L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa, Travis, Green, ne prend pas trop souvent le temps de vanter les mérites d’un joueur en particulier. Au premier jour du camp d’entraînement, quand on lui a demandé d’identifier un joueur qui s’était démarqué, il a tout de suite songé à Claude Giroux.
Ça en dit long.
Green a même dit que Giroux — qui est le neuvième joueur actif le plus âgé dans toute la LNH — se comporte comme un jeune homme de 25 ans.
L’âge de Giroux fait en sorte qu’il ressort du lot dans le vestiaire des Sénateurs. Voyez-vous, les autres « aînés » du groupe sont Nick Cousins, Ben Hutton et Linus Ullmark. Ils ont tous 33 ans. Le rôle de Giroux n’en demeure pas moins important, alors qu’il entame sa cinquième saison dans sa ville adoptive, Ottawa.
Dimanche, lorsque les Sénateurs ont travaillé sur les unités spéciales pour la toute première fois depuis le début du camp, Giroux occupait toujours une place de choix au sein de la deuxième vague du jeu de puissance, avec Thomas Chabot et Shane Pinto. Deux duos travaillaient avec ces trois joueurs en alternance. Carter Yakemchuk et Andre Burakovsky ont été les premiers à obtenir cette opportunité. Un peu plus tard, ils ont été remplacés par Fabian Zetterlund et Stephen Halliday.
Giroux a obtenu quelques opportunités de travailler en infériorité numérique, aussi.
« Je crois qu’on travaillait sur les éléments de base du jeu. On s’assurait que chaque joueur soit à l’aise à sa position. On faisait en sorte que tous les joueurs comprennent les jeux que nous essayons de mettre en œuvre. C’était une bonne première journée, tant pour l’avantage que pour le désavantage numérique », dit Giroux.
Halliday avait parfois l’air d’un jeune Giroux, avec ses longs cheveux roux qui sortent de son casque. Le jeune centre apprécie la présence de Giroux, vétéran de 1300 matchs dans la LNH, depuis le début du camp.
« Je suis d’accord avec Greener. Claude survolait la glace lors du premier jour. Il ne fait pas son âge du tout. Il ne manque pas une occasion de remettre les plus jeunes à leur place », dit le joueur de 24 ans. Halliday ajoute qu’il doit mettre le paquet, lors de certains exercices, pour ne pas se faire dépasser par Giroux.
« Je ne veux pas me faire devancer par ‘G’ en aucun temps. Il est encore très efficace, en particulier dans les cercles des mises en jeu. Quand on le voit travailler aussi fort, c’est très motivant. Le simple fait de voir un joueur qui évolue dans notre ligue depuis 20 ans travailler aussi fort, malgré tous les points qu’il a déjà en banque… Enfin, oui, c’est quelque chose qui me motive. »
Le troisième membre de leur trio dans les trois premiers jours du camp, Tyler Boucher, n’a pas patiné avec le groupe principal dimanche, alors que les Sénateurs se préparent à envoyer une formation très expérimentée à Trois-Rivières pour le premier match préparatoire.
Giroux apprécie quand même l’opportunité de jouer avec l’ailier de 23 ans, qu’il connaît depuis sa plus tendre enfance. Giroux allait parfois manger chez la famille Boucher, à Philadelphie, lorsque Tyler était petit.
« Son père, Brian, était mon voisin de casier pendant quelques années. Nous nous entendions très bien. Tyler est drôle. Il passe beaucoup de temps avec son père. Jouer avec lui, c’est pas mal cool », dit Giroux.
« Même si ça remonte à loin, c’est pas mal cool de me retrouver dans la même organisation que lui. »



















