EDMONTON – Connor McDavid et Leon Draisaitl seront sur le même trio lorsque la saison des Oilers d’Edmonton s’amorcera le 29 septembre, a confirmé le nouvel entraîneur-chef Mike Babcock jeudi.
« Je vais commencer la saison en les faisant jouer ensemble. Je ne sais pas exactement qui complétera les trois premiers trios. Et en fonction de l’état de santé des joueurs, il est difficile de tout savoir pour l’instant », a toutefois expliqué Babcock.
Le rôle de McDavid et Draisaitl à 5-contre-5 est au cœur des dilemmes des entraîneurs des Oilers depuis plus de 10 ans. Babcock est le sixième entraîneur de McDavid depuis son arrivée dans la LNH en 2015, puis le septième de Draisaitl.
« Je crois que Connor et Leon sont capables d’être les moteurs d’un trio, tout comme (Ryan Nugent-Hopkins), a-t-il indiqué. Nous allons apprendre des choses les uns sur les autres. Vous, les médias, aimez spéculer et faire des théories, mais je n’en ai moi-même pas encore. Je vais les regarder jouer et ils choisiront… c’est d’ailleurs ce qu’il faut comprendre : eux-mêmes choisiront qui joue avec qui, pas nous. »
McDavid et Draisaitl ont été habitués aux deux scénarios ces dernières années. Ils espèrent toutefois que Babcock prônera la continuité.
« Nous verrons. Avec notre groupe, il y a souvent des changements, a souligné Draisaitl. Nous aimons la constance, mais ça reste à voir. (Babcock) et le personnel d’entraîneurs auront la décision finale. »
Babcock a souligné que la première journée du camp servait surtout à établir le lien entre les joueurs et les entraîneurs, mais rapidement, le nouveau pilote voudra établir un standard. Les Oilers ont toujours dans leur mire la Coupe Stanley, un trophée qu’ils n’ont pas remporté depuis 1990.
« Ce que je veux établir, c’est la façon dont nous allons jouer sans la rondelle », a dit Babcock, qui n’avait pas dirigé un entraînement dans la LNH depuis qu’il a été congédié par les Maple Leafs de Toronto après 23 matchs lors de la saison 2019-20.
« Nous jouons sans la rondelle, et pour jouer ici, tu dois comprendre le système. Les 12 attaquants seront mis à profit et chacun sera important. Tu dois avoir un rôle et le comprendre. Je pense que c’est important d’établir un standard et que tout le monde soit au même diapason. »
Babcock a souligné que la clé du succès repose sur la structure.
L’homme de 63 ans en sait quelque chose, ayant signé 700 victoires en saison régulière – au 12e rang de l’histoire de la LNH – en 17 saisons avec les Mighty Ducks d’Anaheim, les Red Wings de Detroit et les Maple Leafs. Il a également remporté la Coupe Stanley avec Detroit en 2008, et a dirigé le Canada lors des conquêtes de la médaille d’or aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010 et de Sotchi en 2014.
« Les joueurs étoiles veulent connaître du succès, et pour ce faire, tout le monde doit être organisé et savoir où chacun se trouve (sur la glace), a expliqué Babcock. De cette façon, ils auront plus d’espace. Si tu es mal organisé, tu as moins d’espace. »
Les joueurs ont eu un premier aperçu de l’attention portée sur les petits détails par Babcock pendant le premier entraînement sur glace, jeudi.
Tourner les coins ronds n’est pas une option.
« C’était génial, et c’était intense, a noté Draisaitl. Il est énergique. Il veut que les choses soient faites d’une certaine façon et qu’elles soient faites de la bonne manière. Je pense que tout le monde dans l’édifice pouvait l’entendre et le voir, mais c’est parfait comme ça. Il est soucieux des petites choses. C’était une bonne première journée. »
Draisaitl a réitéré que pour atteindre l’objectif ultime, l’équipe doit construire quelque chose d’un entraînement à l’autre et d’un match à l’autre. Il sait que Babcock ne leur permettra aucun relâchement à cet égard.
« Ça se passe au quotidien, a dit l’Allemand. Le quotidien implique les entraînements, les détails et les petites choses qui nous ont échappé dans les dernières années. Le moment est venu de se remettre sérieusement au travail, et c’était un bon départ (aujourd’hui). »


















