Ovechkin camp new faces

ARLINGTON, Virginie – Le 22e camp d’entraînement d’Alex Ovechkin dans la LNH s’est amorcé avec de nombreux questionnements; sur le potentiel des Capitals de Washington, d’abord, mais aussi sur sa participation à une publicité politique dans sa Russie natale.

Mais le meilleur buteur de l’histoire de la LNH a d’abord été accueilli jeudi avec des chants de joyeux anniversaire. À maintenant 41 ans, Ovechkin était de loin le doyen du trio qu’il formait avec Dylan Strome et Ryan Leonard sur la patinoire, mais son enthousiasme rappelait celle d’un jeune joueur. 

Le principal intéressé avoue tout de même que physiquement, le retour à la routine est de plus en plus compliqué au fil des années.

« C’est de plus en plus difficile, parce qu’en vacances, tu en profites, tu te détends, tu fais des choses que tu ne fais pas le reste de l’année, a énuméré Ovechkin. Puis tu dois revenir à la routine, t’entraîner, effectuer des exercices sur la glace, hors glace… À 41 ans, tu peines à croire que tu dois encore t’y mettre, mais dès que tu sautes sur la glace, tu réalises que la première semaine sera difficile, mais que ça se passera bien ensuite. »

Ovi avait amorcé sa rencontre avec les médias de Washington en commentant de son plein gré son apparition dans une publicité du parti du président russe, Vladimir Poutine. L’attaquant des Capitals a été critiqué par des gens associant cette apparition à son soutien à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Dans ladite publicité, Ovechkin est debout derrière le ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov. On peut également y voir l’ancien défenseur Viacheslav Fetisov.

« Je suis Russe, et lorsque j’aurai fini de jouer au hockey, je retournerai vivre en Russie, a justifié Ovechkin. Je passerai le reste de ma vie là-bas. Mes enfants et ma famille y seront aussi. Je suis pour la paix et l’amour et j’espère que tout deviendra OK.

« La Russie est ma maison. J’ai beaucoup d’amis à Washington, j’ai grandi ici et j’aime DC. C’est ma deuxième maison. Mais bref, j’espère que tout sera OK, et je ne souhaite que de l’amour et la paix pour tous. »

L’entraîneur-chef des Capitals, Spencer Carbery, a indiqué qu’il n’avait pas vu la publicité, mais qu’indépendamment de celle-ci, il ne s’attend pas à ce qu’elle devienne une distraction dans le vestiaire des Capitals.

Le directeur général Chris Patrick, qui a visionné la vidéo, a indiqué : « Je dirais qu’il s’agit d’une situation difficile, et je comprends pourquoi les gens sont en colère, et c’est probablement tout ce que je vais dire à ce sujet en tant que directeur général d’une équipe de hockey, qui n’est pas très au courant des problèmes géopolitiques. »

Ovechkin a indiqué par le passé qu’il avait l’intention de retourner en Russie pour possiblement y jouer et y vivre une fois sa carrière dans la LNH terminée. Même s’il a mené Washington avec 32 buts et 64 points en 82 matchs la saison dernière, il n’était pas certain qu’il soit de retour pour une autre saison puisque son entente précédente venait à échéance. 

Il a mis un terme à ces questions lorsqu’il a accepté un contrat d’un an le 2 juillet qui lui rapportera 1 million $ en salaire, un bonus de 4,75 millions $ lorsqu’il aura disputé 10 matchs, et une prime à la signature de 3,25 millions $.

Ovechkin a expliqué que la décision des Capitals d’améliorer de manière agressive leur formation a joué un rôle important dans sa décision de revenir pour une autre année. Washington a augmenté sa profondeur en attaque en ajoutant deux joueurs ayant connu trois saisons de 30 buts, les attaquants Alex Tuch (échange avec les Sabres de Buffalo après qu’il eut signé un contrat de huit ans et 84 millions $) et Jordan Kyrou (échange avec les Blues de St. Louis) en plus d’embaucher le polyvalent attaquant Boone Jenner (quatre ans, 23 millions $) et le défenseur à caractère défensif Vincent Desharnais (quatre ans, 16,8 millions $).

« Je voulais voir ce que l’équipe allait faire sur le marché des joueurs autonomes, et j’ai pu voir tous les nouveaux visages, et ça va nous donner une chance de nous battre pour la Coupe, et ça m’a convaincu, a expliqué Ovechkin. Si l’équipe avait choisi de reconstruire complètement, ça aurait été plus difficile pour moi. Mais en ce moment, avec la profondeur, le talent et le leadership que nous avons ajoutés dans le vestiaire, ça nous donne de la motivation. 

« Ça me donne de la joie, et je bénéficie du soutien de ma famille et de toute l’organisation. »

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Ovechkin n’était toutefois pas prêt à confirmer s’il allait s’agir ou non de sa dernière saison. Pour le moment, il ne regarde pas plus loin que le camp d’entraînement et le match d’ouverture des Capitals contre les Hurricanes de la Caroline le 2 octobre (19 h HE; CARNHL, MNMT, TVAS).

« Je dois d’abord faire l’équipe, a-t-il lancé à la blague. Nous avons plusieurs joueurs de talent, alors je vais devoir travailler fort et espérer que (Carbery) va me faire jouer. »

Carbery a de nouveau parlé jeudi de l’importance de distribuer le temps de glace au sein du groupe d’attaquants des Capitals afin de profiter au maximum de cette profondeur, ce qui signifie qu’Ovechkin pourrait jouer moins que son temps d’utilisation moyen de 17:27 par match la saison dernière, le plus faible de sa carrière dans la LNH. Carbery a cependant mentionné que le rôle d’Ovechkin cette saison allait être déterminé « d’un match à l’autre ».

Ovechkin a aussi révélé qu’il avait modifié son régime d’entraînement au cours de la saison morte en compagnie de son entraîneur personnel Pavel Burlachenko afin de se concentrer davantage sur sa condition physique. Il semblait d’ailleurs plus mince, lui dont le poids officiel de 238 livres n’a pas bougé depuis 10 ans. Il a répondu « je suis au régime » lorsqu’il lui a été demandé si les Capitals lui avaient offert un gâteau d’anniversaire, et il semblait avoir un peu plus de fougue à son premier entraînement avec les Capitals, qui s’est conclu avec une séance intense de patinage.

« Il continue simplement d’atteindre tous les jalons qui peuvent se présenter sur son chemin, a résumé l’attaquant des Capitals Tom Wilson. C’est vraiment impressionnant. Nous discutions ce matin que plusieurs d’entre nous, quand nous allons avoir 41 ans, nous n’allons pas être en mesure de terminer l’exercice que nous avons eu à la fin de l’entraînement. Nous allons être près d’un lac avec une bière quelque part. »