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RALEIGH, Caroline du Nord – La longue attente des Hurricanes de la Caroline avant le début de la finale de l’Association de l’Est tire à sa fin.

Les Hurricanes sauront finalement qui ils affronteront en finale de l’Est lundi soir, avec la tenue du match no 7 entre les Canadiens de Montréal et les Sabres de Buffalo (19 h 30 HE; ESPN, SN, TVAS, CBC).

Ensuite viendra la partie difficile.

Et ce n’est pas seulement parce que la Caroline aura bénéficié de 11 jours de repos depuis qu’elle a balayé sa série de deuxième tour contre les Flyers de Philadelphie le 9 mai. Le troisième tour des séries se mettra en branle jeudi au Lenovo Center (20 h HE; TNT, truTV, HBO MAX, SN, CBC, TVAS).

Il s’agira d’une quatrième présence des Hurricanes en finale d’association au cours des huit dernières saisons (2019, 2023, 2025 et 2026). Ils montrent un dossier de 1-12 lors des trois précédentes, mais ils croient que les leçons difficiles apprises dans ces séries les aideront à franchir la prochaine étape et à atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis leur conquête de 2006.

« Notre groupe a été témoin de beaucoup de choses, a rappelé le capitaine Jordan Staal. Les gars qui sont ici depuis longtemps, et même ceux qui sont arrivés plus récemment, en ont assez vu.

« Nous avons traversé beaucoup d’épreuves et nous espérons que l’histoire sera différente cette fois-ci. »

Staal est l’un des cinq joueurs – avec les attaquants Sebastian Aho, Andrei Svechnikov, Jordan Martinook et le défenseur Jaccob Slavin – qui évoluaient avec les Hurricanes lorsqu’ils ont été balayés par les Bruins de Boston en finale de l’Est en 2019. Il y a aussi 11 joueurs qui étaient avec l’équipe lorsque les Panthers de la Floride leur ont fait subir le même sort en 2024 et 18 étaient de la partie quand les Panthers ont à nouveau eu le dessus, cette fois en cinq matchs, la saison dernière.

La Caroline avait perdu les trois premiers matchs contre la Floride la saison dernière par un pointage cumulatif de 16-4 avant de l’emporter 3-0 dans le quatrième affrontement. Puis lors du match suivant, les Hurricanes ont pris l’avance 2-0, mais les Panthers ont complété la remontée pour gagner 5-3 pour mettre un terme à la finale de l’Est, en route vers une deuxième conquête consécutive de la Coupe Stanley.

Aussi douloureuse ait été cette défaite, les Hurricanes espèrent avoir tiré des leçons de leur rendement en fin de série qui pourra les aider cette année.

« Tu gagnes de la confiance en faisant les bonnes choses, mais tu dois aussi apprendre de tes erreurs et de tout ce qui arrive, a souligné Aho. Ce sera comme ça durant toute ta carrière. Tu essaies simplement de devenir un meilleur joueur de hockey, alors tu tentes d’utiliser toute l’expérience que tu as accumulée. »

Décimés par les blessures, les Panthers ne se sont pas qualifiés pour les séries cette saison, et ils ne seront donc pas un obstacle sur le chemin des Hurricanes cette fois. Ça ne veut pas dire qu’atteindre la grande finale sera plus facile, mais la Caroline croit être mieux équipée pour faire face à tout ce qui l’attend.

Tout commence avec les ajouts de K’Andre Miller et Nikolaj Ehlers. Miller, 26 ans, a été acquis dans une transaction avec les Rangers de New York le 1er juillet 2025 et il a signé un contrat de huit ans d’une valeur moyenne de 7,5 millions $ par année. Il donne aux Hurricanes un autre défenseur du top-4 capable de bien défendre grâce à son gabarit (6 pieds 5 pouces, 210 livres), sa portée et son coup de patin, tout en étant efficace pour relancer l’attaque et contribuer offensivement (six aides et un différentiel de +9 en huit matchs des séries).

