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RIMOUSKI – L’Océanic de Rimouski s’est bien battu, mais repart bredouille d’une Coupe Memorial dont il était l’équipe hôtesse. La troupe de Joël Perrault a subi un troisième revers en autant de sorties, mercredi, par la marque de 6-2 face aux Wildcats de Moncton au Colisée Financière Sun Life.

Les Wildcats de Moncton, qui obtiennent leur premier gain du tournoi, se frotteront aux Knights de London en demi-finale. Le gagnant de ce match affrontera les Tigers de Medicine Hat en grande finale, dimanche.

C’est avec beaucoup d’émotions que plusieurs joueurs de l’Océanic, dont les vétérans de 20 ans Jonathan Fauchon, Jacob Mathieu et Pier-Olivier Roy, ont fait leurs au revoir à la foule rimouskoise. Mathieu, capitaine de l’Océanic, a passé ses cinq saisons de hockey junior dans le Bas-St-Laurent.

« Jacob, c’est le chum de tout le monde dans ce vestiaire, le leader de tout le monde », a souligné Perrault après la rencontre. Il a été mon premier capitaine (à partir d’octobre 2023). Je suis heureux d’avoir pris mon temps pour nommer mon capitaine, parce que je ne pouvais pas demander un meilleur être humain pour m’aider à mes débuts dans cette ligue. »

« Je suis vraiment fier de la manière dont on a grandi comme équipe, a quant à lui déclaré Mathieu. On était négligés à la Coupe Memorial. On a montré de belles choses en séries de la LHJMQ. En étant l’hôte de la Coupe Memorial, tout le monde voulait nous battre. Je pense qu’on a montré ce dont on était capables malgré les embûches. »

L’espoir des Golden Knights de Vegas Mathieu Cataford et celui des Panthers de la Floride Luke Coughlin, qui devraient faire le saut dans les rangs professionnels à compter de cet automne, en étaient probablement eux aussi à leur dernier match junior.

Battus malgré un départ monstre

Après 20 minutes de jeu mercredi, l’Océanic ne semblait en rien destinée à être éliminé du tournoi. Il dominait les Wildcats 17-6 au chapitre des tirs au but et 2-1 au pointage.

Même que si ce n’était pas du gardien Mathis Rousseau, l’avance de l’équipe hôtesse aurait pu être doublée, voire triplée.

« Notre première période : atroce », a tranché l’entraîneur-chef des Wildcats, Gardiner MacDougall. « Probablement la pire période de l’histoire de la Coupe Memorial. »

Rousseau a sauvé les meubles à plusieurs autres reprises pendant la rencontre, terminant le match avec 32 arrêts.

« Mathis a été notre étoile. Il nous a gardés dans le match, a vanté MacDougall. Malgré une première période atroce, nous n’étions en retard que par un but à notre retour au vestiaire. »

C’est toutefois Loke Johansson qui a effectué le plus bel arrêt de la soirée. Le défenseur appartenant aux Bruins de Boston a dégagé le disque de sa ligne de but pour empêcher l’Océanic de créer l’égalité 3-3. Rousseau avait été battu sur la séquence.

Amorphe depuis le début du tournoi, l’offensive des Wildcats s’est véritablement mise en marche en deuxième période. Deux buts rapides de Juraj Pekarcik et Gabe Smith en début d’engagement ont changé le cours de la rencontre. Moncton n’a plus regardé derrière.

Étienne Morin a donné un coussin de deux buts aux champions de la LHJMQ, puis Smith et Mercier ont complété la poussée des leurs en marquant dans un filet désert. Julius Sumpf avait ouvert la marque au premier tiers.

« On a manqué quelques chances, et eux, on dirait qu’aussitôt qu’ils avaient une chance, ça finissait dans notre but », a analysé Pier-Olivier Roy.

Les Wildcats ont totalisé six buts mercredi après en avoir marqué trois dans les deux premiers matchs du tournoi, un rythme de production qui était bien en deçà de ce à quoi l'équipe nous avait habitué en saison avec leurs 294 buts en 64 rencontres.

« On n’a jamais douté de nous [dans les derniers jours, après les deux défaites], a affirmé Morin. Je n’ai jamais vu un groupe aussi spécial. S’il y a quelque chose qu’on a, c’est de la résilience. On est vraiment en confiance. Même quand on joue de moins bons matchs, on se sent toujours dans la partie. »

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