TORONTO – Les joueurs de la LNH pourront de nouveau participer aux Jeux olympiques en 2026 et 2030, à leur plus grande joie.
Connor McDavid, probablement le meilleur joueur au monde, n’a jamais représenté le Canada aux JO ni à la Coupe du monde de hockey. La dernière fois que les joueurs de la LNH ont participé aux Olympiques, en 2014, l’attaquant des Oilers d’Edmonton n’avait que 17 ans. Et lors de la dernière Coupe du monde, en 2016, il évoluait au sein de l’équipe nord-américaine, composée de hockeyeurs canadiens et américains de 23 ans ou moins.
Maintenant, avec la Confrontation des 4 nations qui remplacera le Match des étoiles la saison prochaine, McDavid et le Canada pourront se mesurer aux États-Unis, à la Suède et à la Finlande du 12 au 25 février 2025.
Le Match des étoiles sera de retour en 2026, avec les Jeux de Milan. Le plan est d’alterner entre la Coupe du monde et les Olympiques chaque deux ans.
Le summum du hockey international est de retour. McDavid a qualifié de « rêve devenu réalité » les annonces de vendredi, en marge du Week-end des étoiles de la LNH.
« Je ne m’en suis jamais caché; C’est important que le hockey se développe autant à l’international qu’ici, a-t-il commenté. Le plan proposé aujourd’hui est emballant, les gens peuvent avoir hâte. »
La LNH a précédemment envoyé ses joueurs aux JO de 1998 (Nagano, Japon), 2002 (Salt Lake City, États-Unis), 2006 (Turin, Italie), 2010 (Vancouver, Canada) et 2014 (Sotchi, Russie).
Si, pour les joueurs, la participation aux Olympiques était devenue un rêve, elle était plutôt devenue un problème pour les propriétaires. Ils devaient mettre sur pause la saison de leur équipe pour envoyer des joueurs qu’ils paient à un tournoi d’une autre entité. Un risque élevé pour peu de bénéfices, surtout lorsque l’événement se tient ailleurs qu’en Amérique du Nord.
Les joueurs de la LNH n’ont pu participer aux Jeux de PyeongChang, en 2018. La Ligue n’avait pas été en mesure de s’entendre avec l’AJLNH, le CIO et la FIHG.
Puis, arriva la pandémie de COVID-19.
La pandémie a chamboulé le déroulement des saisons 2019-20 et 2020-21. La LNH et l’AJLNH ont dû travailler ensemble pour remédier à la situation. Ils ont finalement convenu de permettre de nouveau la participation des joueurs aux JO de 2022 et 2026, conditionnellement à ce qu’une entente soit conclue avec le Comité international olympique (CIO) et la Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG).
Les bouleversements liés à la pandémie ont duré plus longtemps que prévus et one forcé la LNH à se retirer des Jeux de Pékin. La porte était toutefois encore ouverte pour les Jeux de 2026, voire les suivants.
« Nous reconnaissions que c’était important pour les joueurs de retourner aux JO et tout le monde a senti, lors du processus, que c’était la bonne chose à faire, a expliqué Bettman. Nous en sommes arrivés à une entente, car nous savions que c’était ce que les joueurs voulaient. »
Malgré ce pas de l’avant de la LNH, le circuit a toujours les mêmes priorités et préoccupations.
Vendredi, le président de la FIHG, Luc Tardif, a demandé aux médias s’il y avait une compétition plus importante que les Olympiques, ce à quoi le directeur de l’AJLNH, Marty Walsh, a répondu : « La Coupe Stanley. »
Mais après deux ans de négociation, la FIHG a accepté d’être responsable des principaux coûts, à commencer par les assurances, puis par le voyagement des joueurs et de leur famille. Tardif ne sait d’ailleurs pas encore comment la Fédération financera les joueurs en 2030, surtout devant l’incertitude quant à la localisation des Jeux. Le président a toutefois rappelé que la France est, pour l’instant, la seule candidate et que le tournoi de hockey serait disputé à Nice.
« Et laissez-moi ajouter quelque chose, surtout pour les propriétaires d’équipe qui nous écoutent, a lancé Bettman. L’entente souligne que nous n’assumerons pas les principaux coûts. La source du financement de la FIHG ne regarde qu’eux et nous n’en serons pas affectés. Je veux être clair à ce sujet. »
Le commissaire a également assuré que la construction du nouvel aréna à Milan sera complétée à temps.
« Ils n’ont commencé que récemment, mais on nous dit de ne pas s’inquiéter », a souligné Bettman.
Les joueurs peuvent maintenant recommencer à rêver aux Jeux olympiques. Le compte à rebours est lancé et déjà, la fin se fait impatiemment attendre.
« Nous ne pouvons arrêter le temps. Chaque année, nous devenons plus vieux, et les Olympiques n’arrivent qu’une fois aux quatre ans. Chaque fois que tu rates une occasion, celle-ci prend du temps à se présenter de nouveau. »
Le centre de l’Avalanche du Colorado Nathan MacKinnon a grandi en voyant Sidney Crosby donner l’or au Canada avec un but en prolongation contre les États-Unis, en 2010. À 28 ans, l’autre prodige de Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, n’a jamais eu la chance de représenter le Canada. Le faire aux côtés de Crosby et McDavid serait un privilège, selon ses dires.
« J’ai grandi en idolâtrant les équipes canadiennes, a raconté MacKinnon. Nous avons chacun raté deux JO, et je veux bien participer aux autres qui se dérouleront d’ici ma retraite. »
Avec la collaboration du journaliste principal NHL.com Dan Rosen et de la journaliste NHL.com Amalie Benjamin


















