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Derrière le banc des Oilers d’Edmonton dans un rôle d’adjoint, mercredi, Paul Coffey était en terrain connu.

Il ne s’attendait pas à vivre la scène cette saison, mais il a accepté de reprendre les fonctions qu’il a occupées de 2023 à 2025 au sein d’une équipe désespérément en quête de solutions en défensive. Les Oilers accordent 3,34 buts par match en moyenne cette saison, le 26e rendement de la LNH.

« Je crois que Paul a beaucoup à offrir à notre groupe. On avait besoin d’un petit électrochoc, quelque chose pour changer nos tendances, a justifié l’entraîneur-chef Kris Knoblauch. J’ai beaucoup de respect pour Paul. Je ne le connaissais pas avant de travailler avec lui, mais j’ai aimé nos années de collaboration. Avec le personnel d’entraîneurs d’avant, nous étions capables de soutirer le meilleur de nos joueurs. »

Knoblauch et Coffey avaient été embauchés en même temps en novembre 2023 pour remplacer respectivement Jay Woodcroft et Dave Mason, boucs émissaires du début de saison très ardu des Oilers (3-9-1) à l’époque.

Sous l’égide de Knoblauch et Coffey, Edmonton a renversé la vapeur. L’équipe s’est même qualifiée pour la finale de la Coupe Stanley, s’inclinant en sept matchs devant les Panthers de la Floride.

L’an 2 de leur mandat s’est aussi soldé par une finale, mais encore une fois, les Panthers ont été sacrés champions.

Coffey avait troqué les fonctions d’adjoint pour celles de conseiller spécial cette saison, mais devant un problème urgent, les deux clans ont revu leur décision.

« J’ai eu de très bonnes conversations avec Kris ces derniers temps et nous en sommes venus à la conclusion que c’était une bonne idée que je revienne, a expliqué Coffey. J’arrive ici pour faire ce que je fais de mieux. Je veux établir des conditions propices au succès des joueurs, mais ce sont eux qui auront le dernier mot. »

Coffey prendra la place de Mark Stuart aux commandes de la défensive, mais Stuart, à l’emploi des Oilers depuis 2022, demeurera derrière le banc.

« Nous allons travailler en étroite collaboration comme nous l’avons fait lors des deux dernières saisons. Nous avons connu du succès ensemble. »

Coffey retrouve donc Evan Bouchard, Darnell Nurse, Mattias Ekholm, Jake Walman et Ty Emberson, puis apprend à connaître les nouveaux venus Spencer Stastney et Alec Regula.

« Peu importe qui est le derrière le banc ou qui dirige notre défensive, ce sont nous (les défenseurs) qui avons la responsabilité de bien faire, a commenté Walman. On peut tous mieux faire si on veut aspirer à la Coupe Stanley. »

Coffey se classe au deuxième rang dans l’histoire de la LNH chez les défenseurs au chapitre des buts (395), des aides (1135) et des points (1531). Pendant sa carrière de 21 saisons, il a remporté quatre fois la Coupe Stanley, dont trois avec les Oilers (1984, 1985, 1987). Il a également remporté le trophée Norris du meilleur défenseur trois fois, dont deux avec Edmonton (1985, 1986).

Sur la scène internationale, Coffey a mis la main sur la Coupe Canada trois fois avec la sélection unifoliée (1984, 1987, 1991). Il a été admis au Temple de la renommée en 2004.

« C’est Paul Coffey. Il est une figure imposante derrière le banc. On le respecte et on s’inspire de lui, a assuré Walman. Il y a une certaine aura autour de lui. »

Bouchard pourrait être l’un des plus grands bénéficiaires du retour de Coffey derrière le banc, lui qui pratique un style offensif similaire à l’ancienne vedette. Bouchard occupe le premier rang des pointeurs chez les défenseurs de la LNH cette saison (59—16-49-65).

« C’est un visage familier et nous sommes tous heureux, a déclaré Bouchard. Nous savons que nous devrons lever notre jeu d’un cran pour la deuxième moitié de la saison, donc un changement pourrait nous faire du bien. Je crois que c’était la bonne décision de ramener quelqu’un qui connaît presque tous nos défenseurs plutôt qu’un inconnu qui ne nous comprend pas. »

Le prochain défi de Coffey et les Oilers aura lieu à Los Angeles jeudi soir avec un duel face aux Kings (22 h 30 HE; ESPN, SNW). Edmonton (28-23-8) est présentement au troisième rang dans la section Pacifique à un point des Ducks d’Anaheim, deuxièmes, et six points des Golden Knights de Vegas, premiers.

« Paul est un bon communicateur et sa feuille de route parle d’elle-même, donc on est emballés de le retrouver derrière le banc, a conclu Ekholm. Il voit le jeu comme peu d’êtres humains, et c’est d’une très grande valeur pour nous. »