CHICOUTIMI – Dans une saison bourrée d’attentes et de pression, Maxim Massé a répondu à l’appel.
Pièce maîtresse du casse-tête qui se bâtit chez les Saguenéens de Chicoutimi depuis son repêchage en 2022, l’attaquant de 19 ans est passé à la vitesse supérieure et s’est établi comme l’un des joueurs les plus dominants dans la LHJMQ. Exactement comme le prévoyait le plan.
Massé est à l’apogée de sa carrière junior, au moment même où l’équipe vise les grands honneurs – elle occupe le premier rang du classement général avec sept matchs à faire à la saison.
« La constance est la clé pour moi. Je me présente à tous les matchs, a expliqué l’espoir des Ducks d’Anaheim, assis dans les gradins du Centre Georges-Vézina. Il y a aussi la maturité. Ça fait quatre ans que je suis dans la Ligue, je sais ce que ça prend pour avoir du succès soir après soir. »
Les statistiques lui donnent raison. En 56 matchs cette saison, le patineur de 6 pieds 3 pouces et 199 livres n’a jamais été blanchi de la feuille de pointage lors de deux matchs consécutifs – et cette situation n’est survenue que 11 fois durant la campagne.
Sa récolte de 47 buts et 83 points le classe au deuxième rang des buteurs du circuit – trois buts derrière Justin Carbonneau – et à six points du premier rang des pointeurs, détenu par Philippe Veilleux.
« Quand il est à son meilleur, il est vraiment impliqué à chacune de ses présences, a souligné l’entraîneur-chef et directeur général, Yanick Jean. C’est bon de voir ça. Surtout de voir comment il est récompensé dans ces moments-là. Max a compris que le fait de marquer des buts ne voulait pas tout dire.
« Par exemple, on l’utilise à l’occasion en désavantage numérique pour la première fois. Il a compris bien des choses, et on est passés à une autre étape dans son développement. »
Sans dire que Massé devait absolument devenir cette machine offensive, il fallait quand même que ça fonctionne un tant soit peu. Dans un cycle au niveau junior, une équipe a rarement deux chances de jouer le tout pour le tout. Et quand on bâtit autour d’un joueur en particulier, ce dernier a la pression de répondre aux attentes.
Mais après trois ans à se retrouver sous les projecteurs du côté de Chicoutimi, le Rimouskois commence à y être habitué. Il connaît les détails de ce plan depuis son arrivée avec les Bleus.
« Je ne voyais pas ça comme une grosse pression, a-t-il relativisé. C’est sûr qu’au début, le plan tournait plus autour de moi et de notre noyau, mais avec la qualité des joueurs qu’on a, et ceux qu’on a acquis en cours de saison, je sais que les gars sont là pour me soutenir.
« Si j’ai une séquence un peu plus difficile, ils sont là. À l’inverse, je suis là pour eux. Notre force est vraiment notre profondeur. Si un gars ou un trio fonctionne moins bien, les autres vont se lever. »





















