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La réponse de Gabriel Landeskog n’a pas tardé. Il ne s’est pas senti aussi bien physiquement depuis… 

« Depuis que j’ai joué dans la bulle », a-t-il lancé du tac au tac.

Si vous connaissez l’historique de son genou droit, alors vous savez qu’il s’agit d’une importante nouvelle pour lui et pour l’Avalanche du Colorado, qui a amorcé son camp d’entraînement cette semaine avec en tête un autre long parcours en séries éliminatoires qui se solderait par une conquête de la Coupe Stanley.

« Je m’attends à franchir une autre étape », a confié le capitaine de 33 ans à NHL.com au cours d’une récente entrevue. J’ai profité d’un excellent été. Il y a une énorme différence par rapport à il y a 12 mois.

Et encore plus par rapport à il y a six ans.

C’est dans la bulle d’Edmonton le 30 août 2020 – alors que la LNH avait organisé ses séries éliminatoires dans un environnement contrôlé en pleine pandémie de COVID-19 – que l’une des lames de patin du défenseur du Colorado Cale Makar a coupé Landeskog au genou droit pendant un match.

C’est alors que s’est amorcée une saga qui est devenue le sujet d’une série documentaire.

Pour faire une histoire courte : Landeskog a joué malgré la douleur, a soulevé la Coupe Stanley en 2022 avant de demeurer à l’écart du jeu pendant trois saisons. Il a dû composer avec des opérations et des reculs, et il a songé à la retraite.

Finalement, l’attaquant a effectué un retour triomphal pendant les séries éliminatoires de 2025, disputant un premier match en 1032 jours. Il est devenu le cinquième joueur à disputer au moins 700 matchs et à avoir effectué un retour au jeu après une absence de 1000 jours ou plus, après (2000), Mario Lemieux (1341), Uwe Krupp (1036) et Peter Forsberg (1018), selon NHL Stats.

Il a récolté quatre points (un but, trois passes) en cinq rencontres des séries cette année-là. Il a ajouté 35 points (14 buts, 21 passes) en 60 matchs la saison dernière, puis 11 points (six buts, cinq passes) en 13 parties pendant le tournoi printanier.

Si son genou va toujours avoir besoin de traitements, sa condition s’est améliorée de manière importante.

« Ce n’est pas un genou en santé comme celui de presque tout le monde, a reconnu Landeskog. Il en est toutefois très près, et plus le temps passe, plus je deviens fort. »

La question est de savoir combien de matchs Landeskog peut jouer, et à quel point il peut être productif. En 2021-22, avant son absence de trois saisons, Il avait amassé 59 points (30 buts, 29 passes) en 51 matchs de saison régulière et 22 points (11 buts, 11 passes) en 20 parties du tournoi printanier.

« Je suis très enthousiaste à l’idée de me sentir aussi bien, et je veux simplement continuer à bâtir mon jeu, a déclaré Landeskog. Il y a eu des moments où on a pu le voir l’an dernier. Je suis toutefois très heureux de pouvoir m’améliorer de manière constante en tant que joueur. »

Landeskog reprend du poil de la bête alors que l’Avalanche également tente de revenir, comme équipe, là où elle se trouvait en 2022.

Le Colorado a été éliminé par le Kraken de Seattle en sept matchs au premier tour en 2023, par les Stars de Dallas en six matchs en deuxième ronde en 2024, puis à nouveau par les Stars, cette fois en sept matchs au premier tour en 2025.

La saison dernière, l’équipe a compilé la meilleure fiche de l’histoire de l’Avalanche/Nordiques de Québec et a remporté le trophée des Présidents à titre de meilleure équipe de la LNH en saison régulière grâce à une fiche de 55-16-11 (pourcentage de points de ,738). L’Avalanche a aussi terminé au premier rang pour les buts marqués (3,63 par match) et les buts alloués (2,40 par match).

Le Colorado a de nouveau atteint la finale de l’Association de l’Ouest et semblait inarrêtable après avoir balayé les Kings de Los Angeles en première ronde, puis battu le Wild du Minnesota en cinq parties en deuxième ronde. L’Avalanche a toutefois été balayée par les Golden Knights de Vegas.

Makar, l’un des meilleurs joueurs de la LNH, a raté les deux premiers duels de la série en raison d’une blessure au bas du corps, et ne semblait pas lui-même au cours des deux matchs suivants. Landeskog a indiqué que son absence « explique en grande partie, c’est certain » l’élimination des siens, mais « que ça n’explique pas tout ».

« Chaque fois que nous ne gagnons pas, si nous cherchons des excuses, nous allons en trouver sans problème, a souligné Landeskog. Nous pouvons en trouver, comme chaque équipe peut en trouver.

« Je dirais que nous avons simplement choisi le pire moment de l’année pour jouer notre pire hockey de la saison. Nous avons trouvé des moyens de gagner des matchs tout au long de la saison, alors que dans ces quatre rencontres, nous avons trouvé des moyens de perdre des matchs. C’est aussi simple que ça.

« Quels que soient les facteurs et les raisons, nous pourrions en discuter pendant longtemps. Mais en fin de compte, nous n’avons pas assez bien joué dans ces matchs pour l’emporter, et ça a fait en sorte que l’édition de cette année de l’Avalanche sera plus affamée, plus désespérée et plus inspirée. Je n’ai aucun doute. »

La saison régulière sera longue – surtout que la LNH a fait passer son calendrier de 82 à 84 matchs – avant que le Colorado ait la chance de jouer son meilleur hockey au moment où ça compte le plus. L’Avalanche va amorcer sa campagne contre les Kings au Ball Arena de Denver le 30 septembre (22 h HE; HBO MAX, truTV, TNT).

Landeskog a toutefois assuré que l’entraîneur Jared Bednar accomplissait un excellent travail afin que tout le monde garde un bon état d’esprit et vise de nouveaux objectifs. Il a notamment séparé la saison en segments, et a mis ses joueurs au défi de s’améliorer dans certaines facettes.

« Est-ce que nous nous soucions de la saison régulière? Pas vraiment, a reconnu Landeskog. Mais nous nous soucions des séries éliminatoires. C’est tout ce qui compte. Il faut bâtir notre jeu. Nous ne pouvons pas simplement arriver en séries de peine et de misère et nous dire que nous allons allumer l’interrupteur. C’est difficile de faire ça. Il faut donc bâtir notre jeu et, en tant que groupe, trouver des manières et des méthodes différentes. »

Et c’est là que les leçons apprises par Landeskog au cours de sa convalescence vont servir.

Voici ce qu’il a dit au sujet de la rencontre face au Mammoth de l’Utah dans le cadre de la Classique hivernale de la LNH Discover au Rice-Eccles Stadium à Salt Lake City le 31 décembre (18 h HE; HBO MAX, truTV, TNT, TVAS). Il s’agira de son quatrième match extérieur dans la LNH, mais du premier pour certains de ses coéquipiers. Ses enfants sont aujourd’hui âgés de 7, 5 et 1 ans, et il pourra partager ce moment avec eux.

« Depuis que je suis revenu au jeu l’an dernier, je ne tiens rien pour acquis, a-t-il lancé, alors je suis très enthousiaste par rapport à toute cette expérience. »