MONTRÉAL – La mise en échec de Max Crozier contre Juraj Slafkovsky a réveillé le Lightning. Mais pour Martin St-Louis, c’est le but de Jake Guentzel lors d’un quatre contre quatre avec 56 secondes à jouer en deuxième période qui a changé le cours de ce quatrième match où les visiteurs ont signé un gain de 3-2, dimanche, au Centre Bell.
« Je dirais que le but a fait plus mal que la mise en échec, a noté St-Louis en conférence de presse. Slaf est correct. C’était une grosse mise en échec. Ç’a aurait le fun de finir la période et de mener 2-0. »
Jusqu’à la 39e minute, c’était la fête à l’intérieur du domicile montréalais. Le CH s’imaginait partir pour Tampa avec une avance de 3-1 dans cette série entre deux géants au premier tour. Le beau scénario n’a jamais eu lieu. Cette série est de retour à la case départ avec une égalité de 2-2.
Pour une deuxième fois dans cette série, le Tricolore a bousillé une avance en troisième période. Au deuxième match à Tampa, Brandon Hagel avait créé l’égalité avec huit minutes au cadran et J.J. Moser avait touché la cible en prolongation.
Dans ce quatrième match, Hagel a encore frappé. Et il l’a fait à deux reprises en troisième période, obtenant le but égalisateur et celui de la victoire. En quatre matchs, le numéro 38 a maintenant marqué six buts, soit plus de la moitié des buts de son équipe dans cette série (11).
« Hagel est un bon joueur, a admis le défenseur Kaiden Guhle. Il joue avec cœur des deux côtés. Oui, il est bon. Nous devons réussir un meilleur boulot contre lui. Il a marqué quelques buts en fonçant dans le cercle de notre gardien. »
« Pour le but gagnant, il a marqué un but avec sa poitrine. Mike (Matheson) avait fait le bon jeu pour le sortir du cercle. On n’y pouvait rien sur ce jeu. Ça reste le hockey, il y a parfois des bonds chanceux. »
Un bond chanceux, oui. Mais les bons joueurs créent aussi leur propre chance. Sur la séquence du but décisif, Hagel a patiné comme un train vers Jakub Dobes et il a redirigé un tir de Nikita Kucherov en se plaçant dans une zone payante.
Pour gagner cette série, le Tricolore n’aura pas le choix de dompter la bête Hagel.
Questionné à savoir si son équipe pouvait mieux jouer contre lui, St-Louis n’a pas trop voulu s’étendre sur le sujet.
« Bien sûrement », a-t-il répliqué.
Mais pourquoi est-il si difficile à contenir ?
« Il est autour du net, il est combatif et il faut être alerte quand il est sur la glace », a expliqué l’entraîneur en chef du CH.


















