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Samuel Montembeault a tiré des leçons

Le gardien québécois affiche une confiance renouvelée après une première saison en dents de scie

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste NHL.com

LAVAL - Les Panthers de la Floride n'ont pas comme philosophie de donner du répit à leurs espoirs. Ils préfèrent que leurs jeunes pousses sautent dans le bain rapidement plutôt que de seulement s'y tremper le bout des orteils.

Samuel Montembeault sera le premier à en témoigner.

Fraîchement débarqué chez les Thunderbirds de Springfield dans la Ligue américaine de hockey, la saison dernière, le gardien québécois a été envoyé dans la mêlée à 41 occasions sur un calendrier de 76 matchs à 21 ans seulement.

« À cet âge-là, les gardiens jouent habituellement entre 20 et 25 rencontres », a expliqué Leo Luongo, l'entraîneur des gardiens du club-école de la formation floridienne, en entrevue avec LNH.com.

« Nous l'avons mis dans un rôle de numéro un et il a quasiment joué durant deux mois de suite peu importe la qualité de ses performances. Il a eu des hauts et des bas et a dû apprendre beaucoup de choses rapidement. À l'époque, on se disait que nous avions été durs envers lui, mais quand on regarde ça maintenant, on constate que ç'a été bon pour lui. »

Bon, peut-être, mais l'apprentissage n'a pas été de tout repos. L'ancien portier de l'Armada de Blainville-Boisbriand a conclu sa première saison avec une fiche de 13-23-5, une moyenne de buts alloués de 3,25 et un taux d'efficacité de ,896.

« On ne voulait pas essayer de le protéger, a renchéri Luongo. On voulait qu'il apprenne ce que c'est d'être un professionnel et de jouer tous les soirs, parfois même trois fois en trois soirs. Je pense que ç'a été une bonne leçon pour lui. »

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La fin de campagne a été particulièrement éprouvante pour Montembeault, qui a été retiré du filet lors de cinq des 18 dernières rencontres, accordant quatre buts ou plus à six reprises pendant cette séquence. À sa défense, les Thunderbirds n'ont généralement pas connu une bonne saison et ont raté les séries en vertu d'une fiche de 32-37-7.

« J'ai eu beaucoup de hauts et de bas l'année passée, a concédé le gardien originaire d'Arthabaska. Au début de la saison, je ne m'attendais pas à jouer autant de matchs. En même temps, le fait d'acquérir de l'expérience a été bon pour moi. Je suis vraiment content pour ça. En ayant joué beaucoup, je sais que je vais être meilleur cette année. »

Jusqu'à maintenant, il semble que la recette des Panthers ait fonctionné. Les Thunderbirds sont invaincus en temps réglementaire (3-0-2) et Montembeault n'a accordé que six buts en trois départs en plus de signer un jeu blanc pour conserver un taux d'efficacité de ,941.

Ça ne fait que commencer, mais tout ça est de bon augure.

« J'ai fait tout ce que j'avais à faire cet été et ça va super bien depuis que j'ai participé au camp d'entraînement des Panthers, a déclaré le choix de troisième ronde de l'équipe en 2015 (no 77). Je me suis adapté l'an dernier et je sais maintenant à quoi m'attendre. Je suis vraiment plus confiant. »

En quête de constance

Comme c'est le cas de tous les jeunes joueurs qui tentent d'accéder à la LNH, Montembeault devra trouver le moyen d'afficher plus de constance cette saison. 

« Pour lui, ce n'est pas seulement une question de garder des habitudes à l'aréna, c'est aussi d'en établir à la maison, a indiqué Luongo. Il doit se coucher de bonne heure et bien manger. Plus sa vie va devenir une routine, plus il va être constant dans ses résultats sur la patinoire. »

S'il connaît une saison à la hauteur des attentes et qu'il continue de gagner en maturité, il pourrait bien convaincre les Panthers qu'il est sur la bonne voie.Il est pour l'instant le seul gardien d'avenir de l'organisation et il ne serait pas surprenant que la formation floridienne le voit comme l'éventuel successeur de Roberto Luongo.

« Je pense qu'il a les outils, mais ce que je lui répète souvent, c'est qu'il y a tellement de bons gardiens qui sont sortis de la LHJMQ et qui n'ont jamais percé, a indiqué Leo, le frère de Roberto. C'est plus que de simplement avoir les outils, c'est un mode de vie. Ce n'est pas facile, tu dois t'engager à être un professionnel.

« S'il est capable de faire ça à long terme, après ça, il n'y a aucune limite. »

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