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MILAN – Au final, Jeremy Swayman peut en rire. Les gars sont venus à sa rescousse.

Le gardien d’Équipe États-Unis a accordé un but d’un lancer de la zone neutre en première période, et un autre avec 2,6 secondes à faire en deuxième période. Mais l’entraîneur Mike Sullivan a continué de se fier à lui, tout comme ses coéquipiers.

Les Américains se sont regroupés pour signer une victoire de 6-3 contre Équipe Danemark au Santagiulia Arena, samedi, dans la ronde préliminaire des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, dominant les Danois 47-21 dans la colonne des tirs.

Les États-Unis termineront au premier rang du groupe C et obtiendront un laissez-passer pour les quarts de finale s’ils obtiennent au moins un point contre Équipe Allemagne dimanche (15 h 10 HE; Peacock, USA, ICI Télé, CBC Gem, TSN, CBC).

« C’est tellement spécial de sentir la camaraderie au sein de ce groupe et de savoir que la confiance n’a pas été affectée, a dit Swayman. Ça ne m’a pas affecté, et ça n’a pas affecté qui que ce soit dans l’équipe. C’est la raison pour laquelle il s’agit d’un groupe aussi dominant. Je pense que c’est bon de faire face à de l’adversité. Ce n’est pas ce que tu souhaites, mais c’est bien. Nous avons fait du très bon travail ce soir. »

En théorie, les Américains n’auraient pas dû avoir de la difficulté à vaincre le Danemark. Ils étaient largement favoris aux yeux de tout le monde, incluant les Danois. Le Danemark a même gardé son gardien no 1 Frederik Andersen à l’écart dans le but qu’il soit frais et dispos pour le duel contre Équipe Lettonie, une équipe plus prenable, dimanche.

Sullivan avait décidé d’envoyer Swayman dans la mêlée et de placer Connor Hellebuyck dans le rôle de réserviste.

Le Danemark a pris les devants 1-0 à 1:40 de la première période sur un bond quelque peu chanceux. Swayman a stoppé le tir redirigé par l’attaquant Nick Olesen, mais le retour a ricoché sur le défenseur Zach Werenski et la rondelle s’est faufilée sous le gardien.

Matt Boldy a créé l’égalité moins de deux minutes plus tard. Puis, le Danemark a repris les devants à 11:16 sur un autre jeu étrange, quand le défenseur Nicholas Jensen a tiré la rondelle depuis le centre de la glace. La rondelle est passée au-dessus de l’épaule droite de Swayman.

Ce dernier a dit n’avoir jamais vu la rondelle.

« Il y a eu un écran le temps d’une seconde, et le tir avait la hauteur parfaite, directement entre les estrades et le haut de la bande, a expliqué Swayman. Je l’ai vraiment perdue de vue. Je voudrais revoir ce lancer, mais en même temps, à ce niveau, tu dois demeurer calme et concentré. C’est un tir à la fois, et peu importe la façon dont tu te fais battre, tu dois te relever et stopper le prochain. Je suis fier de ce groupe qui m’a soutenu et qui a achevé le travail ce soir. »

Les bandes sont décorées avec des couleurs foncées pour les Olympiques. Elles sont particulièrement foncées dans la partie décrite par Swayman. Est-ce là qu’il a perdu la rondelle de vue?

« Je suis daltonien, alors ça ne change pas grand-chose pour moi, a-t-il répondu en riant. C’est une chose avec laquelle tous les gardiens doivent composer. Nous jouons dans des arénas différents chaque soir dans la LNH, alors c’en est qu’un autre. C’est un défi que tu dois apprécier. Vous savez quoi? Nous en parlons maintenant, puis nous passerons à autre chose et affronterons l’Allemagne demain. »

Les Américains peuvent passer à autre chose parce que les attaquants Brady Tkachuk et Jack Eichel ont marqué tour à tour sur des séquences similaires dès la mise en jeu en territoire offensif à 9:26 et à 10:23 de la deuxième période, respectivement, pour donner une avance de 3-2 aux États-Unis.

« Ce qui nous passait par la tête était de ne pas lâcher et de nous faire confiance les uns les autres, a dit Tkachuk. Ça démontre le caractère qu’il y a dans ce vestiaire et le degré de confiance que nous avons les uns envers les autres. Si nous ne relâchons pas nos efforts, nous allons aimer le résultat au bout du compte. »

Après le but de Noah Hanifin qui faisait 4-2 à 17:23, Swayman a flanché devant le tir frappé de la pointe du défenseur Phillip Bruggisser avec 2,6 secondes à jouer à l’engagement. L’avance n’était plus que d’un but, et Swayman avait cédé trois fois sur 11 lancers. Mais Sullivan n’en est pas venu à la conclusion qu’il fallait y aller avec Hellebuyck pour la troisième période.

Pourquoi?

« Parce que nous croyons en lui, a lancé Sullivan. Il est un bon gardien. »

Sullivan voulait-il préserver les énergies d’Hellebuyck pour le duel contre l’Allemagne?

« Non », a répliqué l’entraîneur.

Les Américains sont sortis forts en troisième et les attaquants Jake Guentzel et Jack Hughes ont porté la marque à 6-3.

« Il ne faut pas paniquer. C’est un match de 60 minutes, a noté Eichel. Ils ont profité de quelques bonds chanceux en première période. Si nous jouons à notre façon pendant 60 minutes, les choses vont tourner en notre faveur. Et c’est ce qui est arrivé. »

Ceci étant dit, Eichel a mentionné qu’Équipe États-Unis était encore un « produit inachevé ». Les Américains ont paru désynchronisés à quelques reprises.

Ils ont beaucoup de travail à faire et très peu de temps avant les matchs sans lendemain commencent.

« Il faut rapidement trouver notre rythme, a émis Tkachuk. Ce qui est bien, c’est que nous ne faisons que commencer à montrer ce que nous pouvons faire. Il faut atteindre notre apogée au bon moment. »

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