Markstrom-Unmasked

Une dent manquante est l'un des plus grands clichés associés aux joueurs de hockey, mais contrairement à la croyance populaire, les gardiens de but aussi sont confrontés à ce risque.

Les masques de gardien couvrent pourtant la totalité de leur bouche, ce qui n'est pas le cas pour les autres patineurs. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que lorsqu'un tir atteint le masque d'une certaine manière, les gardiens peuvent avoir la sensation d'avoir reçu un coup en plein visage. Et parfois, plus fréquemment que ce que les gens pensent, le bas du masque frappe si fort sur le visage qu'une dent succombe au choc.
« Mes palettes] n'ont pas été arrachées, mais j'ai des couronnes pour les protéger », a expliqué Jake Allen des Canadiens de Montréal. « Un tir des poignets a frappé mon casque, puis le haut de ma dent à l'entraînement matinal. Ce n'était pas idéal, mais j'étais correct. Je mets une couronne provisoirement, puis je les réparerai lorsque j'aurai fini de jouer au hockey. Ça ne me sert à rien de faire cela maintenant. »
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Si Allen pense ainsi, c'est qu'il y a toujours une chance qu'un autre tir endommage ses dents.
Les gardiens semblent davantage conscients de cette possibilité depuis que Ben Bishop a perdu une dent en effectuant un arrêt face aux Maple Leafs de Toronto, le 25 octobre 2016. Il avait admis à l'époque être sous le choc.
Craig Anderson des Sabres de Buffalo a également été surpris lorsqu'un tel accident lui est arrivé pour la première fois. Mais après avoir perdu une dent trois fois en 20 saisons, le portier de 41 ans connaît maintenant les risques mieux que quiconque.
« Tu sais toujours qu'un tir peut atteindre le casque, mais je tenais pour acquis que les dents étaient en sécurité », se remémore Anderson.
La plupart des gardiens préfèrent avoir le visage le plus près possible de l'avant du masque, car le champ de vision est meilleur lorsque le visage se trouve près des barres métalliques de la grille. C'est donc dire que le bas du casque est souvent très près de la mâchoire de celui qui le porte. Lorsqu'on décide d'utiliser son masque pour bloquer des tirs qui arrivent parfois à plus de 100 milles à l'heure, une visite chez le dentiste devient plus probable.
De plus, le risque de recevoir un tir sur le casque n'a jamais été aussi élevé. Dans une ère où les portiers se retrouvent plus fréquemment sur les genoux en préconisant le style papillon, les tireurs sont conscients de l'importance des tirs en hauteur. Les gardiens sentent parfois le caoutchouc de très près.
« Au moins une fois par pratique! », s'exclame le gardien Jonas Johansson, qui évolue pour le club-école de l'Avalanche du Colorado dans la Ligue américaine de hockey à propos des tirs effleurant le masque. « Ça sent vraiment le caoutchouc brûlé, comme sur une piste de course. « Il y a quelques rondelles qui atteignent le visage, mais je n'ai pas perdu de dents pour l'instant. Je me croise les doigts! »
Mais lorsque ça arrive, les gardiens ont la chance de montrer leur « endurance de joueur de hockey ».
Bishop, en 2016, n'avait pas quitté le match après avoir perdu sa dent. Le gardien des Stars de Dallas, Jake Oettinger, compte faire de même si jamais la situation devait se produire.
« Si ma dent s'arrache, je crois que ça aurait l'air ''cool'' », a-t-il affirmé.