Le Repêchage 2026 de la LNH Upper Deck se tiendra les 26 et 27 juin au KeyBank Center de Buffalo. Le premier tour se tiendra le 26 juin (19 h HE; ESPN, ESPN+, SN, TVAS) tandis que les tours 2 à 7 auront lieu le 27 juin (11 h HE; NHLN, ESPN+, SN, SN1). LNH.com vous aide à vous préparer en vue de ce repêchage en vous offrant des profils des principaux espoirs admissibles à l'encan, grâce à des entrevues réalisées dans le cadre de la Séance d’évaluation des espoirs de la LNH (Combine) au KeyBank Center, qui s’est tenue du 1er au 6 juin.
Repêchage 2026 : La fusée Tommy Bleyl
Le défenseur a impressionné les dépisteurs en connaissant une saison record dans la LHJMQ

© Daniel St-Louis
BUFFALO – Tommy Bleyl a eu l’air d’une fusée cette saison, sur la glace comme dans les classements des dépisteurs.
À peine connu des observateurs il y a quelques mois, le produit des Wildcats de Moncton vient de connaître la meilleure campagne offensive de l’histoire pour un défenseur de la LHJMQ. Et voilà que dans deux semaines, il pourrait devenir un choix de premier tour au repêchage de la LNH.
Jamais repêché par une équipe de la Ligue canadienne de hockey, Bleyl a préféré les Wildcats au puissant programme des Knights de London pour amorcer le calendrier 2025-26. Il était curieux de ce que le clan MacDougall – Taylor, le directeur général, et son père Gardiner, l’entraîneur-chef de la formation – avait à lui offrir.
Les Wildcats venaient de remporter le trophée Gilles-Courteau et participer à la Coupe Memorial, mais ils allaient avoir besoin d’ajouter certains éléments pour être à nouveau compétitifs, dont un défenseur capable d’être un quart-arrière.
La commande semblait grosse pour Bleyl, qui a emprunté le chemin des écoles préparatoires américaines et qui n’avait disputé que trois matchs dans la USHL avant de faire le saut dans la LHJMQ, maintenant que la réglementation de la NCAA permet aux joueurs de la Ligue canadienne de hockey d’évoluer dans le circuit universitaire américain. Mais rapidement, le défenseur de 5 pieds 11 pouces et 170 lb a écarquillé les yeux de tout le monde au camp des Wildcats.
« On a tout de suite vu la fluidité de son coup de patin, mais aussi comment il se comportait avec la rondelle lors du camp, et on a réalisé qu’on avait un très bon joueur, a raconté Gardiner MacDougall. Il réussissait ses sorties de zone et il transportait la rondelle en présaison, et il a continué de le faire quand nous avions nos formations complètes. »
Bleyl s’est fait offrir du temps de glace dès le début du calendrier puisque plusieurs vétérans de l’équipe étaient absents afin de participer à des camps d’entraînement de la LNH, et il a saisi la chance qui s’offrait à lui, a expliqué MacDougall. Il a amassé deux buts et trois passes lors de ses quatre premiers matchs, en plus d’afficher un différentiel de +1.
Que Bleyl connaisse une bonne saison, d’accord. Qu’il s’invite dans la discussion pour être un choix de premier tour, c’est surprenant. Mais qu’il amasse 81 points (13 buts, 68 passes) en 63 matchs pour réécrire le livre des records de la LHJMQ en battant la marque de Gaston Therrien pour le plus grand nombre de points par un défenseur dans une même saison, ça, personne ne l’avait vu venir.
« C’est de loin la meilleure saison de ma carrière », a souligné l’arrière originaire de Schenectady, dans l’État de New York. « Mon coup de patin est probablement mon meilleur atout comme joueur. J’ai travaillé là-dessus durant toute ma vie, depuis que j’ai commencé à patiner quand j’avais deux ans. Je dois avoir investi 1000 heures sur des petites patinoires pour apprendre à bien utiliser mes carres, effectuer des virages serrés et des choses comme ça, puis en faire encore plus alors que je vieillissais. »

Alors, Bleyl est-il un autre de ces défenseurs de petit gabarit qui excellent offensivement, mais dont le jeu défensif laisse à désirer? Le sympathique MacDougall tient à remettre les pendules à l’heure.
