MILAN – Les faits mettent en lumière le défi auquel fera face Équipe France dimanche.
« Leur pire joueur sera meilleur que notre meilleur joueur », a lancé le capitaine de la France et ancien de la LNH, Pierre-Edouard Bellemare. « Et c’est la vérité. »
La France ne compte que sur un joueur de la LNH aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 : l’attaquant des Canadiens de Montréal Alexandre Texier.
Équipe Canada a 25 joueurs de la LNH au sein de formation, tous des joueurs étoiles, incluant les premier, deuxième et quatrième meilleurs marqueurs de la LNH cette saison qui sont réunis au sein d’un même trio : Connor McDavid, Nathan MacKinnon et Macklin Celebrini, respectivement.
Comme Bellemare l’a souligné avant le début du tournoi, la France ne serait probablement pas des Jeux de Milan si la Russie n’était pas bannie de la compétition par le Comité international olympique.
Le Canada a gagné la médaille d’or dans trois des quatre dernières éditions des Olympiques qui mettaient en vedette les joueurs de la LNH. L’Unifolié représente la puissance mondiale du hockey.
Alors, oui, il serait insensé pour les joueurs français de penser qu’ils vont l’emporter contre le Canada, l’équipe considérée comme la meilleure au monde, dans le dernier match de la ronde préliminaire des deux formations au Santagiulia Arena dimanche (10 h 40 HE; Peacock, USA, ICI Télé, CBC Gem, RDS2, CBC).
La France s’est inclinée 4-0 devant Équipe Suisse jeudi et 6-3 contre Équipe Tchéquie vendredi. Malgré de vaillants efforts, le manque de talent a fini par couler les Français face à deux équipes nationales de qualité.
Le Canada a pour sa part défait la Tchéquie 5-0 jeudi et la Suisse 5-1 vendredi.
Mais les joueurs français n’ont même pas à conserver le pointage serré contre le Canada pour soutirer ce qu’ils veulent de ce tournoi olympique. Pour Bellemare, ils vont être satisfaits s’ils parviennent simplement à rendre la tâche difficile aux Canadiens.
« Nous sommes venus ici pour obtenir du respect, a dit Bellemare, qui a disputé 700 matchs dans la LNH entre 2014 et 2024. Il n’a jamais été question de médaille. Nous avons tenté de l’expliquer à tous nos médias à la maison qui ne connaissent pas le hockey, qui ne connaissent pas notre équipe, et qui nous comparent avec le handball, le soccer, le basketball ou le rugby. Nous ne sommes pas dans la même catégorie. Au niveau international, la France n’est même pas proche du 12e échelon. C’est la vérité. Et nous nous retrouvons dans ce tournoi qui est censé réunir les 12 meilleures nations au monde.
« Nous savions que ce serait difficile, mais nous avons toujours dit que peu importe le talent auquel nous allions faire face, nous ne laisserions pas l'adversaire avoir plus de cœur et de jambes que nous. »
C’est ce que la France a fait dans ses deux matchs jusqu’ici.
La Suisse a rapidement pris une avance de 2-0 jeudi, mais la France n’a jamais relâché et ne s’est pas fait humilier. Timo Meier a marqué deux buts dans les 10 dernières minutes de la troisième période pour compléter la marque de 4-0.
C’était encore mieux pour la France face à la Tchéquie. En retard 2-0 après la première période, les Bleus ont inscrit trois buts en l’espace de 5:54 en deuxième période pour se doter d’une avance de 3-2. Les Tchèques ont finalement répliqué avec deux buts avant la fin de l’engagement et deux autres en troisième période pour l’emporter 6-3, mais le jeu a été serré tout au long de la rencontre.
« C’est malheureux que quelques erreurs ici et là donnent l’impression qu’on n’était pas du tout dans le coup. C’était quand même 4-3 en deuxième période, a rappelé Bellemare. Vous m’auriez dit cela il y a deux ans et j’aurais été emballé. C’est une autre preuve que lorsqu’on fait ce que l’entraîneur demande, ça fonctionne. Et ce, peu importe le niveau. »























