2. Une ligne bleue amochée
Les Sénateurs n’ont pas semblé avoir de répit avec les blessures en défensive cette saison, et l’histoire s’est répétée en séries.
Dès le premier match de la série, Artem Zub s’est blessé tôt en deuxième période après avoir été mis en échec par l’attaquant Seth Jarvis. On n’a pas revu Zub de la série par la suite.
Jake Sanderson a subi une commotion cérébrale dans le match no 3 lorsque frappé à la tête par Taylor Hall. Ottawa a ainsi perdu les services de son meilleur défenseur pour une deuxième fois cette saison.
Thomas Chabot est revenu au jeu plus tôt que prévu, mais il s’était fracturé un bras il y a à peine plus d’un mois (23 mars). Il est permis de se demander s'il était à 100 pour cent. Tyler Kleven a effectué un retour pour les deux derniers matchs de la série, mais il portait un protecteur facial en raison de sa fracture à la mâchoire.
Comme l’a mentionné l’entraîneur Travis Green après la rencontre de samedi, son équipe aurait pu connaître un meilleur sort si l’ensemble de la formation avait été en santé.
3. Du hockey de rattrapage
Il est difficile de gagner quand tu tires constamment de l’arrière et que tu ne joues jamais avec l’avance.
Les Hurricanes sont devenus la 20e équipe de l’histoire de la LNH à ne jamais tirer de l’arrière dans un match pour l’ensemble d’une série quatre de sept – la première depuis les Canadiens de Montréal en 2021 contre les Jets de Winnipeg en deuxième ronde.
Les Sénateurs ont affiché un dossier de 28-6-6 en saison régulière lorsqu’ils marquaient le premier but. Dans les trois premiers matchs, Logan Stankoven s’est assuré de ne pas offrir cette occasion à Ottawa.
Dans le match no 4, Hall a une fois de plus placé les Sénateurs en mode rattrapage quand il a ouvert la marque à 15:15 de la deuxième période.
4. Des étoiles peu brillantes
Brady Tkachuk, Shane Pinto, Claude Giroux et Chabot ont tous été blanchis en quatre matchs, alors que Tim Stützle n’a récolté qu’une maigre petite passe. Dans une série à bas pointage où chaque but comptait, les cinq buts venant de seulement deux joueurs – Batherson (3) et Dylan Cozens (2) – ne pouvaient pas être suffisants.
5. À quelques centimètres
Les Sénateurs ont eu leurs chances, mais qu’il s’agisse des dieux du hockey, de malchance, ou simplement d’une incapacité à capitaliser, il n’y avait rien à faire. Dans le match no 2, ils ont frappé le poteau à cinq reprises. Un rebond favorable ici et là aurait pu changer l’allure de la série.
Le crédit doit cependant revenir à Frederik Andersen, qui a conservé un pourcentage d’arrêts de ,955 et qui s’est montré solide tout au long de la série. Il n’y avait simplement pas d’espace. Les Hurricanes ont fermé le jeu et ils empêchaient systématiquement les Sénateurs de pénétrer au centre de la glace. Face à une équipe comme la Caroline, les chances de marquer sont limitées, alors tu dois profiter de celles qui se présentent.