Roman Kantserov CHI 2003 draft day photo

CHICAGO – Roman Kantserov aime déjà sa ville adoptive.

L’ailier des Blackhawks de Chicago est arrivé à Chicago plus tôt en septembre et il est bien installé dans un hôtel du centre-ville, où il aime découvrir ce que la ville des vents a à offrir.

« J’habite près de Michigan Avenue, près du lac et des nombreux restaurants et boutiques », a raconté le joueur de 22 ans. « J’ai passé du temps avec [l’ancien attaquant des Blackhawks Artem Anisimov]. Il m’a dit : “À Chicago, il y a 15 restaurants avec des étoiles Michelin.” C’est beaucoup, et je veux les essayer si j’ai du temps libre. Mais évidemment, je suis concentré sur le hockey en ce moment. »

Et du côté du hockey, la transition se fait bien également.

Les Blackhawks s’attendent à ce que Kantserov, leur choix de deuxième ronde (44e au total) au repêchage 2023, soit un attaquant de premier trio. Il a inscrit 64 points (36 buts, 28 passes) en 63 matchs avec Magnitogorsk dans la Ligue continentale de hockey (KHL) la saison dernière. Il a ajouté huit points (quatre buts, quatre aides) en 15 rencontres des séries éliminatoires de la Coupe Gagarine, où Magnitogorsk a atteint la demi-finale.

Kantserov va vraisemblablement évoluer avec Connor Bedard lorsque le joueur de centre sera rétabli de son opération à l’épaule gauche subie après s’être blessé le 2 juillet. Bedard devrait revenir au jeu en novembre. Pour l’instant, Kantserov a passé les deux premières journées du camp d’entraînement à l’aile gauche du premier trio avec le centre Frank Nazar et l’ailier droit Patrick Kane, que Kantserov qualifie de « légende ».

Kane en est à son deuxième séjour avec les Blackhawks, après avoir été l’un des visages de l’organisation entre 2007 et 2023. Il a remporté la Coupe Stanley en 2010, 2013 et 2015. Il aime ce qu’il voit de Kantserov.

« Il a beaucoup de talent, a noté Kane. Il est très fluide. Il parle assez bien anglais et il veut communiquer. Il veut savoir certaines choses sur le système de jeu et les exercices que nous faisons, sur ce que je vois sur la glace. C’est la même chose pour moi avec lui et Frank. Je veux savoir ce qu’ils voient également.

« Comme trio, la chimie était meilleure au fil de la journée, et les choses sont allées de mieux en mieux. J’ai hâte de continuer à bâtir avec eux. »

Kantserov respire la confiance, ce que le directeur général Kyle Davidson attribue au fait d’avoir évolué dans la KHL au cours des trois dernières saisons.

« Vous le voyez chez des joueurs qui proviennent de ligues où ils ont affronté des hommes, a-t-il souligné. La transition et l’assimilation sont plus faciles quant à la façon dont l’entraîneur souhaite que l’équipe joue. Ils sont aussi plus à l’aise dans un vestiaire d’adultes. Ça confère aux joueurs un peu plus de confiance, et Roman arrive ici avec une certaine expérience.

« Il sait aussi qu’il a sa place ici. Il pourra contribuer dès le premier jour. Ça lui donne certainement de la confiance. »

Pour l’entraîneur Jeff Blashill, Kantserov coche toutes les cases, notamment grâce à son jeu sans la rondelle.

« Il pratique un jeu complet, a affirmé Blashill. C’est un immense avantage pour lui, car quand les joueurs arrivent et sont très talentueux, mais qu’ils ne sont pas bons sur 200 pieds, c’est le travail de l’entraîneur de les aider à s’améliorer dans cette facette du jeu. Et dans tout ce processus, ils connaissent habituellement des difficultés. Nous n’aurons pas à lui apprendre à bien jouer sur 200 pieds.

« La seule question que tu te poses quand tu regardes un joueur en vidéo, ce n’est pas nécessairement le coup de patin, mais plutôt le rythme, et son rythme semble très bon. Il a plusieurs bonnes qualités qui peuvent t’aider à gagner des matchs de hockey. Il a des habiletés offensives, mais il ne trichera pas pour générer de l’attaque. Tu as besoin de ces joueurs-là pour gagner. »

L’autre question est la vitesse à laquelle Kantserov s'adaptera aux patinoires nord-américaines. Il a passé une partie de son été à Stamford, au Connecticut, où il s’est entraîné à Prentiss, un centre d’entraînement privé, avec d’autres joueurs de la LNH, incluant le gardien des Blackhawks Spencer Knight.

« Il a fait des gains au gymnase en devenant plus fort et plus mobile, a mentionné Knight. Il est aussi une bonne personne. Il est très charismatique, il travaille fort et c’est le genre de gars que tu veux côtoyer. »

Ce dernier a confié lui avoir fait découvrir une pâtisserie typiquement américaine.

« Nous avons mangé un beigne ensemble une fois, a raconté Knight. Je ne sais pas s’il avait déjà essayé ça. À la crémerie, il m’a demandé s’il pouvait en avoir un. Je lui ai dit : “Bien sûr!”. Il est sympathique. »

Oui, les attentes sont élevées envers Kantserov, qui devrait faire ses débuts dans la LNH quand les Blackhawks vont amorcer la saison régulière contre les Golden Knights de Vegas au T-Mobile Arena le 29 septembre. Mais il est prêt à répondre à ces attentes.

« Tous les joueurs qui sont nouveaux sont un peu nerveux, car c’est une nouvelle ligue, a expliqué Kantserov. C’est la meilleure ligue au monde, mais je me sens bien.

« J’ai le sentiment que tout le monde me soutient. Je suis à l’aise ici parce que nous discutons entre coéquipiers, nous allons au restaurant et au cinéma. C’est génial. »

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