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NTDP: Tourner la page sur 2019

Les récents succès du programme américain ont fait grimper les attentes, mais la nouvelle cuvée veut faire les choses à sa manière

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

PLYMOUTH, Michigan - Imaginez avoir à remplacer un collègue qui a sa photo placardée d'un bout à l'autre du mur réservé à l'employé du mois. Pas une mince tâche.

C'est un peu le défi auquel est confronté le groupe de 23 joueurs qui a succédé à la meilleure équipe de l'histoire du Programme de développement de l'équipe nationale de USA Hockey (NTDP). Probablement même la meilleure équipe de l'histoire au chapitre du développement d'espoirs pour la LNH.

C'est du moins la formation qui a produit le plus de choix au repêchage en une seule saison dans l'histoire de la LNH avec un total de 17, dont huit choix de première ronde et le premier au total en Jack Hughes, l'été dernier. Il sera difficile de faire mieux et le nouveau groupe en est bien conscient.

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« La première des choses, c'est qu'il faut dire que l'année dernière était une année spéciale », a déclaré Seth Appert, l'entraîneur de l'équipe qui a gradué chez les moins de 18 ans en compagnie de son groupe, comme le veut la pratique au NTDP.

« Ça venait avec des attentes, c'est évident. Ce que j'ai dit aux joueurs, c'est que nous sommes une équipe différente, mais que ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas être meilleurs qu'eux. Nous n'aurons pas sept joueurs repêchés dans le top-15. Nous ne marquerons pas de manière aussi prolifique.

« Mais nous pouvons être une grande équipe. Et nous sommes en voie de le devenir à notre façon. »

On a senti dès le début de la discussion qu'il était important pour Appert de tracer une ligne entre son équipe et celle qui était dirigée par John Wroblewski, l'an dernier. Reste qu'il est difficile d'ignorer cette grande cuvée quand on met les pieds dans les bureaux du NTDP au USA Hockey Arena. 

Sur la table à l'entrée, on remarque rapidement un magazine sur lequel on peut voir les huit choix de première ronde produits par le programme en juin dernier avec le titre « The Great Eight ». Une référence au surnom d'Alexander Ovechkin, mais surtout une ode aux récents succès du programme.

Tout juste derrière, par contre, le symbole du seul « échec » de cette grande équipe : le trophée de la troisième place acquise au Championnat mondial des moins de 18 ans à la fin du mois d'avril. Pour le programme, ce tournoi est l'aboutissement de deux ans de dur labeur; l'objectif ultime.

Depuis qu'ils ont été exclus du podium lors des trois premières éditions du tournoi, les États-Unis ont mis la main sur 17 médailles, dont 10 d'or, en 18 participations. Une troisième place était donc loin d'être un prix de consolation. C'était plutôt un moyen de sauver les meubles. 

« Ç'a été notre meilleure année au repêchage, mais nous n'avons pas ramené l'or, a lancé sans détour Scott Monaghan, le directeur des opérations du programme. Pour nous, c'est l'objectif principal et c'est ce sur quoi nous nous concentrons cette année. Même chose avec le Championnat mondial junior qui vient de passer.

« Nous ne sommes pas heureux de ces résultats et nous retournons à la table à dessin. Nous voulons voir nos joueurs atteindre la LNH et y connaître du succès. Le dernier repêchage nous indique que nous avons fait notre travail au chapitre du développement de nos joueurs. 

« L'autre partie de notre travail, c'est de permettre à USA Hockey de triompher dans les évènements internationaux. Nous avons bien fait, mais pas autant que nous le souhaitions. »

De bons exemples

Reste que le fait de compter sur autant de talent ne peut pas nuire, ne serait-ce que pour montrer l'exemple aux plus jeunes. En première moitié de saison, l'an dernier, les joueurs actuels de l'équipe des moins de 18 ans ont pu côtoyer de près les Hughes, Alex Turcotte, Trevor Zegras, Cole Caufield et compagnie.

« C'est inspirant, a reconnu l'attaquant québécois Thomas Bordeleau. On a vu comment ils travaillaient chaque jour et ça nous a donné le goût de nous améliorer pour être aussi bons qu'eux. On s'est entraînés avec eux et on a pu voir ce qu'on devait faire pour dominer à ce niveau. »

La symbiose qui existe entre l'équipe des moins de 17 ans et celle des moins de 18 ans est un autre des avantages du programme. Les vestiaires des deux formations sont situés aux extrémités du même corridor et les jeunes partagent les espaces communs. Ça crée un environnement propice à l'échange du savoir.

« C'est très sain pour l'équipe des moins de 17 ans de voir tout le travail qu'ils doivent accomplir pour atteindre le niveau des gars de l'équipe des moins de 18 ans, a expliqué Appert. Les jeunes étaient impressionnés par Jack, Cole et Alex et ils ont compris qu'ils allaient devoir être à leur niveau, cette année.

« Ils savaient à quoi s'attendre. Ils ont vu tout le travail et les heures que Jack, Cole et tous les autres ont consacrés à améliorer leur jeu pour devenir des joueurs de classe mondiale. Ils ont eu la chance de les côtoyer chaque jour et ç'a une valeur inestimable pour eux. »

Photo : Compte Twitter - USA Hockey's NTDP

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