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LAS VEGAS – « Tu rêves de gagner la Coupe Stanley, tu ne rêves pas d’atteindre la finale. »

Avec cette phrase toute simple, mais remplie de vérité, Jérémy Lauzon a décrit son état d’esprit à la veille du sixième match de la finale de la Coupe Stanley où les Golden Knights feront face à l’élimination contre les Hurricanes de la Caroline. 

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À sa sortie d’un entraînement optionnel sur la glace du City National Arena, le centre d’entraînement des Golden Knights à Summerlin, Lauzon gardait la mentalité du verre à moitié plein malgré un retard de 3-2 dans cette finale. 

« C’est une motivation, a-t-il répliqué le plus calmement du monde. C’est un rêve de jeunesse que je réalise depuis le début de cette finale. J’ai la chance de me battre pour ce trophée. Je ne sais pas si j’aurai un jour la chance de retourner en finale. Il y a plusieurs joueurs qui ne s’y rendent jamais. Je ferai tout en mon possible pour finir du bon bord. » 

« Moi, je suis super excité, a continué le défenseur de 29 ans. La pire affaire qui pourrait arriver, ce serait d’avoir des regrets après le match. Je vais m’organiser pour ne pas avoir de regrets. On reste positifs. On sait qu’il s’agira du plus gros match de notre saison demain soir. On jouera à la maison devant nos partisans, on voudra tout donner. Je n’ai aucun doute là-dessus. » 

John Tortorella l’a déjà confirmé. Les Golden Knights joueront leur survie lors du sixième match au T-Mobile Arena sans leur deuxième centre, William Karlsson. Si la perte de Karlsson est considérable, les Knights devront aussi trouver des façons d’aider leur gardien, Carter Hart. 

Dans une conférence de presse encore une fois expéditive – un peu plus de trois minutes – Tortorella a défendu Hart qui a donné quatre buts à chacune de ses cinq sorties face aux Hurricanes.  

« John a un bon point, on doit être meilleur devant Carter, a aussi noté Lauzon. Il a réalisé de gros arrêts depuis le début de la finale. Jordan Staal est bon devant le filet et il est gros. On dirait que dès qu’il touche une rondelle, il marque. Comme défenseur, je sais que nous devons mieux protéger notre gardien. »

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Pour pousser cette finale à la limite des sept matchs, les Golden Knights auront besoin de présenter leur meilleur visage. Il ne s’agit pas d’un grand secret. Mais cette équipe n’a probablement pas encore offert son meilleur hockey face aux Hurricanes. 

« J’ai aimé la première période du cinquième match, je dirais que c’était l’une de nos meilleures périodes, a affirmé Lauzon. Nous dominions les Hurricanes et nous créions des chances de marquer. Mais nous avons écopé de punitions. 

« Les Hurricanes sont en train de gagner la guerre des unités spéciales. Notre désavantage numérique devra faire une meilleure job et même chose pour notre jeu en supériorité numérique. Il faut rester discipliné. Je pense que nous formons une meilleure équipe de hockey qu’eux à cinq contre cinq. » 

Dans le moule de McNabb

En 11 matchs depuis le début des séries, Lauzon n’a toujours pas écrit son nom sur la feuille de pointage. Son pain et son beurre resteront toutefois son jeu défensif. Il a distribué 32 mises en échec et bloqué 20 tirs. 

De retour au jeu pour le premier match de la finale, après une absence pour l’entièreté du deuxième tour face aux Ducks d’Anaheim et de la finale de l’Ouest contre l’Avalanche du Colorado en raison d’une blessure au haut du corps, le Québécois a offert un rendement en dents de scie face aux Hurricanes. 

L’ancien des Predators de Nashville affiche un dossier de -5 après cinq matchs en finale. Son partenaire à la ligne bleue, Dylan Coghlan, a le deuxième pire dossier de l’équipe à -4. 

Mais pour recycler une phrase sage de Tortorella en ce samedi matin, les journalistes ont cette facilité à régurgiter des chiffres. 

Brayden McNabb, qui est voisin de casier du numéro 5 dans le vestiaire de l’équipe au centre d’entraînement, se revoit en Lauzon à un plus jeune âge. 

« Je ressemblais un peu à Jérémy quand j’avais 29 ou 30 ans, a répliqué McNabb, aujourd’hui âgé de 35 ans. Quand j’étais un peu plus jeune, j’étais aussi plus physique et j’aimais sortir de grosses mises en échec. Il reste toutefois plus gros et plus fort que moi. Je dirais aussi qu’il patine mieux. Je ne serais pas surpris de le voir suivre une trajectoire semblable à la mienne en vieillissant. Il cherchera à s’établir comme un très bon défenseur à caractère défensif dans cette ligue. Je peux vous dire une chose : les attaquants adverses n’aiment pas se retrouver dans un coin contre 'Lauzy' (Lauzon). »

Dans cette finale, McNabb aura redéfini la notion du mot courage en revenant au jeu dès le troisième match après avoir reçu un tir frappé de Nikolaj Ehlers directement sur le nez lors du match précédent.