Yzerman_Offseason

BOSTON - Steve Yzerman n'était pas surpris quand Ken Holland a quitté les Red Wings de Detroit pour accepter un poste de directeur général avec une autre équipe.
Sauf qu'il ne s'attendait pas à ce que ça arrive aussi vite.

Yzerman a remplacé Holland en tant que directeur général des Red Wings le 19 avril. Holland, qui s'était dit en faveur de ce changement, a mis fin à son règne de 22 ans au poste de DG en acceptant un poste de conseiller principal avec l'équipe.
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Mais ça n'a pas duré longtemps.
Le 7 mai, 18 jours après avoir cédé sa place à Yzerman, Holland est officiellement devenu le nouveau DG des Oilers d'Edmonton.
« J'avais hâte de commencer à travailler avec lui, a déclaré Yzerman à NHL.com. J'aime beaucoup passer du temps avec lui, discuter de hockey avec lui, l'écouter exprimer sa façon de penser, dire comment il gère les choses. J'avais vraiment hâte de faire ça. Mais je sais - nous en avons parlé - qu'il adore gérer. C'est un désir ardent qu'il a en lui.
« Je pense que c'est arrivé très vite, plus vite que même lui s'y attendait. Et je suis content pour lui parce qu'il est content. »
Au cours d'un récent entretien avec LNH.com sur différents sujets, Yzerman a parlé plus en détail de la vie sans Holland à Detroit, expliqué pourquoi il ne croit pas qu'on puisse bâtir une équipe à l'aide du marché des joueurs autonomes, et évoqué l'avenir du vétéran défenseur Niklas Kronwall.
Vous considérez Ken Holland comme un mentor. Quel héritage a-t-il laissé à l'organisation des Red Wings ?
« En bout de ligne, je comprenais sa façon de voir les choses. Il est plutôt content de se retrouver à Edmonton, alors nous sommes tous contents pour lui. Il en a tellement fait pour nous au sein de l'organisation de Detroit. Il n'a pas seulement bâti des équipes gagnantes de la Coupe Stanley, pour nous tous qui avons travaillé avec lui, il a été un ami, une figure paternelle, un conseiller professionnel, et il a veillé sur nous tous. Nous sommes tous reconnaissants pour tout ce qu'il a fait pour nous et il va nous manquer. »
Holland a toujours souligné l'importance du repêchage, comme vous le faisiez quand vous étiez DG à Tampa Bay. Vous repêcherez au sixième rang à la fin du mois. À quel point sera-t-il important de frapper dans le mille avec ce choix ?
« Le repêchage est tellement important. Tu dois mettre la main sur des joueurs de talent d'une façon ou d'une autre. Le faire avec le marché des joueurs autonomes sans compensation… tu ne peux pas bâtir une équipe de cette façon. Du moins, je ne pense pas qu'il soit possible de bien bâtir de cette manière. La bonne façon de faire, c'est d'obtenir de jeunes joueurs talentueux et d'essayer de les développer. Je trouve que nous sommes privilégiés d'avoir un petit noyau composé des (Dylan) Larkin, des (Anthony) Mantha, des (Tyler) Bertuzzi qui s'en vient. Il y a là une fondation et nous devons y ajouter. Ce sont tous de bons jeunes joueurs. »

À en juger par ces commentaires, il ne faut pas s'attendre à ce que les Red Wings fassent beaucoup de bruit en terme d'embauches de joueurs autonomes ?
« Je ne me suis jamais servi du marché des joueurs autonomes pour faire du bruit. J'aime ça quand les gens utilisent des expressions comme ça. Je n'essaie pas de faire du bruit ; j'essaie de bâtir une bonne équipe. Et je ne pense pas qu'on puisse bâtir une équipe avec des joueurs autonomes. Mais de façon collective et sélective, tu peux améliorer ton équipe. »
Parlant de Mantha, il a été excellent avec le Canada au récent Championnat du monde de hockey de la FIHG 2019 avec une récolte de 14 points (sept buts et sept passes en neuf matchs). À quel point cette performance est-elle importante pour son niveau de confiance en prévision de la saison 2019-20 ?
« C'était formidable. Tant mieux pour lui. J'ai trouvé que tous les joueurs de Detroit ont vraiment bien fait dans ce tournoi. J'étais content de les voir aller disputer le tournoi et tous bien faire. En ce qui concerne Anthony Mantha, j'ai trouvé qu'il a bien progressé au fil de la dernière saison. Il a terminé le calendrier régulier en force, tout comme les autres jeunes joueurs à Detroit l'ont fait. Mais d'aller au Championnat du monde pour jouer avec et contre certains des meilleurs joueurs au monde, je trouve que c'est un bon tonique au niveau de la confiance de jouer contre ces gars-là. Je pense que c'est un tremplin vers de plus belles et plus grandes choses. »

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Le vétéran défenseur Niklas Kronwall n'a pas encore décidé s'il va prendre sa retraite. Avez-vous eu de ses nouvelles ?
« Il va se donner un peu de temps. Il va prendre une décision dans un sens ou dans l'autre. Je ne suis pas pressé. Je ne mets aucune pression sur lui et je ne ressens pas le besoin de le bousculer. Je lui ai dit de prendre tout le temps qu'il veut avant d'en arriver à une décision. Nous sommes prêts. À ce stade-ci, nous pouvons planifier en conséquence, aller de l'avant avec lui ou sans lui. Le marché des joueurs autonomes sera lancé le 1er juillet et je ne sais pas si le marché va même avoir un impact sur le fait qu'il reste ou non. Nous devons quand même faire ce que nous devons faire. Évidemment, il faut tenir compte de l'espace sous le plafond salarial et du fait qu'il faudrait lui garder une place au sein de la formation, mais il reste encore beaucoup de temps pour ça. Nous allons tout simplement attendre et quand Nick se sentira à l'aise d'annoncer sa décision, il nous le fera savoir. Je trouve qu'il a bien joué la saison dernière. Sur la glace et en dehors, il serait le bienvenu s'il revenait. »

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Vous êtes en poste à Detroit depuis six semaines environ. Comment se passe la période d'adaptation ?
« Il y a plusieurs nouveaux visages au sein de l'organisation, ç'a beaucoup changé depuis que je suis parti, alors j'essaie d'apprendre à connaître les gens. Nous sommes en juin. C'est le temps le plus occupé de l'année pour les équipes, qu'elles jouent encore ou non - en coulisses, à se préparer pour le repêchage, à mettre les choses en place. Alors quand un nouveau gestionnaire s'amène, il y a beaucoup à faire. Ç'avait été un processus similaire quand je suis allé à Tampa. Tu arrives, bien des gens ne te connaissant pas tellement. C'est le même processus. »
En terminant, quel est l'objectif que vous avez établi pour les Red Wings en vue de la saison 2019-20 ?
« S'améliorer. Y arriver dans plusieurs secteurs, sur la glace et en dehors, en espérant que ça paraîtra au classement. Mais peut-être que ce ne sera pas le cas. »