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Cinq questions avec… André Tourigny

L'entraîneur des 67's d'Ottawa vient d'être nommé entraîneur de l'année dans la Ligue de hockey de l'Ontario

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Personne n'est tombé en bas de sa chaise, lundi, quand la Ligue de hockey l'Ontario (OHL) a annoncé qu'André Tourigny remportait le titre de l'entraîneur de l'année pour avoir guidé les 67's d'Ottawa vers le premier rang du classement général grâce à une saison de 106 points (50-12-6).

« C'est une belle marque de reconnaissance, a lancé Tourigny. Pour recevoir ce genre d'honneur, ça prend un personnel extraordinaire et de bons joueurs. Ça prend une organisation qui te donne les outils pour performer. »

Ça semble avoir été le cas. Après avoir balayé ses trois premières séries, sa troupe croisera le fera avec le Storm de Guelph en finale de la OHL à compter de jeudi avec comme enjeu, un laissez-passer pour le tournoi de la Coupe Memorial à Halifax.

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Tourigny pourrait donc ajouter deux autres triomphes à sa feuille de route dans les prochaines semaines. Il s'agirait d'excellents arguments pour sa candidature au poste d'entraîneur au sein d'Équipe Canada junior pour le prochain Championnat mondial.

Le vétéran pilote, qui a mené la formation des moins de 18 ans à la médaille d'or à la Coupe Hlinka-Gretzky en août dernier, a d'ailleurs confirmé qu'il était impliqué dans le processus en ajoutant qu'il n'avait toujours pas reçu de nouvelles de la part de Hockey Canada.

Voici cinq questions avec André Tourigny :

Quand tu as été embauché par les 67's, ton mandat était d'en faire une équipe championne. Est-ce que le plan que tu as mis en place au cours des deux dernières saisons est différent de ce que tu as fait dans les autres organisations où tu es passé?

James Boyd (le directeur général) et moi avions un plan clair. Nous voulions créer un environnement dans lequel le développement de nos joueurs était mis à l'avant-plan et où il devenait une priorité. En ce moment, on en récolte les fruits.

Ça prend une organisation qui t'appuie là-dedans. J'ai travaillé à Rouyn-Noranda et à Halifax, de très bonnes organisations, mais ça prend des moyens pour être en mesure d'aller chercher tous les gens dont tu as besoin autour de l'équipe. C'est d'avoir les bonnes personnes en place. Il faut être bien entouré et pour moi, c'est un privilège de diriger à Ottawa.

L'an dernier, à ta première saison, l'équipe a récolté 69 points. Qu'est-ce qui a fait en sorte que vous ayez amélioré cette marque de près de 40 points en si peu de temps?

Nous n'avons pas la philosophie d'ajouter des joueurs à la formation seulement pour ajouter des joueurs. On veut repêcher nos joueurs et les développer, donc c'est avec à peu près le même noyau que nous avons connu cette excellente saison.

L'an dernier, nous étions l'équipe la plus jeune de la Ligue. Maintenant, nous en sommes à la deuxième année de notre cycle, donc c'est sûr que nous sommes mieux armés que nous l'étions il y a un an.

Avec un parcours parfait comme celui que vous avez connu jusqu'à maintenant, est-ce que vous avez un travail à faire pour vous assurer que vos joueurs ne pèchent pas par excès de confiance?

Ç'a été une de nos forces tout au long de la saison. Nos gars sont très humbles et nous sommes restés terre à terre. Nous avons de très bons leaders et de bonnes personnes. Ce sont des gars qui se concentrent sur les bonnes choses. Ça n'a jamais été un souci de ramener notre équipe à l'ordre.

Nos gars sont toujours demeurés concentrés sur ce qu'on avait à faire. Ils sont restés humbles et ça ne changera pas parce que nous sommes rendus en finale.

Votre adversaire, le Storm de Guelph, vient de combler des retards de 3-0 et de 3-1 pour l'emporter en sept matchs dans leurs deux dernières séries. Comment est-ce que tu entrevois cet affrontement contre une équipe qui ne semble pas vouloir mourir?

Quand tu es rendu en finale, tu dois t'attendre à jouer contre un bon club. On savait qu'on ferait face à l'élite de notre ligue. De notre côté, on ne peut pas faire autre chose que d'offrir notre meilleure version. C'est là-dessus qu'on se concentre. Peu importe contre qui nous jouons, nous ne pouvons rien y faire. Ce qui est important, c'est de jouer au meilleur de nos capacités.

Nous avons donné quelques jours de congé à nos joueurs après la troisième ronde donc nous aurons eu neuf jours d'entraînement avant le début de la finale. Le repos c'est bien, mais trop, c'est comme pas assez. Il est temps que ça commence et on a hâte à jeudi. 

Dans la LHJMQ, ce sont deux équipes chez lesquelles tu as laissé ta trace - les Huskies (2002-2013) et les Mooseheads (2016-17) - qui ont rendez-vous en finale et qui participeront au tournoi de la Coupe Memorial. Comment te sens-tu à l'idée de croiser le fer avec eux si vous poursuivez votre chemin?

Je suis très content pour les deux équipes, surtout pour les Huskies. Mes enfants ont grandi à Rouyn-Noranda et les Huskies ont une place particulière dans mon cœur. Je suis heureux pour Mario Pouliot (l'entraîneur) et pour les propriétaires, qui ont toujours été très bons pour moi durant tout le temps que j'ai passé là-bas.

Ils ont accompli énormément de travail avec les Huskies dans les dernières années et je suis très fier pour eux. Je leur souhaite la meilleure des chances là-bas.

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