MILAN – Un sourire édenté avec du sang sur la bouche. Le drapeau américain sur les épaules et le poing droit dans les airs. Les cheveux longs trempés de sueur. Une médaille d’or autour du cou.
Jack Hughes est maintenant et pour toujours un héros du hockey américain.
« Il se lève quand l’enjeu est grand », a dit l’entraîneur d’Équipe États-Unis Mike Sullivan. « Il a offert le meilleur de lui-même quand l’enjeu était immense. »
Hughes a inscrit le but en or, un but que les États-Unis attendent depuis 46 ans, à 1:41 de la prolongation et il a permis aux Américains de vaincre Équipe Canada 2-1 dans le match de la médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 dimanche au Santagiulia Arena.
Il s’agit de la première médaille d’or des États-Unis en hockey masculin depuis le « Miracle sur glace » de 1980.
« Je ne suis pas surpris, car quand je regardais dans le vestiaire avant la prolongation, je voyais probablement trois ou quatre joueurs qui ne semblaient pas nerveux et qui voulaient faire la différence », a affirmé le défenseur Quinn Hughes, le frère aîné de Jack. « J’avais ce sentiment à l’égard de Jack. Il est un joueur spécial. »
Hughes a été au cœur de tout ce qui s’est déroulé en fin de troisième période et en prolongation.
Il a d’abord reçu le bâton de l’attaquant canadien Sam Bennett directement sur la bouche, ce qui lui a arraché une partie d’une dent. Les États-Unis ont profité d’un jeu de puissance de quatre minutes après cette séquence à 13:26 du troisième engagement.
« J’ai d’abord regardé vers la glace et j’ai vu ma dent, puis je me suis dit “pas encore”, car la dernière fois que ça m’est arrivé, ce n’était pas tellement amusant », a raconté Hughes.
Il a ensuite réfléchi au temps restant et à l’opportunité qui se présentait en avantage numérique.
« Je me suis juste dit que nous avions un jeu de puissance élite, a-t-il ajouté. Je pensais qu’ils allaient marquer et que ce serait le dénouement de ce match pour la médaille d’or. »
Ce n’est pas ce qui s’est produit.
Non seulement les Américains ont échoué à marquer avec l’avantage d’un homme, Hughes est retourné sur la glace et il a écopé d’une pénalité pour bâton élevé, mettant fin aux 49 dernières secondes de l’avantage numérique des siens.
Son bâton a atteint le visage de Bo Horvat à 16:37. Les deux équipes ont joué à 4-contre-4, puis le Canada a obtenu un avantage numérique pour 1:11.
Hughes était dans ses pensées au banc des punitions.
« Je me suis imaginé sur une publication de Barstool, être le joueur que les États-Unis détestent parce que le Canada a marqué en avantage numérique, a-t-il lancé. J’ai pensé que ça allait mal tourner. »
Ses coéquipiers l’ont sauvé en écoulant la pénalité.
Les États-Unis ont offert un rendement de 18-en-18 pendant le tournoi en infériorité numérique et de 3-en-3 contre le Canada. Ils ont même écoulé un 5-contre-3 pendant 1:33 au deuxième tiers.
« Je suis juste heureux que nous nous soyons tirés de cette mauvaise situation dans laquelle je nous ai placés », a dit Hughes.
« Il a été en mesure de garder la tête froide, de revenir et d’être le héros », a renchéri l’attaquant Vincent Trocheck.
Mais 10 secondes avant de marquer le but qui allait changer sa vie et devenir le deuxième plus important de l’histoire du hockey américain derrière celui de Mike Eruzione contre l’Union soviétique en 1980, Hughes a dû se signaler défensivement.






















