L'humble numéro 87 a répondu à la foule en hochant la tête et a même failli se laisser gagner par le moment en regardant au sol.
« C'était beaucoup de souvenirs et d'émotions », a-t-il commenté à sa sortie de la patinoire. « De réussir à résumer deux saisons et tous ces souvenirs en une seule cérémonie, c'est incroyable. Je n'avais pas beaucoup d'attentes en venant ici, mais j'ai maintenant de la difficulté à trouver les mots. »
Les émotions ont finalement eu le dessus quelques instants plus tard, quand est venu le temps de livrer son discours, puis quand la bannière commémorative a été hissée au plafond au son d'une reprise classique de « We Are The Champions » de Queen.
« Je me souviens de la première chose que ma mère m'a dite en arrivant à Rimouski : ''Tu vas aimer ça ici'' », a dit Crosby. « C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre.
« […] Je savais que c'était une grande organisation. Le français allait être un défi pour moi, mais les gars qui étaient passés par ici avant n'avaient que de bonnes choses à dire sur l'équipe et je n'avais aucun problème à apprendre le français. Je suis tellement content d'avoir pris la décision de venir jouer ici. »
Des hommages et des cadeaux
Entouré de sa conjointe et de ses parents Troy et Trina ainsi que de sa sœur Taylor, Crosby a eu droit à des hommages de son ancien entraîneur Doris Labonté, de son ami et ancien coéquipier Eric Neilson, du commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau et du propriétaire actuel de l'Océanic Alexandre Tanguay.
Neilson, un ancien dur à cuire qui a amassé 351 minutes de pénalité en 104 matchs pendant le passage de Crosby à Rimouski, a animé la foule en racontant des anecdotes sur l'obsession du jeune prodige de l'époque pour le hockey et sur l'importance que le jeune Crosby avait eue dans sa vie.
« Sidney m'en a appris davantage à 16 ans que la majorité des gens dans toute ma vie, a-t-il dit avec émotion. Tout ça provient de l'éducation qu'il a reçue de ses parents. Je suis content d'avoir croisé votre chemin. »
Pour couronner le tout, Crosby a reçu un chandail encadré du Phoenix de Sherbrooke, l'adversaire de la soirée, des mains de l'espoir des Penguins de Pittsburgh Samuel Poulin. Il s'est aussi vu remettre une œuvre d'art à l'image du casier qu'il occupait dans le vestiaire de l'Océanic.
« Rimouski, merci du fond de mon cœur », a-t-il conclu en français.
\Crédit photo: FolioPhoto (Iften Redjah et Yvan Couillard)*