« Il a tellement progressé dans cet aspect du jeu, a lancé le pilote. Ce que plusieurs personnes ne réalisent pas, c’est qu’on l’utilisait aussi dans un rôle défensif. Son partenaire et lui affrontaient les meilleurs trios de l’autre équipe. Souvent, un défenseur offensif va affronter le troisième trio, ou on restreint son usage contre les meilleurs joueurs, mais lui, on l’utilisait contre les meilleurs joueurs de chaque équipe. »
Le travail défensif de Bleyl n’est d’ailleurs pas passé inaperçu aux yeux du Bureau central de dépistage de la LNH (BCD). Après avoir obtenu une cote de C (choix de 4e ou 5e tour) sur la liste préliminaire en octobre, Bleyl s’est hissé au 35e rang des espoirs nord-américains à la mi-saison. Il a finalement arrêté sa course au 17e échelon nord-américain lorsque le BCD a publié sa liste finale à la mi-avril.
« C’est probablement le joueur qui a gagné le plus de places sur notre liste nord-américaine », souligne le dépisteur du BCD Jean-François Damphousse, qui couvre le territoire de la LHJMQ. « Il est un des meilleurs patineurs du repêchage. Au début, je ne savais pas qu’il avait ce côté offensif, pour être honnête. Je voyais la rapidité de ses pieds, mais avec ses mains, parfois, l’exécution n’était pas à point. Je me suis dit que c’était surtout un joueur défensif avec de bons pieds, et on le sait, un défenseur en bas de 6 pi qui n’a pas le côté offensif, c’est difficile. Mais à un moment donné, tout s’est mis ensemble.
« En deuxième moitié de saison, j’ai trouvé que ses mains ont rattrapé ses pieds, et que son amélioration pour fabriquer des jeux a été exceptionnelle. C’est un excellent passeur, avec une bonne première passe, mais qui peut aussi transporter la rondelle. »
200' for the lead https://t.co/yTNzLyyWVH pic.twitter.com/a9Gz8xiYcD
— Moncton Wildcats (@monctonwildcats) April 10, 2026
Damphousse trace un parallèle avec le défenseur Brock Faber, qui mesurait à peine 6 pieds quelques mois avant d’être repêché au deuxième tour (45e) par le Wild du Minnesota. Faber est maintenant un rouage important à la ligne bleue du Wild, utilisé à toutes les sauces et capable d’amasser beaucoup de points même s’il ne se retrouve pas sur la première vague du jeu de puissance.
« De ce que j’en comprends, son père mesure 6 pi 2 po, a ajouté Damphousse à propos de Bleyl. Il a l’air d’un jeune de 14-15 ans, il n’a pas de barbe. Il a le potentiel de grandir. »
L’arrière des Wildcats comprend qu’il ne sera pas avantagé par sa taille aux yeux des équipes, mais il rappelle qu’il n’est pas seul dans cette situation. En effet, Ryan Lin (Vancouver, WHL) et Xavier Villeneuve (Blainville-Boisbriand, LHJMQ), sont respectivement classés tout juste devant et derrière lui dans la liste des espoirs nord-américains du BCD.
« Il y a un préjugé à propos de la taille, mais cette année, il y a plusieurs excellents défenseurs qui vont peut-être être repêchés tôt et qui mesurent plus ou moins 6 pieds, a-t-il souligné. C’est plaisant à voir que c’est en train de changer, et surtout, il y a les (Lane) Hutson, Quinn Hughes et Adam Fox qui aident des joueurs comme nous, parce qu’ils ont prouvé que c’est possible de connaître du succès dans la LNH malgré un plus petit gabarit. »

















