CMJ : Connor Bedard écrit l'histoire dans la victoire
Le Canada s'est emparé de la deuxième place du groupe A et a rendez-vous avec la Slovaquie en quarts de finale

Connor Bedard s'est chargé de nous donner les réponses rapidement. La jeune sensation a amassé trois aides dans les 12 premières minutes de jeu, et en a ajouté une autre en troisième période, pour entrer dans l'histoire et aider les siens à signer une convaincante victoire de 5-1 au Scotiabank Centre d'Halifax.
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Grâce à ses 18 points, dont 6 buts, en quatre matchs, Bedard a égalé la marque d'Eric Lindros pour les points (31) par un joueur d'Équipe Canada. Il totalise 31 points en 13 matchs en carrière, alors que Lindros avait atteint ce plateau en 21 rencontres.
« Mon père m'a raconté à quel point c'était un bon joueur, a dit la jeune vedette. Il avait tout un talent. C'est un peu fou d'entendre mon nom dans la même catégorie que le sien, surtout en sachant à quel point il était dominant à son époque. »
Bedard a d'ailleurs encore besoin d'un petit but pour s'emparer seul du titre de meilleur buteur du pays. Il est présentement à égalité avec Jordan Eberle, avec 14 buts.
« Je n'ai plus de mots pour lui, a lancé l'attaquant Nathan Gaucher en riant. Encore une fois, une soirée de quatre points. C'est assez incroyable. Josh (Roy) joue avec et il me dit à quel point il a une vision du jeu incroyable. Il est électrisant à voir et il nous fait gagner des matchs. »
Bedard pourra peut-être battre ces deux records en quarts de finale contre la Slovaquie (2-0-1-1). Avec cette troisième victoire en quatre matchs en ronde préliminaire, le Canada (3-0-0-1) s'est emparé de la deuxième place du groupe A, derrière la Tchéquie, et devra se mesurer au pays qui a surpris les États-Unis 5-2, plus tôt dans le tournoi.
Brennan Othmann, à deux reprises, Joshua Roy, Tyson Hinds et Kevin Korchinski ont touché la cible pour les favoris de la foule, qui menaient 2-0 après 2:08 de jeu. Après de lents départs dans la majorité de ses matchs, la formation unifoliée n'a laissé aucun doute, cette fois.
Roy a frappé avec seulement 57 secondes d'écoulées à la rencontre pour semer le doute dans l'esprit des Suédois, invaincus avant ce duel. Othmann a inscrit son premier de la soirée, 1:11 plus tard, pour porter un dur coup à l'adversaire, malgré tout le temps qu'il restait au cadran.
« Je n'aurais pas pu demander mieux, a lancé Roy à propos de son but. Comme joueur de hockey, on vit pour des moments comme ceux-là. L'ambiance était incroyable. De marquer le premier but après une minute, c'était assez fou comme moment. »
La troupe de Magnus Havelid est parvenue à calmer les ardeurs des locaux pendant quelques instants, mais ça n'a pas duré bien longtemps. Le Québécois Tyson Hinds a de nouveau soulevé la foule en marquant son deuxième du tournoi avec un boulet de l'enclave, à 11:45.
On ne donnait plus bien cher de la peau des hommes en jaune à ce moment, avec raison.
Ils ont finalement montré signe de vie par l'entremise de Ludvig Jansson lors d'un jeu de puissance de cinq minutes causé par la pénalité majeure imposée à Zack Ostapchuk pour avoir donné du genou, en fin de première. Ce fut leur seul moment de réjouissance.
Le gardien Thomas Milic a été particulièrement solide quand ses coéquipiers ont écopé de trois pénalités en deuxième période. Il a réalisé 22 arrêts, et a tenu le fort jusqu'aux buts d'Othmann et de Korchinski, qui ont fermé les livres au dernier tiers.
« Il a très bien joué, a dit l'entraîneur Dennis Williams au sujet de son portier. Il a été solide, il a bien contrôlé ses retours et il a été important en désavantage numérique. Certains arrêts ont paru faciles, mais ils ne l'étaient pas réellement. Il s'est bien battu pour repérer le disque. »
À l'autre bout, Carl Lindbom s'est bien repris après avoir cédé sur les deux premiers tirs de la rencontre, repoussant 39 rondelles. À sa défense, l'attaque canadienne a été incisive à souhait.
Bonne soirée pour les Québécois
En entrevue, vendredi, Roy avait prévenu qu'il aimait élever son niveau de jeu d'un cran dans les moments importants. On ne pourra pas dire que l'espoir des Canadiens de Montréal ne nous avait pas prévenus.
L'attaquant québécois a non seulement donné le ton à la rencontre avec son but, il a probablement offert sa meilleure prestation du tournoi. Aux côtés de Bedard et de Logan Stankoven, il a menacé à plusieurs occasions, et a joué du hockey inspiré.
« Connor est incroyable, a souligné Roy. Tu ne sais pas ce qu'il va faire avec la rondelle. Ça doit tellement être dur défendre contre lui. Même moi, je joue avec lui et je reste surpris parfois quand il fait ses feintes. »
Même chose pour Gaucher qui, dans un rôle d'énergie, a tout fait sauf marquer. Il a rempli les missions défensives avec brio, bloquant notamment des tirs en désavantage numérique, et a enfoncé la pédale au plancher à chacune de ses présences.
« Je suis allé chercher la confiance de l'entraîneur, et c'est gros dans un tournoi comme celui-là, a dit Gaucher. Plus le tournoi va avancer, plus les équipes vont être bonnes. Je vais avoir ma part à faire dans ces matchs-là, et ça va être important de jouer à ma façon. »
Et c'est sans oublier le but d'Hinds, qui a permis aux Canadiens de jouer avec assurance jusqu'à la toute fin. Somme toute, une soirée réussie pour conclure 2022.

















