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BUFFALO – Pendant 50 minutes, les Bruins de Boston ont fait exactement ce qu’ils avaient l’intention de faire.

Pendant 50 minutes, les Bruins étaient très satisfaits de la manière dont ils avaient neutralisé les Sabres de Buffalo, dont ils avaient contré leur vitesse et leurs habiletés offensives, et dont ils étaient parvenus à les garder en périphérie de la zone offensive. Ils étaient heureux d’avoir fait preuve d’opportunisme en marquant un but en première période, et un autre en troisième. 

Ils étaient heureux, du moins jusqu’à ce que tout s’effondre.

« J’ai trouvé que nous avons disputé un bon match sur la route en lever de rideau », a avancé le défenseur des Bruins Charlie McAvoy lundi à la veille du match no 2 de leur série de première ronde de l’Association de l’Est au KeyBank Center (19h30 HE; ESPN, NESN, MSG-B, TVAS2, SN360). « Nous avons disputé 50 minutes de très bon hockey. Pendant les 10 autres minutes, nous avons vécu de l’apprentissage, et nous allons être meilleurs grâce à ça demain. »

Tout a déboulé très rapidement, et leur avance de deux buts s’est transformée à la vitesse de l’éclair en déficit de deux buts, en route vers une défaite de 4-3 qui fait en sorte que Boston tire de l’arrière 1-0 dans cette série quatre de sept. 

Lundi, alors que les Bruins se préparaient à un deuxième match dans un amphithéâtre qui était enflammé dans le premier duel, ils ont pris une grande respiration et sont retournés au travail.

« Ce sera une longue série, a noté l’entraîneur Marco Sturm. Nous sommes prêts pour une longue série. Nous voulons jouer une longue série. Ça signifie que ce qui s’est passé hier reste dans le passé, et que nous nous concentrons sur aujourd’hui. Il fait soleil à Buffalo. Nous allons en profiter, recharger nos batteries et nous regrouper. »

Ils vont tirer du positif du match no 1, notamment de ces 50 premières minutes. Ils vont aussi examiner les erreurs qu’ils ont commises, surtout leur piètre gestion de la rondelle, qui ont permis aux Sabres de revenir dans un match que Boston semblait pourtant avoir bien en main. 

« La gestion de la rondelle en fait partie, mais ce sont des choses qui vont se produire, a nuancé McAvoy. Et il faut savoir comment réagir quand ça se produit. Où sommes-nous sur la glace? Sommes-nous en train de corriger le tir? Sommes-nous au bon endroit, là où nous sommes censés être? »

Les Bruins doivent être meilleurs en échec avant, ils l’ont reconnu, afin d’empêcher Buffalo de sortir de leur zone et d’amorcer leur transition aussi facilement. Ils doivent mieux gérer l’écart qu’ils accordent aux joueurs de Buffalo en zone neutre.

« Avec leur talent, leur vitesse, leurs aptitudes, ils vont probablement profiter de plus de temps que nous avec la rondelle, a admis Sturm. La question est de savoir si nous pouvons limiter cet avantage. Une partie de la réponse réside dans notre gestion de la rondelle, et il faut simplement être plus intelligent de ce côté. Tant que nous nous en tenons au plan de match, et que nous jouons comme nous devons le faire, j’aime nos chances.

« Et nos chances étaient très élevées après 50 minutes. Plusieurs bonnes choses se sont produites. Malheureusement, nous n’avons pas gagné, mais nous retirons tout de même un sentiment positif. Ce n’est qu’un match. Nous allons devoir gagner un match ici à Buffalo à un moment ou à un autre, et nous allons tenter de faire de notre mieux demain. »

Alors oui, il existe toujours des éléments à améliorer. 

Ce n’est pas que la défensive qui a fait défaut dans les dernières minutes, alors que Tage Thompson a fait mouche à 12:02 de la troisième période, puis à nouveau à 15:44, et que Mattias Samuelsson a donné l’avance aux siens à 16:36. C’est aussi parce que les Bruins n’ont pas été en mesure de générer assez d’offensive. Ils ont été dominés 38-20 dans la colonne des tirs, dont 13-4 en deuxième période.

BOS@BUF: Les Sabres viennent de l'arrière en 3e période du match no 1

« Nous devons trouver un moyen de nous installer dans leur zone, d’y passer du temps et d’être plus dangereux que nous l’avons été hier », a lancé McAvoy. 

Néanmoins, les Bruins sont persuadés qu’ils peuvent être satisfaits de bien des éléments de leur jeu. 

Il y a eu les 50 premières minutes, qui sont revenues dans les commentaires de tous les joueurs. Ils ont bien joué pendant la majorité du match, mais pas pendant sa totalité. 

« Il y a toujours des éléments à améliorer, mais dans l’ensemble nous avons porté une bonne attention aux détails, a déclaré Sturm. J’ai aimé notre structure. Il y a donc eu plusieurs bonnes choses. Nous avons perdu le match, mais ça ne veut pas dire que nous avons été mauvais. C’est une chose que nous avons abordée aujourd’hui, de tenter de nous améliorer demain. »

Les Bruins ne peuvent effacer ce qui s’est produit dimanche. Alors lundi, ils ont insisté sur les points positifs, placé les points négatifs derrière eux, et ont porté leur attention sur le match no 2. 

Car c’est tout ce qu’ils peuvent faire. 

« Les petites choses vont nous permettre de gagner le match ou vont nous mener à la défaite, a philosophé le défenseur Hampus Lindholm. C’est une dure leçon que nous devons apprendre, mais il nous reste beaucoup de hockey à jouer. »