DETROIT – Les Red Wings de Detroit n’occupaient pas une place qui leur donnerait accès aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley samedi dernier. Le lendemain, ils se trouvaient au deuxième rang de la section Atlantique. Deux jours plus tard, ils trônaient au sommet.
Ils ont conservé un dossier de 2-0-1 en quatre jours, ce qui a complètement changé le portrait du classement. Ils ne sentent toutefois pas qu’ils sont les rois de la montagne.
« Si vous regardez le classement, et que vous pensez que vous avez atteint le sommet, ce n’est vraiment pas le cas, a noté l’entraîneur de Detroit Todd McLellan. Vous êtes en plein milieu de la forêt. C’est tellement serré. »
La pente peut être glissante. Avant leur match contre les Islanders de New York au Little Caesars Arena jeudi (19 h HE; FDSNDET, MSGSN2), les Red Wings s’accrochaient à une avance d’un point sur les Bruins de Boston au premier rang de la section. Ils se trouvaient aussi à trois points d’être exclus des séries.
Cette situation, qui prévaut partout dans la LNH, illustre bien l’allure des choses alors que le quart de la saison sera atteint jeudi (328 matchs joués) au terme des 12 parties de la journée, qui pourraient encore une fois chambouler le classement.
Les équipes ne sont jamais complètement hors du portrait, mais elles n’ont pas la chance de reprendre leur souffle non plus.
Le classement et les matchs ont été très serrés. Le calendrier est très intense, comme il a été compressé afin d’accommoder la participation des joueurs de la LNH aux Jeux olympiques d’hiver 20206 de Milano Cortina du 11 au 22 février.
Un autre exemple : Le Kraken de Seattle se trouvait en troisième place de la section Pacifique lundi. Le lendemain, Seattle a glissé en deuxième place de quatrième as dans l’Association de l’Ouest. Le lendemain, l’équipe était exclue du portait des séries.
Seattle a disputé un seul match au cours de cette période, un revers de 4-2 contre Detroit mardi. Mais à l’aube de leur duel contre les Blackhawks de Chicago jeudi (20 h HE; KHN/Prime, CHSN, KONG), le Kraken ne se trouve qu’à un point d’une place en séries et à quatre points du sommet de la section Pacifique.
« C’est exigeant, a souligné l’entraîneur de Seattle Lane Lambert. C’est plaisant, parce que chaque partie revêt une importance extrême, et qu’aucune équipe, à une ou deux exceptions près, ne s’est vraiment séparée du lot jusqu’ici. »
L’Avalanche du Colorado occupe le premier rang du classement général de la LNH avec une avance de trois points. Les 13 équipes suivantes sont séparées par quatre points.
Dans l’Association de l’Est, les Hurricanes de la Caroline possèdent un point d’avance sur les Devils du New Jersey. Les six meilleures équipes de l’association sont séparées par quatre points. Quatre points séparent l’équipe de quatrième place du 15e rang. Avant les matchs de mercredi, neuf points séparaient les 16 formations. C’est la première fois qu’une association en entier est séparée par une aussi petite marge à ce stade-ci d’une saison de 82 matchs, selon NHL Stats.
Dans l’Association de l’Ouest, l’Avalanche possède une priorité de quatre points au sommet. Les neuf équipes derrière le Colorado se trouvent toutes à l’intérieur d’un écart de quatre points.
Dans les sections Atlantique et Métropolitaine, il y a sept points d’écart entre les équipes de première et de dernière places. L’Avalanche mène la section Centrale par quatre points, mais quatre points séparent les cinq équipes suivantes. Les Ducks d’Anaheim sont les meneurs de la section Pacifique par trois points, mais trois points séparent les cinq formations qui les poursuivent.
C’est complètement fou.
« C’est le terme que j’ai utilisé le plus au cours de la dernière semaine pour exprimer à quel point c’est serré », a noté Lambert, qui a joué dans la LNH entre 1983 et 1989 et qui a été entraîneur adjoint, associé ou en chef dans la LNH depuis 2011-12. « Je pense que c’est probablement le classement le plus serré que j’ai vu à ce point-ci de la saison depuis mon arrivée dans le circuit. »


















