EDMONTON – Avec Connor McDavid qui n’est pas en pleine santé, et les Oilers d’Edmonton qui font face à l’élimination, l’entraîneur Kris Knoblauch n’a pas vraiment d’autres choix que de se tourner vers son option nucléaire dans la première ronde de l’Association de l’Ouest contre les Ducks d’Anaheim.
Placer Leon Draisaitl sur le premier trio en compagnie de McDavid, plutôt qu’au centre du deuxième trio comme il le fait habituellement, est une tactique à 5-contre-5 que le pilote des Oilers a employée pour la première fois de la série dans un gain de 4-1 dans le match no 5 au Rogers Place mardi.
Et il faut s’attendre à ce que ça ne soit pas la dernière fois que Knoblauch appuie sur le proverbial bouton rouge, puisque les Oilers seront à nouveau au bord du gouffre dans le match no 6 au Honda Center jeudi (22 h HE; HBO MAX, Victory+, truTV, TNT, KCOP-13, SN360, SN, TVAS, CBC), eux qui tirent de l’arrière 3-2 sur les Ducks dans cette série quatre de sept.
McDavid a subi une blessure à la cheville lorsqu’il est entré en collision avec son coéquipier Mattias Ekholm dans le match no 2, et sa présence n’a été confirmée que quelques minutes avant le match no 5.
Le capitaine des Oilers a toutefois été en mesure de jouer et il a amassé une mention d’aide sur chacun des deux buts de Draisaitl dans le match en plus de décocher quatre tirs et de terminer la rencontre avec un différentiel de +1 en 24:09 de temps de glace.
Cette tactique a pour objectif d’alléger la charge de travail de McDavid, alors que Knoblauch a reconnu que ce dernier n’était pas en mesure de jouer au maximum de ses capacités en raison de sa blessure.
« Absolument, ça lui enlève un peu de pression de laisser Leon contrôler la rondelle un peu plus, plutôt que ce soit toujours Connor qui doive générer de l’attaque par lui-même avec le disque. Il a évidemment eu de l’excellent soutien avec Leon qui est capable de réaliser des jeux, mais aussi avec (Kasperi) Kapanen, a mentionné Knoblauch. Kapanen a très bien joué lui aussi. »
McDavid a été le meneur des Oilers et de la LNH avec 138 points (48 buts, 90 passes) en 82 matchs de saison régulière, tandis que Draisaitl a terminé au deuxième rang de l’équipe avec 97 points (35 buts, 62 passes) en 65 parties.
« McDavid et Draisaitl ont toujours été bons (ensemble), a souligné Knoblauch. Cette année, ils n’ont pas dominé leurs opposants comme ils l’ont déjà fait par le passé. Il y a peut-être eu un gros facteur chance, ou peut-être que les choses ne se sont pas déroulées comme ils l’auraient voulu, mais peu importe ce que c’est, ils n’ont pas marqué à outrance.
« La chimie demeure toutefois présente, c’est certain, et nous allons disputer un match où nous devons faire face à l’élimination et où nous devons changer notre destin. Nous avons le sentiment que placer nos espoirs dans les mains de nos deux meilleurs joueurs et de les laisser dicter l’allure du jeu est la chose à faire. »
Cette méthode a porté ses fruits dès le départ, avec Edmonton qui a rapidement pris les devants 3-0 en 10:13 dans le match no 5, ce qui devrait pousser l’équipe à adopter les mêmes bases pour son plan de match offensif en vue du match no 6.
Mais même à l’intérieur de son premier trio, Knoblauch a indiqué que la stratégie utilisée cherchait à enlever des responsabilités à McDavid, puisqu’il n’a pas à être le moteur de ce trio aussi souvent en évoluant à l’aile.
« Avec Leon qui prend évidemment beaucoup de mises en jeu, Connor et lui peuvent discuter avec chaque mise en jeu pour déterminer qui va la prendre, a expliqué Knoblauch. Si l’un des deux a une bonne sensation par rapport à une mise en jeu, que ce soit parce qu’il connaît du succès contre l’autre centre, ou qu’il préfère y aller parce qu’il est sur son revers ou son côté fort, ça enlève donc un peu de pression à Connor. »


