Ehlers, 30 ans, qui a signé un contrat de six ans d’une moyenne annuelle de 8,5 millions $ comme joueur autonome sans compensation le 3 juillet 2025, apporte de la vitesse et de la créativité offensive (deux buts, deux aides en sept matchs des séries) à l’aile d’un trio avec Staal et Martinook.

« C’est un joueur très dynamique avec des habiletés offensives et de la créativité qui peut créer une occasion de marquer dès qu’il a la rondelle, a expliqué le directeur général Eric Tulsky. Nous avons un groupe capable de dominer la possession de rondelle depuis longtemps maintenant. Plus nous avons de talent pour convertir cela en chances de marquer et convertir ces occasions, plus nous devenons dangereux. »

L’évolution continue des jeunes attaquants Logan Stankoven (23 ans) et Jackson Blake (22 ans), qui jouent sur un trio avec le vétéran de 34 ans Taylor Hall, qui semble avoir trouvé la fontaine de Jouvence, a également ajouté une nouvelle dimension. Les trois ont alimenté l’attaque alors que les Hurricanes balayaient les Sénateurs d'Ottawa et les Flyers de Philadelphie lors des deux premiers tours, Hall menant le groupe avec 12 points (trois buts, neuf aides), Blake suivant avec 11 (quatre buts, sept aides) et Stankoven troisième avec huit (sept buts, une aide).

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Même si le premier trio composé de Svechnikov (un but, deux aides), Aho (trois buts, une aide) et Seth Jarvis (un but, trois aides) a été timide offensivement, l’attaque de la Caroline est plus diversifiée qu’auparavant.

« Nous avons l’impression de pouvoir nous adapter à la façon dont ces matchs peuvent être joués, et je pense que ça prendra peut-être une approche différente de celle que nous avions lors des deux premières séries, a indiqué Martinook. Nous avons tellement de vitesse sur chacun de nos trios, et quand tu peux rivaliser avec les trios rapides des autres équipes, c’est assurément un avantage. »

Prêts à utiliser les épaules

Après s’être fait brasser par les Panthers en début de finale d’association la saison dernière, les Hurricanes n'ont pas l'intention que ça se reproduise cette année.

« Nous avons un peu plus de robustesse, a affirmé Jarvis. Je pense que c’est quelque chose qui nous manquait peut-être par le passé. Nous avons des gars prêts à se lever pour leurs coéquipiers et nous avons un très bon groupe qui ne laisse personne nous bousculer. Nous tenons notre bout et nous sommes capables de jouer dans ces matchs difficiles.

« Et quand tu as un gardien comme Freddie et la façon dont il joue présentement, c’est difficile de nous battre. »

Effectivement, Frederik Andersen a été exceptionnel lors des deux premiers tours, n’accordant jamais plus de deux buts dans un match et stoppant 191 des 201 tirs en sa direction, ce qui lui donne une moyenne de buts alloués de 1,12 et un pourcentage d’arrêts de ,950, les meilleurs de la LNH, avec deux blanchissages. Le gardien de 36 ans est l’une des principales raisons pour lesquelles la Caroline a remporté ses huit premiers matchs des séries, une première dans la LNH depuis l’adoption du format quatre de sept pour chacun des quatre tours en 1987.

Mais les Hurricanes sont suffisamment expérimentés pour savoir que le vent risque de se lever bientôt. Ils portent encore les cicatrices de leurs échecs passés en finale d’association, qui servent à la fois de rappel et de motivation.

« C’est comme ça qu’on apprend, a expliqué l’entraîneur-chef Rod Brind’Amour, qui était le capitaine des Hurricanes lors de la conquête de la Coupe Stanley en 2006. Tu vas traverser des épreuves, et je pense que ça façonne ton identité, celle de ton équipe. Les joueurs qui ont vécu cela deviennent seulement plus forts.

« Mais nous en avons vécu assez de ces épreuves. »

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