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MONTRÉAL – Mike Matheson décrit son amour pour le hockey comme la principale raison de ses succès. À 32 ans et avec un peu plus de 700 matchs (702) d’expérience, le défenseur sert de modèle au sein du plus jeune vestiaire de la LNH. 

Son dévouement pour son sport ne passe pas inaperçu. 

Matheson a reçu le titre de candidat des Canadiens pour le trophée Bill-Masterton, un honneur qui récompense le joueur de la LNH ayant démontré le plus de persévérance, d’esprit sportif et d’engagement envers le hockey. 

Sean Monahan, des Blue Jackets de Columbus, a gagné ce trophée l’an dernier. Un candidat par équipe est déterminé à la suite d’un vote organisé par l’Association professionnelle des journalistes attitrés au hockey (PHWA). 

Pour le chapitre montréalais, Matheson a reçu huit des 15 votes de première place pour devancer au scrutin les attaquants Brendan Gallagher et Alexandre Texier. 

« C’est vraiment cool, a dit Matheson mardi à la veille de l’annonce. Premièrement, je tiens à remercier les journalistes. C’est un bel honneur. Il y avait de bons candidats au sein de notre équipe. » 

« Mike représente parfaitement le dévouement pour son sport, a renchéri Martin St-Louis. Il est un bel exemple pour nos jeunes joueurs. C’est super important. » 

« Je peux parler de ses actions au quotidien, a-t-il poursuivi. Il se prépare toujours bien et il est vraiment dévoué pour son gagne-pain. Il ne prend rien à la légère. Et ce n’est pas juste ce qu’il fait à l’aréna. Il y a des moments où nous arrivons à l’hôtel et il est dans le gymnase à 16 ou 17 heures pour travailler sur des trucs. »

Matheson n’est pas juste un bon meneur. Il garde un rôle prédominant au sein de son équipe. Même s’il ne joue pratiquement plus en supériorité numérique, il a déjà amassé 37 points (7 buts, 30 passes) en 75 matchs. 

Pour l’aspect défensif, il hérite des missions les plus délicates en se retrouvant sur la glace contre les meilleurs trios des équipes adverses en plus de jouer un rôle clé en infériorité numérique. Avec un temps de jeu moyen de 3:55 en désavantage numérique, il est le joueur le plus utilisé de la LNH à ce chapitre. 

Quand on lui a demandé d’expliquer sa recette pour être aussi efficace avec l’âge, Matheson n’a pas hésité trop longtemps avant d’y aller d’une réponse. 

« Je crois que l’amour du hockey est la première chose. Si tu ne fais pas ce que tu aimes dans la vie, c’est difficile de te réveiller le matin avec de la motivation. Je consacre beaucoup d’énergies à mon sport. J’ai aussi une bonne routine l’été pour m’entraîner. Il n’y a personne qui nous regarde l’été, mais c’est crucial de bien se préparer. »

À ses dernières saisons avec les Panthers de la Floride, Matheson n’avait pas toujours la même flamme en lui. 

« Il y a des moments où je ne voulais pas jouer, s’est-il souvenu. Ce n’était pas facile puisque j’ai toujours tellement aimé le hockey. Quand tu traverses des épreuves, tu as besoin de l’aide de ta famille. Ma femme est avec moi depuis 14 ans. Elle a tout vécu avec moi. Elle a fait beaucoup de sacrifices. Elle a arrêté sa carrière pour pouvoir rester avec nos enfants tous les jours. » 

Un défenseur des plus complets

S’il garde un bon rythme de production avec 34 points à égalité numérique, Matheson a perdu sa place à la pointe en supériorité numérique depuis l’arrivée de Lane Hutson, l’an dernier. Avec l’acquisition de Noah Dobson à l’été, il a également perdu sa chaise au sein de la deuxième vague. 

En 2023-24, Matheson avait atteint des sommets personnels avec 62 points (11 buts, 51 passes) en 82 matchs. 

« Il y a des rôles qui sont plus sous les réflecteurs que d’autres, a-t-il rappelé. Mais si tu as comme motivation de gagner et d’aider tes coéquipiers, tu acceptes tous les rôles. Les choses ont changé. Mon but était d’être bon des deux bords. Je me suis toujours dit que c’était pour m’aider à rester longtemps dans cette ligue si je pouvais être un défenseur fiable, autant offensivement que défensivement. Depuis deux ans, je joue beaucoup plus en désavantage numérique et je continue à m’améliorer. »

« Ce n’est pas parce que tu acceptes ça que tu es toujours content », a renchéri St-Louis au sujet du changement de vocation pour son défenseur. « Mais il est embarqué dans le projet. Il a accepté son rôle et il le fait bien. C’était peut-être difficile de l’accepter au départ, mais il n’arrivait pas à l’aréna avec une baboune. »