Erik Karlsson PIT believes game 3

PITTSBURGH – Le 18 septembre, lorsque les Penguins de Pittsburgh ont amorcé leur camp d’entraînement, les attentes étaient plutôt modestes. Du moins, à l’extérieur de l’organisation.

Une des concessions modèles de la LNH à l’ère moderne semblait se diriger vers une autre saison ordinaire, et fort probablement être exclue des séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour une quatrième saison consécutive.

Faisons un saut dans le temps de 151 jours : Pittsburgh, deuxième tête de série de la section Métropolitaine, est de retour en séries. Mais la situation est loin d’être idéale : les Penguins tirent de l’arrière 2-0 face aux Flyers de Philadelphie, qui ont terminé derrière eux dans la Métropolitaine, deux défaites subies à domicile.

La série se transporte maintenant à Philadelphie pour le match no 3, mercredi, au Xfinity Mobile Arena (19 h HE).

Les Penguins ne pensaient pas se retrouver dans une telle situation, et plusieurs pensent maintenant qu’ils seront rapidement en vacances. C’est une belle occasion de faire mentir les sceptiques.

« Je pense que la volonté et la détermination sont là, a affirmé le défenseur Erik Karlsson. Maintenant, tout se résume à une chose : soit on trouve des solutions, soit on n’en trouve pas. Il n’y a pas de détour. On a joué 82 matchs. On sait comment jouer au hockey dans ce vestiaire. Je pense qu’on réfléchit peut-être un peu trop et qu’on ne joue pas assez instinctivement, ce qu’on a très bien fait toute l’année. »

Jusqu’ici, les moments encourageants ont été rares.

Samedi, lors premier match, l’attaquant Evgeni Malkin a marqué un but égalisateur spectaculaire à 15:51 de la deuxième période et a préparé un but tardif de Bryan Rust en troisième. Mais ça n’a pas suffi. Les filets de Travis Sanheim et de Porter Martone plus tôt en troisième avaient donné les devants 3-1 aux Flyers, qui l’ont finalement emporté 3-2.

Après la rencontre, Malkin a lancé un message clair à ses coéquipiers – et à lui-même.

« Tout le monde doit être un peu plus intelligent, a-t-il dit. C’est tout. »

Puis, lors du match no 2, Pittsburgh a été limité à deux tirs en première période, a accordé deux buts en deuxième et s’est finalement incliné 3-0.

Les Penguins avaient pourtant inscrit en moyenne 3,54 buts par match en saison régulière, le troisième plus haut total de la LNH. Cette attaque s’est complètement éteinte. Leur jeu de puissance, qui a terminé la saison au septième rang (24,1 %), est 0 en 7 avec seulement trois tirs dans la série.

« Je pense qu’on a eu quelques occasions près du filet, a analysé le joueur de centre Sidney Crosby. On n’a juste pas capitalisé. On travaille pour y arriver. Notre avantage numérique doit être meilleur. Quand on a des chances, il faut créer du momentum et marquer. On doit trouver des façons de produire davantage dans ces moments-là. »

C’est plus facile à dire qu’à faire, mais ces Penguins ont souvent su se sortir de situations difficiles.

Du 7 au 20 décembre, ils ont subi huit défaites consécutives (0-4-4) pour chuter à une fiche de 14-11-9. Ils ont rebondi avec sept victoires lors des huit matchs suivants.

Crosby, qui a mené l’équipe avec 74 points (29 buts, 45 passes) à sa 21e saison, a raté 14 rencontres, principalement en raison d’une blessure au bas du corps subie avec Équipe Canada aux Jeux olympiques. Malkin, lui, connaît un retour en force cette saison avec 61 points (19 buts, 42 passes), malgré ses 26 matchs d’absence – 21 parce qu’il était blessé et cinq en raison d’une suspension.

Les Penguins ont perdu 16 de leurs 23 matchs qui se sont rendus en prolongation et 10 des 13 décidés en tirs de barrage.

Malgré tout, ils ont tenu bon.

« Je pense qu’on a prouvé par nos actions à quel point on est résilients, peu importe le pointage ou ce qui se passe sur la glace, a souligné le gardien Stuart Skinner. Que ce soit une séquence de défaites ou de victoires, on continue de se battre, de jouer notre style et d’avancer.

« On ne rend jamais la tâche facile à personne. Toute l’année, même quand je n’étais pas ici, ce qu’on voyait de ce groupe, c’était du cœur, de la résilience et un groupe qui se présente toujours, peu importe les circonstances. »

En saison régulière, les Penguins n’ont pas été intimidés à Philadelphie. Ils ont plié l’échine 3-2 en tirs de barrage le 28 octobre, puis ont signé une victoire de 5-1 le 1er décembre.

Mais cette fois, le contexte est différent. Tout est amplifié. Pourtant, les Penguins n’estiment pas être dépassés.

« À domicile, tu peux te laisser emporter par l’ambiance et vouloir trop bien faire pour les partisans, a expliqué le défenseur Kris Letang. Parfois, tu figes un peu. Sur la route, ça simplifie les choses. Tu te concentres seulement sur ton jeu. »

Ces Penguins ont souvent excellé dans l’adversité. Et ils en auront encore beaucoup à affronter à Philadelphie.

Changer d’environnement pourrait bien être le remède que la troupe de Dan Muse a besoin.

« Je pense que tout le monde a hâte de sortir de Pittsburgh un peu et d’aller à Philly, a conclu Karlsson. Peut-être que cet environnement hostile va nous aider à nous concentrer uniquement sur notre jeu et sur la situation actuelle, au lieu de ce qui se passe autour. »

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