MILAN – Ismo Lehkonen regarde tranquillement l’entraînement de la Finlande à la veille de la demi-finale contre le Canada aux Jeux olympiques de Milano-Cortina. Le sourire dans le visage, il raconte qu’il n’a jamais eu le bonheur de voir son fils, Artturi, marquer le but décisif en prolongation contre la Suisse.
Lehkonen avait le cœur à l’aréna Rho, mais les pieds à l’intérieur du Santagiulia Arena. Il ne pouvait y être en raison de ses obligations professionnelles.
« Je couvrais le match entre le Canada et la Tchéquie mercredi après-midi pendant qu’Artturi jouait à l’autre aréna de hockey de Milan, a-t-il dit. J’ai appris le résultat final alors que j’étais en ondes pour parler de la victoire dramatique de l’équipe canadienne.
« Un collègue m’a glissé à l’oreille qu’Artturi venait de marquer le but gagnant en prolongation. Je gardais un œil sur les résultats du match, mais je n’avais pas le temps de suivre attentivement la rencontre. Ma femme était à Rho avec d’autres membres de notre famille, mais pas moi. »
Ismo Lehkonen travaille comme analyste pour la télévision nationale en Finlande (Yle Urheilu). Des quatre matchs pour les quarts de finale, un seul se déroulait à l’aréna de Rho. Et c’était celui entre la Finlande et la Suisse.
« Je n’ai pas vu le but en direct, mais on me dit qu’un peu plus de 3 millions de Finlandais suivaient le match à la télévision, a affirmé Ismo Lehkonen. C’est quand même fou quand tu penses que nous avons une population de 5,5 millions. Le hockey est une religion chez nous, comme c’est le cas au Canada. »
« J’étais très nerveux durant le match. Je travaillais, mais je pensais à la Finlande contre la Suisse, a-t-il enchaîné. Artturi vit les Jeux olympiques pour une première fois. Sa génération attend cette chance depuis longtemps, elle a manqué deux cycles. »
En prolongation, Artturi Lehkonen a délivré un pays tout entier en déjouant le gardien Leonardo Genoni d’un tir précis au-dessus de sa mitaine sur une échappée. Le numéro 62 a saisi une longue passe d’Anton Lundell pour s’évader. Homme des grandes occasions, Lehkonen n’a pas manqué son coup.




















