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Samuel Girard et l'Avalanche, le match parfait

Le jeune défenseur robervalois souhaitait demeurer le plus longtemps possible au Colorado

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

QUÉBEC - Pendant un moment vers la fin de juillet, Samuel Girard a peut-être été l'être humain le plus heureux de la planète.

L'Avalanche du Colorado s'apprêtait à procéder à l'annonce de la prolongation du contrat du jeune défenseur, le 31 juillet. Le directeur général Joe Sakic lui a lâché un coup de fil afin de lui confirmer la nouvelle.

« Quand j'ai reçu l'appel de Joe, je pense que j'étais le gars le plus heureux de la terre à ce moment précis », a lancé Girard, qu'on a rencontré vendredi soir en marge du Boot Camp au PEPS de l'Université Laval.

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Girard a peu de temps après apposé sa signature au bas d'un contrat de sept ans s'élevant à 35 millions $. L'entente entrera en vigueur après cette saison et aura cours jusqu'à la conclusion de la campagne 2026-27.

« Je voulais m'associer avec l'Avalanche pour le plus longtemps possible et je suis content d'être sécurisé pour sept ans après cette année, a-t-il élaboré. J'ai du "fun" avec les gars, j'adore la ville et les partisans et l'organisation est extraordinaire. Je veux passer un grand bout de ma carrière là-bas, sinon toute ma carrière. »

La volonté de l'Avalanche était réciproque. C'était donc un « match parfait ». Les pourparlers n'ont d'ailleurs pas traîné en longueur, s'étendant à peine sur une durée de deux semaines.

« C'est une belle marque de confiance de l'organisation, a acquiescé Girard. Je suis vraiment satisfait et emballé pour les prochaines années. »

Un beau pied de nez

Issu d'un milieu modeste, le hockeyeur âgé de 21 ans natif de Roberval, au Lac-Saint-Jean, a assuré qu'il ne changera pas.

« C'est beaucoup d'argent, mais je vais rester le même. Je retournerai toujours au Lac revoir mes amis et faire des activités avec les jeunes du hockey mineur. La seule chose, je m'achèterai peut-être une maison. Je vais me gâter, ainsi que mes parents et mes frères. »

Vendredi soir à Québec, c'était la première fois qu'il revoyait ses parents depuis la signature du contrat.

« Ils m'ont serré fort dans leurs bras et ils sont contents pour moi. Nous aurons peut-être un petit souper après mon match pour célébrer ça. »

Girard peut être fier. C'est un beau pied de nez qu'il peut faire à ses détracteurs.

« On disait souvent que je ne réussirais pas parce que j'étais trop petit (5 pieds, 10 pouces) ou que mes "spin-o-ramas" ne fonctionneraient pas dans la Ligue nationale, a-t-il relevé. C'est là qu'on voit qu'il y a des gens qui ne connaissent pas réellement le hockey et qu'il y en a d'autres qui le connaissent. Moi je n'avais qu'un objectif en tête : faire ma place dans la Ligue nationale et y rester. J'ai fait ma place. Je dois maintenant prendre les bouchées doubles pour y rester le plus longtemps possible. C'est mon travail parce qu'il y aura toujours des plus jeunes qui voudront prendre ma place. »

Video: COL@SJS: Girard est habile avant de battre Jones

De grandes ambitions

Obtenu dans un échange avec les Predators de Nashville, le 5 novembre 2017, Girard en sera à sa troisième saison dans la LNH à l'âge de 21 ans. La saison dernière, il a amassé 27 points (quatre buts, 23 passes) en jouant les 82 matchs de l'Avalanche en saison régulière.

En séries éliminatoires, il a formé un duo électrisant avec un autre défenseur très prometteur de l'organisation, Cale Makar, qui a été le premier choix de l'Avalanche en 2017 - quatrième au total.

« Cale est arrivé au cœur de l'action en séries et il a montré qu'il peut tenir son bout, a dit Girard. Il sera dominant. Son jeu est déjà quasiment parfait. » 

Video: CGY@COL, #3: Makar compte à ses débuts dans la LNH

L'Avalanche a réclamé un autre défenseur très talentueux en Bowen Byram au quatrième rang au total au repêchage de juin. Le trio devrait en faire voir de toutes les couleurs à leurs adversaires dans un avenir pas très lointain.

« J'ai surveillé Bowen au Défi estival du Mondial junior et il m'a l'air bon, a commenté Girard. Il est très mobile et bon tant en défense qu'à l'attaque. C'est positif que l'organisation ait de bons jeunes défenseurs parce que dans une équipe tout part de la défense pour une bonne attaque. »

L'émulation entre les trois ne pourra qu'être bénéfique pour l'Avalanche. Girard nourrit en tout cas de grandes ambitions.

« Je veux être meilleur d'une année à l'autre et devenir le défenseur le plus complet possible, a-t-il indiqué. Je travaille fort en ce sens pendant les étés. Je suis toujours sur la glace avec des joueurs professionnels et juniors à Châteauguay.

« Je veux qu'on finisse par m'utiliser dans tous les aspects du jeu, en infériorité et en supériorité numérique ainsi que contre les meilleurs trios des adversaires. Je veux aider l'Avalanche à rafler les grands honneurs. Je joue au hockey pour ça, gagner la Coupe Stanley. Ce sont mes deux objectifs : être toujours meilleur et aider mon équipe à se rendre jusqu'au bout. »

S'il ne peut plus grandir, Girard pousse de la fonte afin d'ajouter du muscle à sa charpente. Il est passé de 162 livres, il y a quelques années, à 182 livres.

« C'est le poids auquel j'aimerais commencer la saison. J'estime que mon poids idéal serait d'environ 178 livres, mais comme je perds une dizaine de livres pendant la saison je ne souhaite pas descendre à 168 livres. Je préfère donc commencer la saison en étant un peu plus lourd », a-t-il expliqué.

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