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MONTRÉAL – Parmi les quelques changements apportés par Lindy Ruff dans le quatrième match de la série face aux Canadiens, mardi, la décision d’envoyer Ukko-Pekka Luukkonen devant le filet est celle qui a eu le plus d’incidence sur le résultat final – une victoire de 3-2 des Sabres.

Mais le choix d’insérer la recrue Konsta Helenius est probablement celui qui risque d’avoir le plus d’impact à long terme. La présence du dynamique attaquant a changé le visage d’une attaque hésitante.

« Il a disputé un excellent match du début à la fin, a vanté le pilote. Il s’est fait voler un but sur un 2-contre-1 en milieu de troisième. S’il avait soulevé la rondelle un peu plus, ça aurait été un but. Il a aussi frappé le poteau en fin de match. Il a bien patiné et s’est battu ferme. Il nous a donné tout un match. »

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Plutôt étonnant pour un jeune sans expérience en séries, qui n’avait que neuf matchs derrière la cravate dans la LNH – son plus récent remontant au début du mois de février. Dans une ambiance aussi hostile et survoltée que celle de Montréal, le pari était audacieux.

Mais Helenius a toujours eu une grande confiance en ses moyens. Le moment ne l’intimidait pas.

« C’est cool, a lancé le choix de premier tour en 2024, tout sourire après le match. C’est le même hockey, le même sport auquel je joue depuis 15 ans. C’est juste un peu plus difficile, mais c’est la même chose. J’ai seulement essayé de jouer à ma façon et de me faire confiance.

« Je savais que ce serait bruyant, et ça m’a donné un boost supplémentaire. On voulait faire taire la foule. J’avais regardé le troisième match du haut de la passerelle, alors je savais à quoi m’attendre. »

Helenius a pris la place de Ryan McLeod sur le deuxième trio, et il a complètement métamorphosé cette unité complétée par Jason Zucker et Jack Quinn. Le top-6 des Sabres se cherchait avant ce match; il n’y a maintenant plus que le top-3 en perdition.

« Il a très bien joué, a observé le défenseur Mattias Samuelsson. J’aurais aimé qu’il enfile l’aiguille sur ses chances pour nous enlever un peu de stress (rires). C’est un jeune très confiant. Il n’est pas gêné et il cadre parfaitement avec notre groupe. Il ne manque pas de confiance, et c’est une bonne chose. »

Helenius a terminé la rencontre avec six tentatives de tirs, dont trois qui ont atteint la cible en 12:53 de temps de jeu. Avec un peu plus de chance, il aurait facilement pu s’inscrire à la marque sur l’une de ses descentes à 2-contre-1. Au moins, sa vitesse a gardé ses adversaires sur les talons tout au long de la soirée.

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« J’ai eu deux chances similaires, a-t-il reconnu. Ce sont de petites choses qui font la différence. Je dois lever la rondelle et marquer. Mais je sens que (le but) s’en vient. »

Au cœur de l’action

C’est aussi Helenius qui a été à l’origine du jeu qui a mené au « but » de Quinn en première – d’abord accordé après une longue révision vidéo, puis refusé à la suite d’une contestation des Canadiens. Le Finlandais a foncé au filet, causant un peu de chaos, et Quinn s’est emparé de son retour de lancer.

On a jugé qu’Helenius était entré en contact Jakub Dobes, et qu’il l’avait empêché d’effectuer son travail.

« Je ne savais pas que c’était ma faute », s’est-il étonné en riant.

Quoiqu’il en soit, on lui a vite pardonné chez les Sabres. Ruff l’a même envoyé sur la patinoire avec à peine trois minutes à écouler au match, et une avance d’un petit but à protéger. C’est à ce moment qu’il a touché le poteau à l’autre bout en acceptant la belle remise de Zucker.

« C’est un bon sentiment de savoir que l’entraîneur me fait confiance, a-t-il souligné. J’ai joué dans ces situations dans la Ligue américaine. On m’a envoyé dans l’action en séries, et on m’a tout de suite donné de grosses minutes en fin de match. Ça veut dire beaucoup pour moi. »