ST. PAUL, Minnesota – Le Canada a réussi à limiter les dégâts en remportant la médaille de bronze, lundi, au Championnat mondial junior.
Moins de 24 heures après avoir vu ses espoirs de conquête de l’or anéantis par la Tchéquie, la troupe de Dale Hunter est parvenue à trouver la motivation nécessaire pour battre la Finlande 6-3 dans un match qui ne passera assurément pas à l’histoire.
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« Nous avons tous montré de la résilience », a souligné le capitaine Porter Martone, auteur du but qui a fait la différence. « Notre cœur a été brisé hier soir, et il y a eu beaucoup de larmes. Nous avons réussi à rebondir de belle façon et nous avons obtenu un bon résultat pour conclure le tournoi.
« C’est probablement le match le plus difficile que tu peux jouer dans le monde entier. Nous avons mis l’accent sur la fierté et la façon dont nous voulions que les gens se souviennent de nous. »
On se souviendra donc de cette édition comme celle qui a tout de même sauvé l’honneur canadien en évitant d’être écartée du podium pour une troisième année de suite, ce qui aurait été une première. La Suède a remporté la médaille d'or en l'emportant 4-2 contre la Tchéquie plus tard dans la soirée.
« Il faut donner du mérite aux deux équipes après les défaites dévastatrices, a souligné Hunter. Les gars sont sortis en force et ils ont joué dur. Ç’a été un match serré, et personne n’a lâché. Je suis fier des gars pour ce qu’ils ont réussi à faire pour aller chercher cette médaille de bronze. »
Ce n’est évidemment pas le résultat qui était souhaité en début de tournoi. Le Canada voulait renouer avec la première marche du podium après avoir été éliminé par la Tchéquie en quarts de finale deux années de suite. Malheureusement, les Canadiens ont une fois de plus trouvé les Tchèques sur leur route, en demi-finale.
Dimanche, ils ont encaissé un but coûteux en fin de match, mais ils n’ont jamais pu imposer leur style de jeu dans une défaite de 6-4. Une déception pour le programme, un peu moins grande que celle des dernières années.
« Parfois, tu dois simplement admettre que tu as perdu contre une équipe qui a mieux joué », a reconnu Alan Millar, le directeur général du programme d’excellence. « Est-ce que la Tchéquie formait une meilleure équipe? Je ne sais pas. Mais hier, ils ont été meilleurs que nous.
« On savait que c’était une équipe lourde et forte, très bien dirigée et structurée. Leur brigade défensive a fait toute une différence dans ce tournoi. Je ne crois pas que nous avons atteint notre niveau de jeu, mais nous étions à une minute de la prolongation. On aurait pu défendre mieux à certains moments. »
Des buts et des records
Si la qualité du jeu défensif a fait défaut à quelques occasions dans le tournoi, l’attaque n’a pas réellement été un problème. Le Canada a terminé la compétition avec 42 buts au compteur en sept matchs, et ça s’est poursuivi contre la Finlande malgré une motivation un peu moins grande.
« On finit avec une victoire, mais j’avais quasiment plus de fierté à gagner des matchs au tour préliminaire que cette médaille-là, a argué Caleb Desnoyers. Ça reste qu’on ne part pas bredouille et que ça vient avec une certaine fierté. »
Sam O’Reilly a marqué deux buts, tandis que Braeden Cootes, Zayne Parekh, Martone et Gavin McKenna – également auteur de trois aides – ont aussi touché la cible pour le Canada, qui n’a jamais tiré de l’arrière face aux Finlandais.
Avec une récolte d’un but et une aide, Parekh est devenu le défenseur le plus productif en un tournoi dans l’histoire canadienne (13), devançant Alex Pietrangelo (12 - 2010) et Bryan McCabe (12 – 1985).
Avec quatre mentions d’aide, Michael Hage a porté sa récolte à deux buts et 15 points en sept matchs, un sommet dans le tournoi jusqu’ici. Il a connu la meilleure prestation d’un espoir des Canadiens de Montréal, surpassant la marque établie par Shayne Corson (14) en 1986.
« Il y avait beaucoup de bons gars dans cette équipe, beaucoup de talent, a fait valoir Hage. J’ai bien aimé le temps passé avec ces gars. J’aurais aimé qu’on puisse accomplir notre but. »
Carter George, qui avait cédé sa place à Jack Ivankovic la veille, a repoussé 32 lancers à son cinquième départ du tournoi. Il n’a pas été occupé à profusion, mais il a aidé les siens à conserver leur avance en troisième période alors que la Finlande s’est mise à cogner à la porte.
À l’autre bout de la patinoire, Petteri Rimpinen a éprouvé quelques difficultés, cédant six fois sur 34 lancers.


















