Jarmo Kekalainen ne veut plus que les Sabres de Buffalo soient une proie facile.
Le directeur général des Sabres estime que le temps est venu de s’affirmer dans le but de mettre fin à une disette de 14 saisons sans participer aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
« Ce que j’ai remarqué depuis que nous connaissons un certain succès, c’est que les équipes essaient de nous mettre à l’épreuve, a partagé Kekalainen. On essaie de nous bousculer et selon moi, nous avons ajouté des joueurs qui vont faire en sorte que ça nous arrivera moins souvent désormais. »
Les Sabres sont maintenant plus costauds et comptent davantage de profondeur grâce à l’acquisition des attaquants Sam Carrick et Tanner Pearson ainsi que des défenseurs Logan Stanley et Luke Schenn, qu’ils ont obtenus dans le cadre de trois transactions différentes avant la fermeture du marché des transactions vendredi après-midi.
Carrick s’est amené en provenance des Rangers de New York, jeudi, en échange de choix de troisième et sixième tours au repêchage de 2026. Stanley et Schenn ont été obtenus la même journée dans une transaction avec les Jets de Winnipeg, en retour du défenseur Jacob Bryson, de l’attaquant Isak Rosen ainsi que d’un choix de quatrième tour en 2026 et un autre de deuxième tour en 2027.
Les Sabres ont fait l’acquisition de Pearson dans une autre entente avec Winnipeg, vendredi, cédant alors un choix de septième tour en vue du repêchage de 2026.
Buffalo (37-19-6) se trouve au deuxième rang du classement de la section Atlantique et est en position de se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 2010-11.
« Nous avons entièrement confiance en ce groupe ; la façon dont nos joueurs se comportent ces temps-ci, la façon dont ils rivalisent, la façon dont ils ont du plaisir à jouer au hockey, a énuméré Kekalainen. Nous voulions donc récompenser ce groupe, leur montrer que nous croyons en eux et que nous voulons les aider en allant chercher des gars qui nous aideront dans certains aspects du jeu. Je pense que nous avons comblé ces besoins-là et nous sommes une équipe plus solide maintenant. »
Stanley, 27 ans, et Schenn, 36 ans, sont de grands défenseurs qui en sont à la dernière année de leur contrat respectif, si bien qu’ils seront tous deux admissibles à l’autonomie complète à la fin de la campagne.
Stanley est un colosse de 6 pieds 7 pouces et 231 livres qui a récolté 21 points (neuf buts, 12 passes) en 59 matchs à sa sixième saison avec Winnipeg. Schenn a amassé sept points (un but, six passes) en 46 rencontres pour les Jets. Le vétéran de 6 pieds 2 pouces et 225 livres en est à sa 18e saison dans la LNH. Il a remporté la Coupe Stanley avec Tampa Bay en 2020 et 2021.
Kekalainen aime bien le gabarit de ces deux arrières.
« Je crois fermement que plus tu vas loin en séries, plus tu as besoin de joueurs de cette taille pour protéger le devant du filet, a-t-il noté. Luke Schenn a remporté la Coupe Stanley. Il sait ce que ça prend pour passer à travers un parcours aussi éprouvant, pour aller loin au printemps et même à l’été.
« Logan Stanley est de toute évidence un géant à 6 pieds 7 pouces, et il a la portée, la taille et la capacité à dégager le devant du filet. Ici aussi, plus on avance au printemps – et nous bataillons présentement pour accéder aux séries – plus ce genre de chose est vraiment important. Nous serons maintenant plus solides près de notre filet. »
À la ligne bleue des Sabres, le chef de file est encore le capitaine Rasmus Dahlin, le premier choix lors du repêchage de 2018. Le talentueux groupe d’arrières compte aussi Mattias Samuelsson, Bowen Byram et Owen Power, ce dernier ayant été sélectionné au premier rang du repêchage de 2021.
« Nous avons beaucoup de talent à la ligne bleue, de la mobilité, une capacité à appuyer l’attaque, des défenseurs qui ont des qualités offensives, a noté Kekalainen. Mais je pense que ces deux gros troncs d’arbre que nous avons obtenus dans ces transactions viendront nous aider défensivement. »
Quand Kekalainen a été embauché au poste de directeur général à la place de Kevyn Adams, le 15 décembre, il a placé la barre plus haute qu’une simple qualification pour les séries, exprimant son désir que les Sabres aspirent à une conquête de la Coupe Stanley.
Buffalo affiche un dossier de 23-5-2 depuis que Kekalainen est en poste et l’équipe, qui se trouvait initialement à six points de la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries dans l’Association de l’Est, a maintenant sept points d’avance sur la formation qui occupe cette même place aujourd’hui.
« Nos joueurs montrent un grand esprit de compétition et, à cet égard, je donne beaucoup de crédit au groupe et au personnel d’entraîneurs, a déclaré Kekalainen. Je pense que tout le monde sait que nous avons beaucoup de talent, mais nos joueurs montrent aussi un grand esprit de compétition et ils ont montré beaucoup de caractère tout au long de la saison, ce qui fait également partie de la courbe de progression. Et je trouve que c’est là le plus bel aspect de notre réussite des derniers mois. Nous avons vraiment fait preuve d’une belle force de caractère. »
En Carrick et Pearson, Buffalo a ajouté de la profondeur chez les attaquants. Carrick, 34 ans, a inscrit 10 points (quatre buts, six passes) en 60 matchs avec les Rangers tandis que Pearson, 33 ans, a récolté 13 points (sept buts, six passes) en 52 rencontres avec les Jets.
Carrick a encore un an à faire à son contrat d’une durée de trois saisons et Pearson est admissible à devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet.
« Nous avons ajouté Sam Carrick, qui est très bon sur les mises en jeu, a indiqué Kekalainen. Il est droitier et il est en mesure de s’occuper des mises en jeu en zone défensive, des mises en jeu importantes, des mises en jeu en désavantage numérique. »
Kekalainen dit avoir pris soin d’aller chercher des joueurs de qualité qui ne viendront pas perturber la chimie qui s’est installée chez les Sabres cette saison.
« Je pense que ça nous ramène à la confiance que nous avons en ce groupe, a-t-il dit. Nous ne voulons pas déranger quelque chose qui fonctionne vraiment bien, le fait qu’ils aient autant de plaisir ensemble. La confiance règne entre eux et on peut voir qu’ils s’amusent comme des fous. »
Avec la collaboration de Heather Engel, correspondante indépendante NHL.com




















