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Un changement d'heure? Pas de problème pour les Bruins et les Flyers!

S'adapter est devenu la routine pour les deux clubs à la vielle de leur match de La LNH dehors au lac Tahoe

par Nicolas Ducharme @NicolasDucharme / Journaliste LNH.com

Les Bruins de Boston et les Flyers de Philadelphie devront finalement attendre la période d'échauffement du match de dimanche (19h30 HE; TVAS, SN, NBCSN, NHL.TV) pour constater toute la splendeur du lac Tahoe et des montagnes Sierra Nevada et, surtout, pour mettre les pieds sur la patinoire pour la première fois.

Ce n'était pas ce qui était prévu, mais la météo en a décidé autrement.

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Les deux clubs devaient s'entraîner sur la patinoire voisine du lac Tahoe samedi avant-midi, mais les deux séances ont été déplacées dans un aréna de la région afin de protéger la surface glacée. Puis, en début d'après-midi, les deux clubs ont appris que leur match, qui avait été prévu pour 14 h (HE) dimanche, allait finalement être disputé à 19 h 30.

En cette année où le mot adaptation est sur toutes les lèvres, un tel scénario ne devrait surprendre personne.

« Depuis l'année dernière, c'est devenu la normalité, parce que tout peut changer en peu de temps et tu dois t'adapter, a rappelé l'attaquant des Bruins Charlie Coyle. Tu dois rester positif, parce que ça pourrait toujours être pire. Au final, on joue au hockey à l'extérieur avec une vue incroyable. Je pense qu'on est chanceux de faire partie de tout ça. »

Ce n'est pas la première fois que les Bruins voient leurs plans être chamboulés dans la dernière année. Lors de la première ronde des séries éliminatoires, ils devaient disputer le match en soirée de la première journée de la première ronde, le 11 août au Scotiabank Arena, un affrontement contre les Hurricanes de la Caroline. Toutefois, la première partie de la journée, entre le Lightning de Tampa Bay et les Blue Jackets de Columbus, s'est finalement terminée en cinquième période de prolongation. La LNH a donc décidé de repousser la rencontre des Bruins au lendemain matin.

Le scénario se répète, et les Bruins sont prêts.

« On sait maintenant comment se préparer et on va pouvoir avoir notre routine d'avant-match et un peu plus de temps avant le début de la rencontre, donc on sera prêt et je ne pense pas que ça change grand-chose », a souligné le joueur de centre Patrice Bergeron.

Dans le vestiaire des Flyers, le mot clé était adaptation. L'entraîneur-chef Alain Vigneault l'a d'ailleurs répété à cinq occasions durant son point de presse, samedi.

« C'est certain qu'on aurait aimé avoir la chance de faire quelques exercices sur la glace, mais dans cette ligue, tu dois apprendre à t'adapter, et t'adapter à tout ce qui se présente à toi, ne pas avoir d'excuses et faire le travail. »

Les Bruins et les Flyers devront donc attendre un peu plus longtemps avant de découvrir l'environnement de cette patinoire située à quelques mètres du lac Tahoe, mais aussi les conditions de la surface glacée. Le match de samedi entre l'Avalanche du Colorado et les Golden Knights de Vegas a dû être stoppé pendant plusieurs heures puisque le soleil avait trop affecté la qualité de la glace.

« Je pense vraiment que la Ligue va faire de son mieux pour que nous ayons une belle glace et un bel environnement pour jouer », a ajouté Bergeron, qui disputera son quatrième match en plein air en carrière. « Honnêtement, la glace était vraiment belle [lors de mes autres parties extérieures]. »

L'heure du match changera peut-être, mais pas l'enjeu : deux précieux points au classement. Les Bruins occupent la première place de la section Est MassMutual avec une fiche de 10-3-2. Les Flyers les suivent avec un dossier de 8-3-3, mais l'équipe qui sautera sur la patinoire dimanche sera bien différente de celle du début de saison, puisqu'elle est privée de sept joueurs réguliers : les attaquants Claude Giroux, Travis Konecny, Scott Laughton, Oskar Lindblom et Jakub Voracek, ainsi que le défenseur Justin Braun, qui sont tous sur le protocole de la COVID-19.

« Ce n'est pas une situation facile, mais c'est un défi que toutes les équipes vont devoir affronter cette année », a souligné l'attaquant Michal Raffl, qui a droit à une promotion sur le deuxième trio en raison du nombre d'absents. « On ne peut pas se cacher de la COVID, tout le monde fait tout ce qui est en son possible pour être en sécurité et on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. On a de la profondeur et plusieurs joueurs peuvent lever leur jeu d'un cran. »

Les Bruins seront quant à eux privés des attaquants David Krejci et Ondrej Kase, ainsi que des défenseurs Jakub Zboril, Matt Grzelcyk et Kevan Miller.

Au-delà des deux points, le voyage à Stateline, au Nevada, et les moments passés ensemble auront été un vent de fraîcheur pour les joueurs dont la routine habituelle est chambardée cette saison en raison des restrictions liées à la COVID-19. Une occasion de créer une chimie pour la suite du calendrier, et de se rappeler qu'il y a bien pire que de jouer sous les réflecteurs plutôt que sous le soleil.

« Il faut trouver des façons différentes d'avoir des connexions en tant qu'équipe pour trouver un esprit d'équipe. Normalement, on va aller au restaurant et prendre une bouchée, mais maintenant, on ne peut pas nécessairement le faire. L'autre façon de trouver de la cohésion, c'est à l'aide d'un voyage comme celui-ci. Ça permet d'être ensemble, de se rappeler des souvenirs d'enfance. On sent beaucoup d'excitation chez les joueurs pour le match de demain. C'est un bel événement pour nous », a conclu Bergeron.

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