BOSTON – Il était difficile de prédire sous quel visage allaient se présenter les Sabres dans ces séries éliminatoires.
Allaient-ils montrer le même niveau de maturité qu’en saison régulière, ou ils allaient plutôt crouler sous une pression qu’ils n’avaient jamais réellement vécue?
Aujourd’hui, la réponse est claire. Les Sabres sont là pour jouer.
Ils en avaient offert une première preuve en remontant la pente dans le match 1 de leur série de premier tour contre les Bruins de Boston, puis en rachetant leur défaite du match 2 en remportant le duel suivant. Mais rien qui n’accote leur prestation de dimanche, une victoire sans appel de 6-1 qui les approche à un gain d’un rendez-vous avec le Lightning de Tampa Bay ou les Canadiens de Montréal au deuxième tour.
Après 15 minutes de jeu, les Sabres avaient déjà déjoué quatre fois un Jeremy Swayman qui avait pourtant très bien amorcé la série. En un instant, les visiteurs ont réduit la foule du TD Garden au silence. Si bien qu’en fin de rencontre, on pouvait entendre les quelques partisans des Sabres chanter ‘Let’s go Buffalo’ dans l’amphithéâtre.
« On a immédiatement imposé notre style de jeu, s’est réjoui le défenseur Owen Power. On jouait avec beaucoup de vitesse et on a forcé leur défense à commettre des revirements. C’était un départ idéal et on espère évidemment le reproduire au prochain match. »
Le TD Garden a représenté une forteresse pour les Bruins en saison régulière, qui y ont gagné 29 de leurs 41 matchs, un sommet dans la LNH à égalité avec les 29 gains des Hurricanes de la Caroline au Lenovo Center de Raleigh.
Mais les Sabres ont bien fait fi de cette statistique et ont pris le contrôle de la rencontre dès la première mise en jeu.
« Cette première période a été notre meilleure période de l’année, a soutenu l’entraîneur-chef Lindy Ruff. On a mis de la pression sur le porteur, on a eu des chances de marquer, on a bien fait bouger la rondelle et on a passé très peu de temps dans notre territoire. »
Les buts sont venus après 4:17 (Peyton Krebs), 7:10 (Josh Doan), 9:15 (Zach Benson) et 14:24 (Bowen Byram). En fin de période, la colonne des tirs affichait 19-5 en faveur des visiteurs, qui ont pris avantage de multiples erreurs des Bruins.
Une prestation sans faille d’une équipe dont on questionnait la maturité après 15 ans sans séries éliminatoires.
« On était là sur chaque passe. On était en jambes, on avait de l’énergie, et lorsque tu as de l’énergie, tu crées des choses, a mentionné Ruff. On n’était pas statiques. Notre sens de l’anticipation était très aiguisé. On a provoqué des revirements qui ont mené à des chances de marquer. »
Les Sabres sont même passés près de mettre derrière eux une véritable léthargie en avantage numérique, car le but de Doan a été inscrit seulement deux secondes après la fin d’une punition aux Bruins. Les hommes de Ruff présentent une fiche de 0-en-39 sur le jeu de puissance depuis le 2 avril.
Autrement, la soirée de dimanche était un sans-faute. Un sans-faute en première période, évidemment, mais aussi en deuxième et en troisième, alors qu’ils ont ajouté deux buts (Beck Malenstyn à 5:08 de la 3e et Alex Tuch à 6:32 de la 3e) pour clouer le cercueil de leurs rivaux.




















