancé Julien en riant. Sa force physique est incroyable, il est très, très fort. Je suis heureux pour lui parce que ce n'est pas tout le monde qui a cette génétique. »