Les Tchèques étaient à un doigt – ou un but, disons – de terminer le tour préliminaire des Jeux de Milano Cortina au deuxième rang du groupe A.
Mais finalement, ils devront se contenter du troisième rang de leur groupe et, peut-être, du huitième rang au cumulatif. Un positionnement beaucoup plus ardu en vue de la phase éliminatoire.
« Mais si vous voulez gagner, vous devez battre tout le monde de toute façon », a sagement rappelé le défenseur Radko Gudas.
Une philosophie à laquelle ses coéquipiers de la Tchéquie (1-0-1-1) devront visiblement adhérer dès mardi pour leur duel de huitièmes de finale.
La sélection nationale en est à sa neuvième participation aux JO et a remporté l’or une fois (Nagano 1998). Mais depuis les Jeux de Turin en 2006 (bronze), elle ne compte aucune médaille à son actif.
Après une défaite contre une équipe suisse privée de son attaquant vedette Kevin Fiala, les joueurs tchèques n’avaient pas le cœur à la fête. Certains dénotaient l’avantage numérique qui fait défaut pour l’instant – ils ont montré un rendement de 0-en-4 en pareilles circonstances dimanche et de 1-en-8 dans l’ensemble du tour préliminaire.
« Les membres de notre avantage numérique savent que ce qu’il doit faire, mais parfois, c’est une question de bonds chanceux ou malchanceux, a nuancé Gudas. Je crois qu’ils font du bon travail jusqu’à maintenant. Ils sont menaçants. »
Et il n’y a pas que les bonds qui peuvent être malchanceux. La Tchéquie s’est vu refuser un but en fin de troisième période car l’attaquant David Pastrnak aurait causé de l’obstruction sur le gardien Leonardo Genoni sur la séquence.
« Je crois qu’on peut faire mieux », a quand même soutenu Martin Necas, auteur de trois points face à la Suisse. « On voulait gagner, que ce soit en temps réglementaire, en prolongation ou en tirs de barrage. Mais on n’y est pas parvenu aujourd’hui. »
Ce n’est pas terminé pour la Tchéquie, mais les espoirs de médaille s’amenuisent.
« C’est une dure défaite, a conclu Pastrnak. Il faut tourner la page. »





















