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Retrait du 87 à Rimouski: Un héritage qui perdure

Le passage de Sidney Crosby dans le bas du fleuve a marqué les esprits et son impact positif se ressent toujours

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

RIMOUSKI, Québec - Il fallait être à Rimouski au début du mois d'août 2017 quand Sidney Crosby a orchestré une courte visite avec la Coupe Stanley pour comprendre l'ampleur du phénomène qu'il a créé alors qu'il n'était encore que « Sid the Kid ».

La ville était paralysée, le boulevard principal qui longe le fleuve Saint-Laurent était bondé et une mer de partisans avait pris d'assaut le stationnement du Colisée de Rimouski, où culminait le défilé organisé en quelques heures par l'organisation rimouskoise.

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Tout ça pour apercevoir le fameux bol d'argent, mais d'abord et avant tout pour féliciter le numéro 87 pour sa troisième conquête en huit ans avec les Penguins de Pittsburgh.

« C'était la journée de sa fête (le 7 août) et il avait fait un défilé à Halifax en matinée », se souvient son ancien entraîneur, Doris Labonté. « Il avait quand même tenu à voler vers Rimouski en début d'après-midi pour partager ce moment avec les gens de la ville. C'est quand même incroyable.

« Ce jour-là, il n'a rien fait pour éteindre le feu et l'admiration des gens. Il a ajouté du bois sur les tisons pour redonner un peu de vigueur à la flamme, qui n'était pas éteinte. »

C'est ça, Sidney Crosby. Un joueur d'une grande classe et d'une grande humilité capable de transmettre et de partager son énorme passion pour le hockey. Surtout un joueur qui se souvient d'où il vient.

Vendredi soir, quand son numéro a été hissé dans les hauteurs du Colisée pour rejoindre ceux d'Allan Sirois, de Vincent Lecavalier, de Brad Richards, de Jonathan Beaulieu et de Michel Ouellet, on a été à même de constater que les Rimouskois se souviendront encore longtemps de ses deux saisons dans la région.

« C'est comme l'enfant de la place, comme s'il avait grandi ici, a illustré Labonté. C'est le jeune qui est parti de la maison et qui nous fait honneur là-bas. C'est la fierté d'une ville, d'une région. Les gens se le sont approprié, c'est leur homme. »

Les chandails numéro 87 de l'Océanic sont encore très populaires - même chez les plus jeunes qui n'ont visiblement jamais vécu ces belles années - et c'est évidemment la même chose pour ceux à l'effigie des Penguins. La fierté d'avoir contribué à faire du « Kid » l'un des plus grands joueurs de l'histoire de la LNH est palpable.

Ce riche héritage qu'ont laissé les Lecavalier et les Richards et qu'a perpétué Crosby au sein de l'organisation, qui célèbre ses 25 ans d'existence cette saison, se ressent encore aujourd'hui. Les noms de ces grands joueurs seront pour toujours associés à l'Océanic. On a déjà vu pire comme carte de visite.

« Sidney a contribué à faire grandir l'image de marque et la reconnaissance des gens envers l'Océanic », a vanté le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau. « C'est un athlète extraordinaire sur la glace, mais aussi à l'extérieur. Il a continué le travail amorcé par les Lecavalier et les Richards.

« Ils ont tous contribué à faire parler de la ville de Rimouski et de l'Océanic à travers l'Amérique du Nord. C'est spécial. Pour une ville, c'est génial d'avoir une équipe junior majeur, mais également des joueurs vedettes avec un aussi grand impact que Sidney Crosby. »

Perpétuer l'excellence

Depuis le départ de Crosby vers la LNH au terme de la saison 2004-05, l'Océanic a quand même produit plusieurs espoirs, mais aucun de la trempe de ce trio d'enfer. Quinze ans plus tard, la tâche de perpétuer cet héritage d'excellence retombe sur les épaules d'Alexis Lafrenière. 

Le potentiel premier choix au total du prochain repêchage de la LNH n'avait que trois ans quand Crosby a conclu son stage junior, mais il était bien conscient du passé glorieux de l'organisation quand il a enfilé le chandail pour la première fois en juin 2017.

« Je savais que c'était une équipe qui avait produit beaucoup de bons joueurs, a-t-il relaté. C'est bon pour l'organisation d'être associé à de gros noms comme ça. C'est motivant de faire partie d'une équipe comme celle-là. »

Même chose pour le gardien Colten Ellis, qui a grandi à quelques heures de route de la ville natale de Crosby en Nouvelle-Écosse. Quand il a été échangé des Screaming Eagles du Cap-Breton à l'Océanic au terme de sa première saison dans la LHJMQ, il savait qu'il s'embarquait dans une belle aventure, même s'il ne connaissait rien de Rimouski.

« Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais je savais que Crosby avait joué ici et que ce serait nécessairement une grande organisation », a déclaré l'espoir des Blues de St. Louis. « Je ne m'étais pas trompé. L'organisation a eu un grand rôle à jouer dans mon cheminement et on m'aide à m'améliorer depuis le premier jour. »

Une autre preuve que les effets positifs du passage du 87 sont loin de s'estomper.

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