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Poolers: vent de renouveau à Toronto

Les Maple Leafs plus attrayants pour les poolers après avoir connu une saison pitoyable

par Sébastien Deschambault @SebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

La saison 2015-16 a été particulièrement pénible pour les Maple Leafs de Toronto, mais c'est exactement ce à quoi s'attendaient les poolers. Avec l'annonce du processus de reconstruction, un virage jeunesse bien entamé et une situation nébuleuse devant le filet, les piètres statistiques affichées par la presque totalité des joueurs de l'organisation étaient prévisibles. Bien que l'équipe ne soit toujours pas considérée comme une puissance de la LNH, la saison 2016-17 des Maple Leafs risque d'être bien plus intéressante pour les poolers. Quelques transactions effectuées pendant la morte-saison, la progression des jeunes joyaux de l'organisation et l'arrivée d'un jeune prodige par le biais du repêchage sont autant de raisons de faire preuve d'optimisme pour la troupe de l'entraîneur Mike Babcock.

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Sous-évalué : Morgan Rielly - Avec une récolte de 36 points en 82 parties la saison dernière, Rielly a poursuivi sa progression. Sa quatrième saison dans la LNH pourrait être celle de la grande éclosion pour celui qui a été sélectionné au cinquième rang au total au repêchage 2012 de la LNH. Il a eu à mériter la confiance de son entraîneur, alors que Babcock a limité son utilisation sur le jeu de puissance en début de campagne afin qu'il se concentre sur l'aspect défensif de son jeu. Après avoir récolté 23 points, dont seulement trois en avantage numérique en 54 rencontres, Rielly a enchaîné avec 13 points, incluant cinq sur l'attaque massive, à partir du 14 février. Au cours de ses 54 premières rencontres, il a été employé en moyenne 22:16 par match, dont 1:18 en supériorité numérique. Il a ensuite passé en moyenne 25:03 par match sur la glace, dont 2:45 sur le jeu de puissance. Avec un nouveau contrat à long terme en poche et la confiance de son entraîneur, Rielly pourrait être en mesure d'obtenir 45 points et 200 tirs cette saison.

Surévalué : Tyler Bozak - Pendant longtemps, Bozak se trouvait sur le radar des poolers parce qu'il était le centre attitré de Phil Kessel. Sa récolte de 35 points en 57 matchs la saison a été respectable, mais son rôle risque de changer avec le nouveau contrat accordé à Nazem Kadri et l'arrivée d'Auston Matthews. Kadri a reçu une entente à long terme et pivotera l'un des deux premiers trios, tandis que Matthews, s'il évolue au centre dès le début de la campagne, risque d'être protégé par Babcock, ce qui pourrait cantonner Bozak à un rôle de centre responsable des missions défensives. Il a d'ailleurs été de loin le centre le plus efficace de l'équipe, et l'un des meilleurs de la ligue, dans le cercle des mises en jeu avec un rendement de 56,4 pour cent. Comme il n'apporte pas grand-chose aux poolers dans les autres catégories comme les tirs et les minutes de punition, Bozak ne sera pas d'une grande utilité s'il ne parvient pas à atteindre le plateau des 45 points, ce qui risque d'être le cas en raison de l'utilisation qui l'attend.

Carte cachée : Nikita Soshnikov - Les poolers dans des ligues à long terme (keepers) ont tous les yeux rivés sur les prometteurs Mitchell Marner, William Nylander et Matthews. Ceux qui évoluent dans des pools multi-catégories pourraient toutefois être récompensés s'ils jettent leur dévolu sur Soshnikov. Au cours de son passage de 11 matchs avec les Maple Leafs, le jeune Russe qui n'a jamais été repêché a démontré beaucoup de fougue en amassant en moyenne plus de trois mises en échec et trois tirs au but par match. Si sa récolte de près d'un demi-point par match (cinq points en 11 matchs) risque de diminuer, il pourrait néanmoins être l'un des très rares joueurs à fournir 35 points et plus, ainsi que 200 mises en échec et 200 tirs. Seuls deux attaquants ont franchi ces trois plateaux la saison dernière, soit Alex Ovechkin et Boone Jenner.

Prêt à rebondir : James van Riemsdyk - Une blessure a empêché van Riemsdyk de se faire valoir, lui qui connaissait un début de saison intéressant avec 29 points en 40 matchs, mais un retour au jeu en santé et l'afflux de talent dans l'alignement pourraient paver la voie à des sommets en carrière pour l'ailier de 27 ans. Auteur de deux saisons d'au moins 25 buts et 55 points à ses deux dernières campagnes complètes, il devrait flirter de nouveau avec les 250 lancers et pourrait franchir le plateau des 30 buts pour la deuxième fois de sa carrière.

Espoir à surveiller : Auston Matthews - Malgré une pléiade d'espoirs prometteurs au sein de l'organisation, il est difficile d'ignorer le tout premier choix au dernier repêchage de la LNH. Matthews a déjà montré qu'il pouvait tenir son bout contre des hommes en amassant 24 buts et 46 points en 36 matchs dans la meilleure ligue professionnelle de la Suisse, à l'âge de 18 ans. Favori en début de campagne pour la course au trophée Calder, Matthews ne devrait pas afficher des statistiques comparables à celles de Connor McDavid la saison dernière (48 points en 45 matchs), mais une production semblable à celle de Jack Eichel (56 points en 81 matchs) est fort probable.

Situation des gardiens : La saison dernière, Jonathan Bernier a affiché de piètres statistiques, tandis que James Reimer, dont le rendement était supérieur, a été échangé à la date limite des transactions de la LNH. Le jeune Garrett Sparks a aussi été employé pendant 17 matchs. L'acquisition de Frederik Andersen par le biais d'une transaction avec les Ducks d'Anaheim risque d'apporter plus de stabilité à une position où les Maple Leafs n'ont pas brillé depuis de nombreuses saisons. Andersen a conservé une fiche de 22-9-7 avec une moyenne de buts alloués de 2,30 et un pourcentage d'arrêts de 0,919 la saison dernière. Au cours de sa carrière, il a affiché un dossier de 77-26-12, une moyenne de buts alloués de 2,33 et un pourcentage d'arrêts de 0,918 en plus de signer six blanchissages. Il a été en compétition avec John Gibson pour les départs avec les Ducks, ce qui ne sera pas le cas avec Toronto, puisqu'au moment d'écrire ces lignes, Sparks est le seul autre gardien de l'organisation à posséder de l'expérience dans la LNH. Seul bémol du côté d'Andersen, sa santé lui a déjà joué des tours par le passé, et il a souvent été aux prises avec des blessures, ce qui ne lui a jamais permis d'amorcer plus de 53 matchs en une saison. Il ne bénéficiera pas du même soutien défensif qu'à Anaheim, mais il verra autant d'action qu'il sera capable d'en prendre avec les Maple Leafs, une formation qui devrait s'améliorer d'année en année.

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