Ottawa Senators confident game 3 lookahead

RALEIGH, Caroline du Nord — Les Sénateurs d’Ottawa sont rentrés à la maison au petit matin mardi, fatigués, mais pas abattus.
 
Ils ont pris leur vol de retour après une défaite crève-cœur de 3-2 en deuxième période de prolongation contre les Hurricanes de la Caroline dans le deuxième match de leur affrontement du premier tour des séries éliminatoires de l’Association de l’Est lundi. Ils accusent donc un retard de 0-2 dans cette série quatre de sept.
 
Le capitaine des Sénateurs Brady Tkachuk semblait toujours aussi déterminé dans le petit vestiaire des visiteurs du Lenovo Center avant de partir. Pendant qu’il parlait, on n’entendait que les séchoirs d’équipement et les roulettes des chariots qui transportaient le matériel dans un camion.
 
Parfois, on entendait un juron venant de la pièce voisine.
 
« Le niveau de confiance est toujours aussi haut », a déclaré Tkachuk avant même d’avoir eu le temps de digérer le but de Jordan Martinook inscrit à 13:53 de la deuxième prolongation. « On a prouvé qu’on pouvait tenir notre bout. On n’est pas satisfaits des résultats, mais notre confiance en notre équipe et en chacun de nos coéquipiers n’a jamais été aussi élevée. »
 
Les Sénateurs ont été blanchis 2-0 dans le premier match. Ils s’étaient alors butés à un Frederik Andersen, le gardien des Hurricanes, en grande forme. Il avait réalisé plusieurs arrêts spectaculaires, dont un désespéré devant Tkachuk.
 
Les Sénateurs savent que la pente sera dure à remonter, mais la série se transporte à Ottawa pour le troisième match, qui aura lieu jeudi au Centre Canadian Tire (19 h 30 HE; CBC, TVAS, SN, TBS, FDSNSO, HBO MAX).
 
Dans l’histoire de tous les affrontements quatre de sept des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, les équipes qui prennent une avance de 2-0 montrent une fiche de 360-58 (,861). Lorsque c’est l’équipe à domicile qui gagne les deux premiers matchs, ce taux de réussite passe à 88,2 % (270-36).
 
Or, les Sénateurs ont confondu les sceptiques pendant toute la saison et les nombreux obstacles qu’ils ont surmontés auraient fait capituler plusieurs équipes.
 
Linus Ullmark, leur gardien partant, s’est absenté pendant un peu plus d’un mois pour des raisons personnelles. Après la pause des Jeux olympiques d’hiver 2026 en février, ils avaient 64 points, soit sept de moins que les Bruins de Boston à la deuxième place de quatrième as dans l’Association de l’Est. Ils devaient dépasser trois équipes pour accéder aux séries. Leur brigade défensive était aussi très mal en point et ils ont parfois dû se débrouiller sans leurs trois meilleurs défenseurs. Au bout du compte, ils ont utilisé 13 défenseurs au cours de la saison, ce qui témoigne de leur grande profondeur.
 
Ils ont donc connu une séquence de 16-5-4 avec un pourcentage de points accumulés de ,720, le quatrième de la ligue, entre le 26 février et la fin du calendrier régulier.
 
« C’est une longue série, une série quatre de sept », a indiqué le défenseur d’Ottawa Jake Sanderson. « On ne doit pas se laisser abattre et être trop négatifs. »
 
Les Sénateurs ont même plusieurs aspects positifs sur lesquels ils peuvent construire à l’aube du troisième match. Lundi, leur entraîneur Travis Green a souvent répété qu’ils avaient joué « tout un match ». Ils ont attaqué de manière plus intense, ils se sont mieux défendus sous la pression et leur gardien a été extraordinaire.
 
C’est habituellement une recette gagnante, mais les séries éliminatoires ne sont pas toujours justes.
 
« C’est dur de perdre ce genre de match, mais ça va, a lancé Green. Ça fait partie du jeu. Quand on veut gagner un trophée aussi prestigieux que la Coupe Stanley, ces défaites-là font mal et c’est normal.
 
« On a quelques jours pour s’en remettre physiquement et mentalement. Après un tel revers, c’est important. Je pense qu’on a mieux joué dans le deuxième match et on va être encore meilleur dans le prochain. »
 
Un peu moins de deux minutes avant le but de Martinook, l’attaquant des Sénateurs Michael Amadio avait la victoire au bout du bâton. Andersen a fait dévier son lancer avec sa mitaine et la rondelle a touché la barre horizontale. C’était cruel dans un match où les joueurs d’Ottawa ont atteint le poteau à trois reprises.
 
« On a eu beaucoup de chances de marquer, a admis Tkachuk. Mais on n’a pas compté. Ça arrive, parfois. »
 
Une des raisons pour lesquelles les Sénateurs étaient toujours dans le coup dans cette rencontre, c’est Ullmark, qui a fait 46 arrêts. Il a été le meilleur joueur des deux équipes et il a surpassé Andersen au chapitre des arrêts spectaculaires. Il a d’ailleurs volé plusieurs buts à l’adversaire avec sa mitaine.

OTT@CAR: Quel arrêt d'Ullmark aux dépens de Hall!

« (Ullmark) a été incroyable », a déclaré l’attaquant d’Ottawa Drake Batherson. « Ç’aurait pu être 3-0 ou 4-0, mais il nous a gardé dans le match. Il a été excellent. »
 
Et l’équipe pourrait bientôt avoir de l’aide à la ligne bleue. 
 
Mardi, Green n’avait rien de nouveau à dire sur l’état du défenseur Artem Zub, qui s’est blessé en deuxième période du premier match lors d’une collision avec l’attaquant de la Caroline Seth Jarvis, mais un retour au jeu n’est pas exclu. Tyler Kleven est à l’écart depuis qu’il s’est fracturé la mâchoire le 2 avril. Il a recommencé à patiner avec l’équipe et il pourrait être réintégré dans la formation pour le match no 3.
 
Enfin, les Sénateurs se sont déjà retrouvés dans cette situation.
 
L’an dernier, au premier tour, ils ont affronté les Maple Leafs de Toronto. Ils ont perdu les deuxième et troisième parties en prolongation, 3-2 chaque fois, et ils accusaient un retard de 3-0 dans leur série quatre de sept.
 
Cependant, les Sénateurs ont répliqué avec deux gains pour donner une bonne frousse à leurs rivaux provinciaux avant de s’incliner en six matchs.
 
Donc, ce sont tous des points positifs qui pourraient leur être utiles jeudi soir.
 
« Pendant toute l’année, on a été capables d’oublier les victoires et les défaites. Alors, on doit continuer à le faire, a expliqué Green. Vous savez, après une défaite comme celle-là, on ne se sent jamais bien, mais après quelques heures, on voit qu’on a fait beaucoup de bonnes choses.
 
« On aurait très bien pu gagner (lundi). La victoire aurait pu aller des deux côtés. »
 
La correspondante indépendante de NHL.com Zoe Pierce a participé à ce texte