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HALIFAX - Les Tchèques ont dû patienter pendant 22 ans avant de se retrouver à nouveau au sommet d'un groupe au Championnat mondial junior. Quand ils ont réussi l'exploit, samedi, ils étaient assez peu impressionnés. Après tout, ils n'ont encore rien accompli.
« C'est sûr que ce serait spécial, a commenté le défenseur David Jiricek. Mais ce n'est que la ronde préliminaire. La prochaine étape sera la plus importante et la plus plaisante. »

Au moment de défiler dans la zone mixte après leur victoire de 8-1 contre l'Allemagne, les joueurs tchèques devaient encore espérer une victoire du Canada contre la Suède en soirée pour que leur première place soit confirmée - un souhait qui a éventuellement été exaucé.
C'est peut-être aussi ce qui explique leur faible niveau d'enthousiasme par rapport à ce qu'ils venaient de réussir. Grâce à leur fiche de 3-0-1-0 et leur récolte de 10 points, ils ont rendez-vous avec la Suisse en quarts de finale - un duel qui devrait en principe leur être favorable.
De la manière dont la troupe de Radim Rulik joue depuis le début du tournoi, elle pourrait bien continuer de surprendre pendant la ronde éliminatoire. Elle affiche d'ailleurs la deuxième meilleure attaque de la compétition avec une récolte de 24 buts en quatre matchs et n'en a accordé que six.
« Avant le premier match du tournoi, notre seul objectif était de se qualifier pour les quarts de finale, a indiqué le pilote avec l'aide d'un interprète. C'est encore un peu tôt pour me prononcer sur ce que cet exploit signifie pour notre pays. En ce moment, ça ne signifie pas grand-chose. On verra plus tard. »
La dernière fois que la Tchéquie a trôné au sommet d'un groupe au Mondial junior, c'était lors de l'édition de 2001. Elle avait maintenu une fiche parfaite en ronde préliminaire avant de battre la Suisse, la Suède et la Finlande en ronde éliminatoire pour décrocher l'or - sa dernière de deux conquêtes dans l'histoire du tournoi.
Avec un groupe qui compte sur 16 joueurs ayant participé à la dernière édition estivale, la formation ne manque pas d'expérience. Ça pourrait bien lui servir quand les choses se corseront.
Surtout que le noyau de cette équipe n'est pas étranger aux insuccès. Les Tchèques n'avaient signé qu'une victoire en phase préliminaire, cet été, avant de sauver les meubles en surprenant les États-Unis en quarts de finale. Sans cette victoire, leur prestation à ce tournoi aurait pu être qualifiée de catastrophe.
Cela leur aura au moins permis de poser les bases de ce qu'ils sont en train d'accomplir, à Halifax. La victoire de 5-2 contre le Canada à leur premier match leur a ensuite montré que tout était possible.
« On a surtout retenu l'expérience de cet été, a conclu le défenseur David Spacek. Nous avons aussi plusieurs joueurs qui évoluent en Amérique du Nord, ce qui nous aide beaucoup sur les petites patinoires.
« Comparativement à cet été, je crois que nous commettons beaucoup moins de revirements et que notre jeu est plus facile, plus simple. Nous marquons aussi beaucoup de buts. Ce n'est pas sorcier, plus tu marques, plus tu as de chances de l'emporter. »