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TAMPA – Tout indique que Martin St-Louis procédera à un premier changement de personnel, mercredi, à l’occasion du cinquième match de la série face au Lightning de Tampa Bay.

Fidèle à sa résolution de cacher son jeu jusqu’à la dernière minute, l’entraîneur-chef des Canadiens n’a rien voulu dévoiler lors de son point de presse à l’hôtel de l’équipe en matinée. Mais on a pu voir, au Benchmark International Arena, que l’attaquant Oliver Kapanen patinait avec les réservistes. Le défenseur Noah Dobson a notamment rejoint le groupe peu après le début de la séance. 

Blanchi en quatre matchs depuis le début de la série, le joueur de centre finlandais risque de céder sa place à Brendan Gallagher, qui n’était pas de cette séance matinale. 

Le pilote a tenté de relancer Kapanen en le replaçant au centre d’Ivan Demidov lors des deux derniers matchs – une formule qui lui a permis d’inscrire 22 buts en saison – mais la recrue a tout simplement été invisible. On ignore de quelle façon St-Louis réorganisera ses trios avec l’insertion de Gallagher.

Ce dernier n’a pas joué depuis le 14 avril. Si le vétéran devait enfiler l’uniforme pour la première fois de ce tournoi printanier, il s’agirait de son 77e match en carrière en séries.

« Gally est dans la Ligue et avec les Canadiens depuis tellement d’années, a fait valoir Zachary Bolduc. C’est plaisant de l’avoir avec nous même s’il n’a pas encore eu l’occasion de jouer. Il parle beaucoup avec les jeunes joueurs depuis le début de la série, et nous dit ce qu’il observe.

« Gally peut amener un élément émotif, il l’a fait toute sa carrière. C’est un gars qui n’a pas peur d’aller au filet, c’est un compétiteur. Il ne nous laisse pas de chances, même à l’entraînement. Ce serait le fun de le voir en uniforme, mais ce sont des choses qu’on laisse aux entraîneurs. »

À l’image de Bolduc, Alexandre Carrier a parlé de l’impact positif de Gallagher.

« Nous connaissons tous l’impact de Gally au sein de notre vestiaire, il est tellement un bon vétéran et une bonne personne, a affirmé Carrier lors d’une rencontre avec les journalistes dans un chic hôtel de Tampa. Il a déjà joué une finale de la Coupe Stanley et il a de l’expérience. Nous aimons passer du temps avec lui, il sourit toujours et il donne des conseils à ses coéquipiers. »

« Sur la glace, il est aussi tout un compétiteur, a-t-il poursuivi. Quand nous parlons de l’importance de compter sur une présence devant le filet, nous savons qu’il s’agit d’une force pour Gally. »

À quelques heures de ce cinquième match, St-Louis a respecté sa propre philosophie en ne confirmant aucun changement à sa formation. Mais l’homme de 50 ans a encore eu de bons mots pour le numéro 11. 

« Il est avec nous et il travaille fort, exactement comme je le pensais, a-t-il noté. Gally a une carrière qui parle d’elle-même. Il joue avec cœur. 

« S’il a la chance de jouer, il donnera tout ce qu’il a en lui, mais il le fait à chacun de ses matchs. Tous les joueurs passent à travers différents défis vers la fin de leur carrière. C’est pour tout le monde. Mais c’est aussi un privilège quand tu te retrouves devant un tel défi puisque c’est une preuve d’une longue carrière. »

Même formule chez le Lightning

Du côté du Lightning, il risque de n’y avoir aucun changement à la formation.

L’entraîneur-chef Jon Cooper a indiqué que Charle-Édouard D’Astous représentait une option et qu’une décision serait prise avant la rencontre, mais ce dernier a fait du temps supplémentaire après l’entraînement matinal en compagnie de tous les réservistes.

Brandon Hagel, qui a raté l’entraînement de mardi, sera quant à lui à son poste. Il totalise déjà six buts en quatre matchs, et pose tout un problème pour le Tricolore.

Jusqu’ici, les seules victoires du Lightning sont survenues quand il tirait de l’arrière dans la série. Il devra trouver un moyen de créer ce sentiment d’urgence, même si les chances sont désormais égales.

« Chaque match est super important, a souligné l’attaquant Yanni Gourde. On a gagné les matchs no 2 et 4, mais je ne crois pas que ce soit grâce au sentiment d’urgence. L’importance est toujours la même et il faut conserver cette approche-là. »