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Poolers : Le Neal des beaux jours est-il de retour?

Shattenkirk et Rittich font bien; Saad est relégué au troisième trio, alors que Jones a perdu ses repères

par Hugues Marcil @HuguesMarcil / Pupitreur LNH.com

Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque jeudi, LNH.com propose aux poolers quelques joueurs dont la valeur est en hausse, et quelques autres dont la valeur est en baisse et avec lesquels les poolers devraient faire preuve de prudence.

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EN HAUSSE

James Neal, Oilers d'Edmonton (A) : La saison dernière, Neal a inscrit sept buts en 63 matchs. Cette saison, il est à un but d'égaler cette marque après trois rencontres et il a dirigé 14 tirs au but. Non, l'attaquant de 32 ans n'est pas en voie de connaître une saison de 164 filets et 382 lancers, mais il pourrait facilement renouer avec le plateau des 25 buts si ses succès se poursuivent. La saison 2018-19 a été catastrophique pour Neal, et ç'a incité beaucoup de poolers à lever le nez sur lui en vue de la saison 2019-20. La différence cette fois, c'est qu'il est employé sur le top-6 des Oilers et sur la première vague d'avantage numérique, où il évolue régulièrement avec Connor McDavid, Leon Draisaitl et Ryan Nugent-Hopkins. À preuve, mardi dans une victoire de 5-2 contre les Islanders de New York, Neal a inscrit quatre filets, dont deux en supériorité numérique avec l'aide de McDavid. Sa situation est fort différente de la saison dernière, alors qu'il évoluait souvent sur les deux derniers trios de Calgary. Bien sûr, il faudra vivre avec les passages à vide que connaissent tous les francs-tireurs comme Neal, mais déjà, on peut voir qu'il sera plus productif à Edmonton qu'à Calgary.

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Kevin Shattenkirk, Lightning de Tampa Bay (D) : Comme Neal, Shattenkirk a été laissé de côté par plusieurs poolers en raison de la saison difficile qu'il a connue avec les Rangers de New York, l'an dernier (deux buts, 26 passes en 73 matchs), ce qui a mené au rachat de son contrat. Il s'est entendu avec le Lightning de Tampa Bay pour un an au début du mois d'août, et force est d'admettre que le pari du directeur général Julien BriseBois est payant jusqu'à maintenant. En trois rencontres, Shattenkirk a déjà deux buts et une passe au compteur et il a dirigé en moyenne plus de trois tirs au filet par partie. Il est également employé sur la deuxième vague du jeu de puissance, là où il a amassé un point. À Tampa Bay, Shattenkirk n'a plus la pression d'être le défenseur sur qui tout repose, un rôle qui appartient plutôt à Victor Hedman. Ça lui permet d'être placé dans des situations où il est à son mieux et peut contribuer. Il reste à voir combien de points il pourra amasser cette saison, mais dans l'immédiat, il donnera un coup de main aux poolers ayant besoin d'un arrière.

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David Rittich, Flames de Calgary (G) : Il y avait beaucoup d'incertitude à savoir qui de Rittich ou de Cam Talbot serait le partant à Calgary ou si les deux se partageraient le travail équitablement. Pour l'instant, les poolers ayant misé sur Rittich semblent avoir fait le bon choix, car il a obtenu le départ lors des trois premières parties des Flames. Même si ces derniers montrent une fiche de 1-1-1, Rittich a bien fait, comme en témoignent son pourcentage d'arrêts de ,924 et le blanchissage qu'il a réussi samedi contre les Canucks de Vancouver. Certes, Rittich a accordé huit buts lors des deux autres matchs, mais il est aussi le gardien de la LNH ayant été mis le plus souvent à l'épreuve depuis le début de la saison (105 tirs contre). Il n'est donc pas à pointer du doigt pour les deux revers des Flames, et si ses succès se poursuivent, il s'imposera comme le partant à Calgary et deviendra une valeur sûre pour les poolers.

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EN BAISSE

Brandon Saad, Blackhawks de Chicago (A) : Si Saad a passé la majeure partie de la saison dernière aux côtés de Jonathan Toews sur le top-6 des Blackhawks, ce n'est plus le cas en ce début de saison. Dans le match de la Série globale 2019 de la LNH face aux Flyers de Philadelphie, vendredi dernier, Saad a été relégué au troisième trio, alors qu'Alexander Nylander, acquis des Sabres de Buffalo en retour du défenseur Henri Jokiharju le 9 juillet, a été placé à la gauche de Toews et de Patrick Kane sur la première ligne. La mauvaise nouvelle, c'est que la chimie a semblé opérer, alors que Nylander a trouvé le fond du filet après 7:44 de jeu. Saad se retrouve avec des joueurs beaucoup moins talentueux offensivement en David Kampf et Dominik Kubalik, et la baisse de son temps de jeu pourrait nuire à sa production. Si les trios demeurent ainsi, il vaut peut-être mieux se tourner vers Nylander, à qui les Blackhawks voudront donner toutes les chances de s'établir dans la LNH pour de bon.

Mike Green, Red Wings de Detroit (D) : On dirait bien que la saison 2019-20 sera celle où les jeunes défenseurs pourront s'imposer pour de bon à la ligne bleue des Red Wings, surtout en avantage numérique. La saison dernière, Green a dû concéder beaucoup de temps de glace avec l'avantage d'un homme à Dennis Cholowski (21 ans) en début de saison et à Filip Hronek (21) en fin de campagne. Au cours des trois premiers matchs de la saison, Hronek ou Cholowski a toujours été plus utilisé que Green avec l'avantage d'un homme. D'ailleurs, Hronek a déjà obtenu trois points (un but, deux passes), alors que Green est toujours à la recherche d'un premier point cette saison, même s'il est le joueur le plus utilisé des Red Wings en général (22:55 par rencontre). Le flambeau est en train de se passer à Detroit, qui veut de toute évidence faire de la place aux jeunes, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour les poolers qui ont choisi de tenter le coup avec Green.

Martin Jones, Sharks de San Jose (G) : Les dernières séries éliminatoires de la Coupe Stanley ont été pénibles pour Jones (10-9, moyenne de 3,02, pourcentage d'arrêts de ,898) et le portier de 29 ans connaît un début de saison à l'image de son printemps. Non seulement Jones semble avoir toutes les difficultés du monde à arrêter les rondelles - il a accordé 12 buts en trois matchs - mais il reçoit peu de soutien offensif de son équipe. Les Sharks ont inscrit seulement cinq buts en quatre rencontres et sont toujours à la recherche d'une première victoire. Les Sharks peuvent encore renverser la vapeur, et s'ils recommencent à gagner sur une base régulière, Jones pourra valoir la peine pour les poolers qui participent à des ligues comptabilisant uniquement les victoires. Mais ceux qui font partie de pools tenant compte des statistiques périphériques des gardiens devraient se tenir loin de Jones, pour l'instant du moins.

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