ELMONT, New York – Mathieu Darche le dit ouvertement. Il n’y avait pas de transaction avec les Canadiens pour Noah Dobson sans inclure Emil Heineman dans le retour. Le Suédois de 24 ans représentait une clé pour le nouveau directeur général des Islanders.
« Oui, je le voulais absolument dans la transaction », a dit Darche lors d’un entretien avec LNH.com samedi après-midi au UBS Arena. « Je ne cherchais pas juste à recevoir des choix. J’avais besoin d’un joueur pour aider mon équipe maintenant. Les choix étaient importants, mais je poussais pour obtenir Emil. Il y a eu des relances avec les Canadiens. Mais à la fin, j’ai dit que j’avais besoin de lui pour conclure l’échange. Le CH a accepté. »
À LIRE AUSSI : Mathieu Darche, un DG clé en main | Les deux emplois de Jonathan Drouin
Darche n’a pas une boule de cristal. Il n’avait pas prédit un départ aussi canon pour Heineman à Long Island. Mais il aimait son potentiel.
« J’ai toujours aimé sa façon de jouer, a-t-il mentionné. Heineman est un ailier qui joue avec une bonne pesanteur. Il est bon en échec avant et il a un tir incroyable. Il vient de fêter ses 24 ans. Est-ce que je pensais qu’il était pour se retrouver à l’aile de notre premier trio et qu’il produirait autant? Pas nécessairement. Mais il est le joueur que j’imaginais. La production vient toutefois plus rapidement que nous l’anticipions. »
À ses 23 premiers matchs avec les Islanders, Heineman a déjà marqué neuf buts et amassé 15 points, en plus de présenter un différentiel de +5. Il avait touché la cible à 10 reprises à sa première saison complète dans la LNH l’an dernier avec le Tricolore. Il trône également au sommet chez les Islanders avec 80 mises en échec, soit 24 de plus que son plus proche poursuivant, le centre Casey Cizikas. Et pour illustrer une fois de plus son importance au sein de sa nouvelle équipe, Heineman a maintenant hérité d’une mission en infériorité numérique en raison de la blessure à Jean-Gabriel Pageau.
Si Darche ne pouvait prédire une éclosion aussi rapide, Patrick Roy a eu besoin de très peu de temps pour tomber sous le charme de son nouvel attaquant. Il a compris qu’il avait un talent pour jouer au sein de l’un de ses deux premiers trios très tôt lors du camp des Islanders.
« Je l’ai réalisé après deux pratiques, a-t-il répliqué le plus sérieusement du monde. Souvent quand tu arrives dans une nouvelle équipe, tu dois voir où tu peux cadrer. J’ai trouvé rapidement qu’il y avait un bon mix entre Bo Horvat et lui. Ils sont deux joueurs différents. Emil peut récupérer des rondelles en fond de territoire et il a un excellent tir. Il lit bien le jeu, il a de la vitesse et il défend bien. C’était naturel pour nous de le placer à l’aile d’un de nos deux premiers trios. »
Un défi qui l’enchante
Dans le vestiaire des Islanders, Heineman a expliqué son début de saison avec son honnêteté habituelle.
« Je ne m’attendais probablement pas à ça en arrivant ici avec les Islanders, a-t-il affirmé à LNH.com. J’avais un esprit ouvert. Je désirais montrer ce que je pouvais apporter. Mais dès le début, j’ai obtenu un bon rôle avec de bonnes minutes. J’ai du plaisir, mais ça représente aussi un défi. Je découvre un autre rôle dans la LNH. J’ai plusieurs responsabilités. Je veux poursuivre dans la même direction. »
Quand on lui demande les raisons de son succès, le numéro 51 cherche ses mots.
« Je ne sais pas comment le décrire, a-t-il mentionné. C’est difficile de l’expliquer. Je joue plus, mais j’avais aussi marqué des buts en début de saison l’an dernier avec les Canadiens. On sait tous ce qui m’est arrivé la saison dernière avec l’incident à Salt Lake City. Cette blessure m’a fait perdre du temps. J’aime croire que je gagne en confiance cette saison. Nous jouons bien également collectivement. »


















